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Débuts en Coupe du monde et premier Tour de Ski : Margot Tirloy (ski de fond) revient sur son ascension fulgurante en ce début d’hiver

Victor Clot-Amiot

Publié le

Débuts en Coupe du monde et premier Tour de Ski Margot Tirloy (ski de fond) revient sur son ascension fulgurante en ce début d'hiver
Photo Icon Sport

SKI DE FOND – Margot Tirloy est revenue pour Dicodusport sur son début de saison et ses premiers pas en Coupe du monde.

Dans le cadre d’un long entretien mené avec Margot Tirloy et plusieurs jeunes athlètes français aspirant à participer aux Jeux Olympiques d’hiver 2030 (entretien à paraître au cours de l’hiver), nous sommes revenus sur son début de saison, marqué par ses premiers pas en Coupe du monde et sa sélection sur le Tour de ski. Comme Cloé Ollivier (short-track), la jeune femme doit concilier sa carrière de sportive de haut niveau et ses études.

Margot Tirloy au sujet de sa première sélection en Coupe du monde : « C’est un niveau de plus de débloqué dans mon petit jeu »

L’an dernier, vous participiez aux Championnats du monde juniors et cette année vous avez pris part à des compétitions en France avant de découvrir la Coupe du monde il y a quelques jours. Comment avez-vous vécu cette transition ?

Oui, j’ai couru en France dans l’objectif de décrocher une sélection en Coupe d’Europe, car je savais que la première Coupe d’Europe distribuerait des billets pour la Coupe du monde. J’avais l’objectif de monter en Coupe du monde cette saison, mais pas forcément aussi tôt ! J’étais par conséquent très heureuse de pouvoir courir face aux meilleures du globe dès ce début de saison. Cet enchaînement assez rapide m’a causé beaucoup de stress, mais j’ai réussi à le gérer plutôt correctement.

Que représente pour vous cette première sélection ?

C’est un niveau de plus de débloqué dans mon petit jeu ! Depuis toute petite, courir en Coupe du monde était un rêve. J’ai gravi des échelons, passé les bons caps au bon moment, j’ai travaillé pour ça et c’est vraiment l’une des plus belles récompenses que je puisse avoir.

Vous estimiez-vous si proche du circuit de la Coupe du monde lorsque vous avez débuté la saison ?

Je sentais que je m’en rapprochais peu à peu. L’année dernière, j’étais en dernière année junior et j’avais un très bon niveau en Coupe d’Europe, donc le cap suivant était la Coupe du monde. Je voyais certaines filles avec une année de plus que moi accéder à la Coupe du monde, et pour moi c’était donc le prochain pas à franchir.

« Avant de pouvoir espérer une sélection pour les JO 2026, il faut que je fasse mes preuves »

Vous débutez votre premier Tour de Ski. Quels objectifs vous fixez-vous ?

Je suis rookie sur le circuit, mais je reste ambitieuse sur mes objectifs ! J’aimerais passer les qualifications des sprints (mission accomplie, 30e et dernière qualifiée du premier sprint malgré une dernière place sur son quart de finale en raison d’une erreur au départ, NDLR), rentrer dans le top 20 sur au moins une des courses, et surtout prendre beaucoup de plaisir.



Comptez-vous désormais figurer dans la liste pour les JO 2026 ?

[Rires] J’adorerais, c’est sûr ! Mais avant de pouvoir espérer une sélection, il faut que je fasse mes preuves.

Pouvez-vous présenter la concurrence en France en ski de fond féminin ?

L’année dernière, Anette Coupat avait un super niveau, c’était une très bonne coéquipière. Cette année, je suis passée en catégorie senior et il y a donc toutes les athlètes fédérales A et B, avec qui je me suis entraînée tout l’été, ainsi que les filles des comités.



Comment arrivez-vous à concilier le sport et vos études ?

Depuis l’année dernière, je suis à l’université de Grenoble en STAPS (licence sciences et techniques des activités physiques et sportives). L’université permet à des skieurs de haut niveau comme moi de suivre des études à distance, avec des cours en visioconférence pendant une grande partie de l’année, entre septembre et avril. Seule la fin de l’année se fait en présentiel. Ce système me permet de m’entraîner la journée et d’étudier quand j’ai du temps libre, peu importe l’endroit où je me trouve. L’hiver, les cours sont d’ailleurs très allégés, ce qui me permet de me concentrer pleinement sur mon ski.

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