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Euro 2020

Euro 2020 : l’Italie sur le toit de l’Europe !

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Euro 2020 : l'Italie sur le toit de l'Europe !
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EURO 2020 – La 16ème finale de l’Euro a rendu son verdict au bout de la nuit. Dans un match disputé et longtemps acquis à la cause anglaise, les Italiens ont su revenir pour remporter ce choc. Devant 67 000 spectateurs, la Squadra Azzurra est cueillie à froid après 2 minutes, puis égalise après l’heure de jeu (67’). A l’issue d’une prolongation pauvre en occasions (1-1), les tirs au but ont souri aux joueurs de Roberto Mancini (1-1 ; 3 tab à 2). Après son succès en 1968, l’Italie s’offre son deuxième sacre sur la scène européenne. 

Parfois, les planètes semblent alignées. 6 matchs sur 7 à la maison, 67 000 personnes dans un Wembley bouillant, un temps pluvieux typiquement anglais, un but encaissé avant la finale, 9 inscrits. Que pouvait-il leur arriver ? Ni les Allemands en huitièmes, les Ukrainiens en quarts, ou les Danois en demies n’avaient réussi à stopper les joueurs de Gareth Southgate. Mais ce soir, les Anglais se sont sabordés face à une équipe italienne sur un nuage de 33 matchs sans défaite, auteure d’un parcours parfait, et emmenée par des joueurs transcendés par un même objectif. Ce 11 juillet, les douloureux souvenirs anglais de 55 années sans titre majeur, ont plané au-dessus de Wembley, pour offrir un deuxième sacre européen aux Italiens.

Une entame sur les chapeaux de roues

Si on pouvait penser que les sifflets anglais lors d’Il canto degli Italiani allaient transcender les Transalpins, il n’en a rien été. Dès l’entame, Luke Shaw vient débloquer la situation. Sur une récupération dans sa moitié de terrain, le latéral glisse la balle à Kane qui ouvre sur Trippier. Le joueur de l’Atlético adresse un centre au deuxième poteau pour… Shaw, qui crucifie Donnarumma d’une volée limpide du pied gauche et inscrit son premier but en sélection. Après 1 minute 57 de jeu, les Anglais sont déjà devant ! (1-0). Les trente premières minutes tournent à l’avantage des Three Lions qui mettent le pied sur le ballon, devant des Italiens incapables de ressortir proprement et de contenir les assauts des latéraux anglais. Face au 5-3-2 concocté par Southgate, les Italiens ne parviennent pas à trouver la faille et commencent à s’agacer. Mais Federico Chiesa sonne la révolte. L’ailier de la Juventus résiste à Rice au physique, accélère dans l’espace et manque le cadre de peu sur une frappe limpide (35’).

S’il y a eu du mieux en fin de premier acte, les Italiens n’ont pas réussi grand-chose dans ces 45 premières minutes, et sont pris dans la bataille tactique. Il va falloir faire beaucoup mieux pour renverser des Anglais très surs de leurs forces.

L’Angleterre retombe dans ses travers

Le second acte repart sur les mêmes bases que le premier. Après deux minutes, Raheem Sterling accélère dans la surface et est repris par Bonucci. Le central de la Juve semble accrocher le feu follet mancunien, mais Monsieur Kuipers ne siffle pas pénalty. Les Italiens partent à l’assaut et tentent d’inquiéter Pickford qui s’interpose sur un frappe d’Insigne au premier poteau (56’). Le premier frisson traverse Wembley et rappelle aux Anglais que l’affaire est loin d’être pliée. Les joueurs de Mancini retrouvent des sensations et mettent le pied sur le ballon. Sur un nouveau festival, Chiesa se joue de la défense transalpine, enroule le cuir, et oblige Pickford à une belle parade au sol (62’). Trois minutes plus tard, la punition arrive.

Sur un nouveau centre de Chiesa, Maguire dévie en corner. Sur la remise en jeu, la tête de Verratti est repoussée sur son poteau par Pickford, mais Bonucci a bien suivi et égalise de près. Avec ce huitième but en sélection, le défenseur devient le joueur le plus âgé à marquer en finale d’un Euro à 34 ans et 71 jours. La Squadra Azzurra est de retour ! (1-1). Avec cette égalisation, la sérénité change de camp et la défense anglaise -repassée à 4- semble tenir sur un fil.

Après l’égalisation, le rythme s’essouffle

Si le but de Bonucci a eu le mérite de galvaniser ses partenaires quelques minutes, il n’a jamais su faire réagir les Anglais. Malgré quelques accélérations tentées de part et d’autre, le match s’équilibre et les défenses tiennent bon jusqu’au coup de sifflet de l’arbitre, sur le score de 1-1. Et le premier frisson de cette prolongation est à mettre à l’actif de Philipps qui reprend de volée un corner dégagé par la défense (96’). Sept minutes plus tard, Emerson efface son vis-à-vis avant d’adresser un bon centre à Belotti, coupé par Pickford.

Derrière, Jorginho ne parvient pas à accrocher le cadre. L’Angleterre a eu chaud et les deux équipes ne parviennent toujours pas à se départager après 105 minutes. Dès le lancement du deuxième acte des prolongations, Donnarumma réalise une sortie salvatrice dans ses cinq mètres pour priver Maguire de délivrer les siens. Quelques secondes plus tard, c’est Chiellini, auteur d’une prestation XXL, qui se sacrifie dans les pieds de Sterling pour récupérer le ballon. Il ne se passera plus rien de palpitant dans cette finale, place aux tirs au but !

L’Italie l’emporte au bout de la nuit

Devant le kop anglais, c’est l’Italie qui débute. Dominico Berardi montre la voie en trompant Pickford 1-0. Il est imité par Harry Kane 1-1. De son côté, Belotti est stoppé par le portier anglais, alors que Maguire attrape la lucarne 2-1. Bonucci ne tremble pas, alors que Rashford, relayé sur le banc pendant cet Euro, touche le poteau, 2-2. Bernardeschi assure quand Sancho mange la feuille, 3-2. A la grande surprise, le spécialiste Jorginho est stoppé par Pickford, au même titre que Saka. Le raté du jeune joueur d’Arsenal offre le sacre à l’Italie, qui enchaine un 34ème match sans défaite. L’Italie est championne d’Europe, pour la deuxième fois après le titre acquis en 1968 !

Les joueurs de Mancini, auteurs d’un parcours fantastique, n’auront volé cette victoire à personne. Grâce à de nombreux sacrifices, une union sacrée à toute épreuve, et un collectif parfaitement huilé, l’Italie est de retour au plus haut niveau, et quel plaisir pour nos yeux !


Journaliste/Rédacteur depuis mars 2021 - Né un soir de Ligue des Champions, c’est tout naturellement que je suis un passionné de football depuis ma plus tendre enfance. Durant des années, j’ai été bercé par la douce mélodie de la Ligue des Champions, subjugué par les coups-francs de Juninho et admiratif devant les coups de reins de Karim Benzema. Malheureusement pour moi, mes genoux en carton m’ont empêché de suivre les traces de mes idoles pour écrire l’Histoire. Alors, c’est ici que je vais me charger de vous la raconter.

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