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Équipe de France : L’heure des choix à neuf mois de la Coupe du monde

Aurélien Torreilles

Publié le

Équipe de France L’heure des choix à neuf mois de la Coupe du monde
Photo Icon Sport

COUPE DU MONDE DE FOOTBALL 2026 – Si les Bleus viennent de battre successivement l’Ukraine et l’Islande, tout n’a pas été parfait pour Didier Deschamps et son staff. Entre bonnes surprises, déceptions ou nouvelles tactiques, à quoi pourrait ressembler la liste finale, à 9 petits mois de la Coupe du monde en Amérique du Nord ? 

À neuf mois jour pour jour du coup d’envoi de la Coupe du monde en Amérique, une question brûle déjà toutes les lèvres : à quoi ressemblera le groupe de Didier Deschamps ? Entre la solidité d’un noyau dur forgé lors des dernières grandes compétitions, et l’émergence de nouvelles pépites prêtes à bousculer la hiérarchie, les débats s’intensifient. Chaque blessure, chaque performance en club, chaque éclair en Ligue des Nations ou en qualifications peut rebattre les cartes. Les Bleus, auréolés d’une réputation de favoris naturels, n’ont pourtant pas le luxe de l’improvisation.

Car dans un tournoi où chaque détail pèse, l’exigence est maximale : il faudra aligner une équipe capable de rivaliser avec l’Argentine, championne du monde, le Brésil, éternel prétendant, ou encore l’Angleterre en pleine ascension. Les choix de Deschamps ne seront pas seulement des arbitrages sportifs, mais de véritables paris stratégiques. Miser sur l’expérience des cadres, ou sur la fraîcheur de la jeunesse ? Maintenir une ossature inchangée, ou oser un renouvellement partiel ? À neuf mois du grand rendez-vous, le suspense est entier, et l’avenir des Bleus se dessine déjà dans ces interrogations.

Certains marquent des points

Parmi ceux qui ont tiré leur épingle du jeu lors de ces deux matches de qualifications face à l’Ukraine et à l’Islande, il faut retenir d’abord Kylian Mbappé. Le capitaine tricolore a passé une période difficile entre fin 2024 et début 2025, mais revient peu à peu son meilleur niveau. Buteur et passeur face à l’Islande, le Madrilène retrouve la confiance et le leadership qu’on lui connait.

Avec lui, Michael Olise. Véritable plaque tournante du milieu de terrain lors des deux matches, Didier Deschamps a décidé de le titulariser deux fois, avec le rôle de numéro 10 dans le dos de Kylian Mbappé en pointe. Étincelant face à l’Ukraine et hyper-actif face aux Islandais, le joueur du Bayern Munich s’est montré à son aise dans le milieu de terrain. Buteur face à l’Ukraine, Olise a touché 72 ballons dans la moitié de terrain adverse lors du premier match, 81 face à l’Islande.

Et si l’attaque des Bleus est restée fidèle à son ADN, c’est grâce au travail d’un milieu complémentaire à souhait. Bien que les performances d’Adrien Rabiot soient plus que convaincantes depuis de nombreux mois, le néo-milanais peut se faire du souci. Manu Koné, titulaire lors des 2 rencontres aux côtés de Michael Olise et d’Aurélien Tchouaméni est tout simplement la révélation de cette trêve internationale. Aussi important en attaque (93% de passes réussies dans le dernier tiers) qu’en défense (83% de duels remportés), le milieu de l’AS Rome a considérablement élevé son niveau de jeu avec les Bleus. Une belle promesse d’avenir pour le sélectionneur tricolore, qui pourra compter sur un vrai soldat lors de la Coupe du Monde.





D’autres se loupent

Difficile d’extraire des joueurs qui sont passés à côté lors de ce rassemblement, et lors des deux confrontations en qualifications. Les résultats collectifs sont positifs, les performances de certains peuvent toutefois décevoir un peu. C’est notamment le cas de Théo Hernandez. Latéral rapide à la contribution offensive intéressante, le nouveau joueur d’Al-Hilal est en perte de vitesse.

Là où son agilité, son aisance technique dans le couloir gauche et son alchimie avec Kylian Mbappé faisaient souvent des différences par le passé, son manque d’inspiration, la répétition de fautes et les ballons perdus l’ont desservi face à l’Islande. Une performance moyenne qui fait autant de mal à l’ancien Rossoneri qui voit Lucas Digne revenir au top niveau. Entre qualité de centre, apport offensif non négligeable, sérénité défense dans le repli et une patte gauche ultra-précise sur coup de pied arrêté, le latéral des Villans pourrait jouer un vilain coup au cadet de la fratrie Hernandez.

Enfin, et même s’il a été important en défense, Ibrahima Konaté montre lui aussi quelques signes de faiblesse à neuf mois du Mondial en Amérique du Nord. Face à l’Islande, le défenseur central de Liverpool a manqué de sérénité. Rapidement dépassé sur certaines phases de jeu, les déplacements de l’ancien joueur de Leipzig manquent encore de précision, offrant de nombreux espaces aux adversaires. Certes, face à des équipes du calibre de l’Islande ou de l’Ukraine, les occasions sont moins franches, mais à 280 jours de la Coupe du monde, il faut penser aux matches couperets des phases finales lors desquels ce genre de largesse ne peut pas avoir lieu. Titularisé en l’absence de Wiliam Saliba, le défenseur des Reds n’a pas marqué de points lors de ce rassemblement.

Des joueurs absents

Et en plus de Wiliam Saliba, d’autres joueurs peuvent figurer parmi la liste de Didier Deschamps dans neuf mois. D’abord, l’absence du défenseur des Gunners a contraint le tacticien français à revoir ses plans. Touché lors du match face à Liverpool il y a deux semaines, l’ancien Marseillais avait dû renoncer aux matches de qualifications pour la Coupe du monde.

Même histoire pour Rayan Cherki. L’ancien Lyonnais, dont la page sur les bords du Rhône s’est tournée cet été, espérait profiter de sa nouvelle aventure en Angleterre sous les ordres de Pep Guardiola à Manchester City pour s’exprimer, enfin, à sa juste valeur sous le maillot bleu. Mais ce ne sera pas pour cette fois. Pétri de talent et de créativité, le milieu de terrain mancunien a, lui aussi, été contraint de renoncer au rassemblement des Bleus, touché il y a quelque temps à une cuisse.

Et enfin, même s’ils ont joué quelques minutes lors de ces deux matches, Didier Deschamps pourra surement compter sur Désiré Doué et Ousmane Dembélé à 100% lors du Mondial. Ménagés lors des rencontres face à l’Islande et l’Ukraine, les deux attaquants flamboyants du Paris Saint-Germain pourraient composer avec l’ancien parisien Kylian Mbappé, un trio d’attaque de feu. Sans oublier Kingsley Coman, Randal Kolo Muani et Marcus Thuram en doublure. Autant de solution qui s’offrent au sélectionneur français et qui continueront d’agiter les nuits du staff tricolore jusqu’au jour de la liste des 23 retenus. Le casse-tête ne fait que commencer…

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