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D1 féminine, OL vs EAG : le sens de la fête et les nuits du Président Aulas

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Les Lyonnaises n’ont laissé aucun espoir aux Guingampaises. Victoire 4-0, dernière étape franchie avec sérénité pour les filles de Reynald Pedros. Place à la trêve, aux fêtes de fin d’année, éloignement temporaire des terrains, et retour à la compétition avec Amandine Henry, le 7 janvier.  


Jean-Michel Aulas dort bien.

Surtout en fin de semaine, surtout après avoir vu ses filles jouer. Les garçons, c’est connu, donnent plus de mouron. Il faut dire que les Lyonnaises ont tout fait pour le bon sommeil de leur président. Elles ont gagné, elles gagnent, elles caracolent dans les classements, les statistiques, et l’adversaire subit leur loi. Leur art, leur manière, ce sont les buts inscrits. On mesure à cette aune le panache de cette équipe. Douze match, 59 buts marqués, deux encaissés. A elles deux, Ada Hegerberg et Eugénie Le Sommer en affichent 29, soit la moitié.

Un constat : en cette mi-saison, Lyon propose ce qu’il se fait de mieux en matière d’attaque comme de défense. Lyon est une sorte de Shinkansen, là où ses concurrentes les plus sérieuses circulent encore en TER : les Parisiennes ont inscrit 34 buts, en ont encaissé 6. Ne parlons pas des autres.

Le championnat déjà plié ?

J’écris cela avec un regret à la pointe du clavier. Comment ne pas admirer telle hégémonie, comment s’en réjouir ? Comment garder le goût du challenge lorsque l’on sait que le championnat est quasiment plié, que les choses intéressantes en Ligue des Championnes ne commenceront sans doute pas avant les demi-finales ? Si les Lyonnaises forcent l’admiration, c’est également parce qu’elles abordent chaque match avec le même sérieux, qu’elles se gardent de s’habituer à la gagne, qu’elles ont appris à se méfier d’elles et de leurs forces. En cela aussi, ce sont de grandes championnes.En cela aussi, elles veillent sur les nuits de leur président. L’En Avant Guingamp ne nous contredira pas.

L’art et la manière

Défaite quatre buts à rien, c’est honorable pour des promues. Au risque de me répéter, les ex-Juvisiennes avaient dérouillé plus sévèrement avec le 9-2 de septembre dernier. Qu’elles en soient consolées : c’est la seule équipe à être parvenue à en planter deux à Lyon. Quatre buts à rien. Ada Hegerberg et Eugénie Le Sommer soignent leurs stats. Doublé de la première (8’ et 61’), 11ème réalisation du championnat pour la seconde (27’). Sans oublier le but de Dzsenifer Marozsan (67′). Elle est une des meilleures meneuses de jeu au monde, elle sait aussi marquer.

Un match à sens unique, qui aura conduit l’En Avant Guingamp à l’avant-dernière place du classement, avec cette défaite face aux Lyonnaises, version équipe-type. C’est ce que l’on aime aussi chez Reynald Pedros : mettre toutes les chances du côté de la victoire. Leur art, leur manière. Les Bouhaddi, Bronze, Mbock, Renard, Bacha, Van de Sanden, Marozsan, Hamraoui, Majri, Cascarino, Le Sommer, Hegerberg, Kumagai, et celles qui hier n’ont pas joué auront mérité cette trêve hivernale.

De lointains rêves

On les retrouvera le 7 janvier à Besançon à l’occasion des 32èmes de finale de la Coupe de France. La seconde partie de la saison débutera, Amandine Henry aura rejoint les rangs lyonnais. A moins d’une improbable hécatombe de grippe, blessures, retraites, désertions, invasion de sauterelles, que sais-je, le suspense se nouera pour la seconde, voire la troisième place et pour le maintien, à l’autre extrémité du classement. Parisiennes du Saint Germain, Parisiennes du Football Club, Montpelliéraines, Bordelaises, Sojaldiciennes, Lilloises, Albigeoises, Ruthénoises, Floriacumoises, Guingampaises, Marseillaises, l’heure n’est pas encore aux rêves.

Camille Cordouan


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