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Euro 2020 : Dans un classique de haute volée, l’Italie gagne sa place en finale

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EURO 2020 : Dans un classique de haute volée, l'Italie gagne sa place en finale
Photo Icon Sport

EURO 2020 – Les demi-finales du championnat d’Europe des Nations débutaient ce soir. Au programme, un alléchant Italie – Espagne. Disputée à Wembley malgré une recrudescence de cas de Covid dans la région de Londres, cette rencontre haletante nous a tenus en haleine toute la soirée. À la fin, ce sont les Italiens qui se qualifient pour la finale (1-1 ; 4 tab 2). Ils affronteront dimanche 11 juillet le vainqueur de la deuxième demi-finale entre l’Angleterre et le Danemark. 

12-2. Ce n’est pas un score de rugby, mais le bilan qui résume les 14 dernières confrontations entre les deux formations. Avantage net aux Espagnols qui ont donc pris le dessus à douze reprises. La dernière en date ? Un succès 3-0 en septembre 2017 comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde en Russie. Et pourtant, bien des choses ont changé depuis. Si l’Italie ne s’est pas qualifiée pour le dernier Mondial, elle a tiré un trait sur un passé douloureux. Roberto Mancini a pris en main la Squadra Azzura et l’a transformée, pour qu’elle redevienne forte et fasse peur à l’Europe. Au contraire, les Espagnols ne sont plus aussi cinglants depuis près d’une décennie, sur la pente descendante après l’Euro 2012 et ce jusqu’à 2018. Arrivé en 2019, Luis Enrique est en train de bâtir le renouveau espagnol. Cette première demi-finale avait tout d’une affiche de rêve. Avec à la clé, une finale à aller chercher.

L’Italie dominée, mais des Espagnols pas assez tranchants

Comme annoncé, il y a beaucoup de rythme dans les premières minutes. Et sur la première situation franche, Barella enroule une frappe sur le poteau droit de Simon mais il est signalé hors-jeu (4’). En difficulté sur ses premières relances, la Roja fait face à un bloc solide des Italiens. Les hommes de Luis Enrique tentent de construire dès qu’ils sont en possession du ballon. Et la possession est largement espagnole dans le premier quart d’heure (77%). Profitant d’une ouverture magnifique de Pedri, Oyarzabal rate son contrôle et ne peut pas armer une frappe (13’). Etonnamment, la Squadra Azzura est dominée par une équipe d’Espagne entreprenante et créative.

Simon est ensuite l’auteur d’une sortie hasardeuse. Emerson transmet à Immobile, et qui décale ensuite Barella dos au but. Ce dernier est heureusement pour la Roja dépossédé du ballon par Busquets (21’). Cette occasion ne rassure pas les Italiens qui continuent de subir. Denis Olmo pousse Donnaruma à une détente de la droite pour repousser sa frappe (25’). Le joueur de Leipzig s’illustre à nouveau mais c’est au-dessus de la transversale (33’). La moisson espagnole se poursuit au milieu de terrain. Si la question de la bataille au milieu se posait en avant-match, la suprématie de la sélection d’Espagne est incontestable. Mais c’est l’Italie qui est proche d’ouvrir le score avant la pause : Insigne décale Emerson sur sa gauche. Le latéral frappe puissamment mais son tir du gauche atterrit sur la barre (45’).

L’Italie trouve les filets en premier, la Roja récompensée en fin de partie

L’Italie garde la balle dans le début du second acte. Les intentions de Roberto Mancini et sa troupe semblent meilleures, mais les Espagnols n’en n’ont pas moins. Donnaruma est obligé de boxer des poings un centre de Koke suite à un corner (51’). Les occasions s’enchaînent des deux camps. Oyarzabal sert depuis la droite Busquets en retrait, son tir passe cependant derrière la cage adverse (52’). Derrière, Simon s’interpose sur une frappe à ras de terre dans la surface signée Chiesa (53’).

Tandis que Oyarzabal sollicite une nouvelle fois le portier de la Squadra Azzura, Chiesa récupère le cuir dans la profondeur avant d’enrouler une frappe superbe dans le petit filet opposé de Simon (1-0 ; 59’). C’est une équipe en grande souffrance mais pragmatique qui s’ouvre les portes de la finale. Rien pour autant n’est définitif. Koke adresse un caviar pour Oyarabal, mais le numéro 19 se loupe et n’arrive pas à reprendre de la tête (65’). Cette demi-finale est bien lancée puisque le but marqué a réveillé des Italiens qui étaient dépassés. Berardi tente sa chance dans la surface espagnole mais Simon bloque sa frappe (68’).

La Roja essaye de pousser dans le dernier quart d’heure du match pour inverser l’issue du résultat. Morata obtient un corner après une interception ratée de Chiellini, mais il ne donne rien (78’). La récompense pour les Espagnols va se dessiner quelques instants plus tard. Au terme d’un une-deux avec Olmo, Morata est seul devant Donnaruma et conclut l’action du plat du pied gauche (1-1 ; 80’). Cette fin de match est intense et finalement, le score en reste là et ce sont les prolongations qui attendent les deux équipes.

Pas de buts en prolongations, Jorghinho envoie l’Italie au paradis

Le début de ces prolongations est haché. Logique quand on pense à la débauche d’énergie que les 22 acteurs ont mise pendant 90 minutes. Sur un coup franc tiré par Olmo, Donnaruma est à la parade. Morata récupère ensuite la balle mais sa frappe est contrée par Chiellini et ricoche sur un Espagnol. C’est de peu à côté (98’). Le grand Gigi Donnaruma est encore vigilant pour repousser un centre de Morata, avant que Chiellini contre le pied gauche de Llorente (102’).

Les contre-attaques italiennes sont une véritable arme offensive pour la Nazionale, peu inquiétante le reste du temps. Berardi marque mais en étant bien en position de hors-jeu (110’). Il ne se passe plus grand-chose ensuite, les tirs au but semblent être le meilleur compromis pour séparer les deux nations.

Dans cet exercice périlleux, Simon stoppe le premier tir aux buts de Locatelli. Olmo rate ensuite complètement son tir pour la Roja. Les deux tireurs suivants marquent. Bonucci comme Alcantara réussissent également leur tir. Le quatrième tireur italien marque mais Morata manque son plat du pied. Jorghinho décroise parfaitement son tir du pied droit à ras de terre et envoie l’Italie en finale de l’Euro 2020 (1-1 ; 4 tab 2).


Journaliste/rédacteur depuis mai 2021 - Passionné de sport depuis de nombreuses années, mais aussi par le monde du journalisme, c'est en toute logique que j'ai décidé de rejoindre l'aventure Dicodusport. Football, endurance, tennis ou encore cyclisme, c'est avec un réel plaisir que je souhaite vous faire partager ma ferveur pour ces disciplines.

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