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Euro 2020 : Les tops et flops de la phase de groupes

Julien Correia

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Euro 2020 : Les tops et flops de la phase de groupes
Photo Icon Sport

EURO 2020 – Depuis hier soir, le premier tour de l’Euro nous a livré son verdict. Entre révélations, déceptions, et matchs plus ou moins spectaculaires, de multiples enseignements sont à tirer de cette phase. Tour d’horizon.

Il aura donc été nécessaire de patienter un an de plus pour que cet Euro 2020 voit le jour. Faute, on le sait tous, à ce fichu Covid-19. Face à cette longue attente, tous les amoureux du ballon rond avaient hâte que le tournoi débute. Après les 36 rencontres disputées lors de ce premier tour, il est temps de livrer un premier verdict.

Les Tops

Les joueurs : Au rayon des joueurs, ils sont quelques-uns à s’être démarqués lors de ce premier tour. Mais au niveau des révélations, on pourra sans aucun doute mettre en avant un Oranje bien pressé. Il s’agit de Denzel Dumfries, le latéral supersonique et très offensif des Pays-Bas. Auteur de deux buts et souvent bien inspiré, le joueur du PSV s’est révélé aux yeux du grand public. Et sans doute des recruteurs européens. A 25 ans, il pourrait faire connaître un nouvel élan à sa carrière. Dumfries, c’est véritablement le Man on Fire de ce début d’Euro.

Autre joueur à avoir tiré son épingle du jeu, il s’agit de Manuel Locatelli. Le milieu de Sassuolo, déjà auteur d’une très belle saison en Serie A, confirme. Profitant notamment de la blessure de Marco Verratti, il a su répondre aux attentes placées en lui. Avec en point d’orgue, une prestation XXL face à la Suisse. Celui qui est annoncé à la Juve dans les prochaines semaines devrait continuer à faire parler de lui dans les prochains jours.

Enfin, ce n’est pas une révélation mais une confirmation pour ce joueur. S’il n’a plus ses jambes de 20 ans, il est toujours prépondérant pour son équipe. Il est bien entendu question de Cristiano Ronaldo. Auteur déjà de 5 buts, il trône en tête du classement des buteurs. Grâce à son doublé face aux Bleus, il a même rejoint l’Iranien Ali Daei avec 109 buts inscrits en sélection.

L’équipe : Avec 9 points pris, 7 buts inscrits et 0 encaissé, l’Italie est l’équipe qui a fait la plus forte impression lors de ce premier tour. Certes, ce jugement ne peut être que trop hâtif du fait des oppositions qui n’étaient pas des plus coriaces lors de cette phase de poules. Mais, quoi qu’il en soit, la Squadra Azzurra a fait le job. Et de belle manière. Avec un milieu de qualité, une défense solide et une attaque réaliste, les Italiens sont sur le chemin d’une belle renaissance. Au rayon sans-faute, on nommera également les Pays-Bas et la Belgique.

Le match : Si (trop) nombreuses ont été les rencontres insipides, quelques matchs nous auront tout de même fait passer des moments agréables. En tête de ceux-ci, la rencontre la plus prolifique de ce premier tour, Portugal – Allemagne. Les chocs accouchant parfois de souris, cela n’a pas été le cas lors de cette rencontre où l’intensité était au rendez-vous. Le Portugal prenait l’avantage contre le cours du jeu, avant de subir la déferlante de la Mannschaft caractérisée par l’éblouissant Robin Gosens. A 10 minutes du terme, ce match aurait pu devenir fou si la frappe de Renato Sanches n’avait pas heurté la barre. Score final 4 à 2 pour les Allemands. C’est d’ailleurs le seul match où une équipe a réussi à s’imposer après avoir concédé l’ouverture du score.

La belle histoire : Le Danemark, le cœur à l’ouvrage. On jouait le 3ème match de cet Euro, et un drame était tout proche. A la 43ème minute, la star danoise Christian Eriksen s’effondre sur la pelouse. Si les 16 000 spectateurs présents ont dû être glacés par cet évènement, ce sont bien tous les amoureux de sport qui ont retenu leur souffle. Sans leur maître à jouer qui depuis est sorti d’affaire, les Danois nous ont tout simplement régalé. Face à cette situation, les Danois auraient pu sombrer. A l’inverse, ils ont regardé la mort dans le blanc des yeux, et se sont présentés dans un système en 3-4-3 séduisant. Défaits face à la Belgique contre le cours du jeu (1-2), ils ont tout simplement explosé la Russie (4-1). Pour continuer leur aventure dans cet Euro. Pour Christian Eriksen, et pour notre plus grand plaisir.

Le but : Patrik Schick, record longue distance. Lors d’Ecosse – République-Tchèque le joueur de Leverkusen est entré dans l’histoire. Déjà buteur en 1ère période, il récidiva en seconde d’un lob magistral de 45.5 mètres ! Un record toutes éditions confondues des Euro.


Les Flops 

Les joueurs : Meilleur buteur et meilleur passeur de Premier League, Harry Kane était logiquement attendu. Resté muet lors des 3 premières rencontres, le numéro 9 des Three Lions a déçu. Peu influent dans le jeu, il a essuyé un tas de critiques outre-Manche. Sa sélection étant qualifiée pour les 8èmes, il tentera d’inverser la tendance. Et un rêve de sacre européen passe sans doute par là pour les Anglais.

On pourrait également nommer Burak Yilmaz, étincelant en club et aux abonnés absents lors de ce tournoi, ou encore le malheureux Martin Dubravka. Pourtant à son aise lors des premiers matchs, le portier slovaque a sombré face à l’Espagne. Avec un csc gag qui devrait faire date.

L’équipe : Indéniablement la Turquie. Placés dans un groupe à leur portée et considérés comme des outsiders, les Turcs ont sombré. 0 point, un petit but marqué, autant dire que les hommes de Şenol Güneş n’ont pas répondu aux attentes. Avec un effectif pourtant de qualité sur le papier, la mayonnaise n’aura jamais pris durant cet Euro. L’épopée de 2008 avec une demi-finale à la clé est bien loin.

Le match : Qu’on se le dise, nous avons eu le droit à quelques purges lors de ce 1er tour. Qui dit Euro élargit, dit affaiblissement du niveau de certaines affiches. Placé un après-midi à 15h, le Suède – Slovaquie n’a pas dû être vu par un nombre record de téléspectateurs. Et fort heureusement. A l’heure de la sieste, cette rencontre d’une très faible qualité technique vous aurait empêché de compter les moutons. Victorieux grâce à un pénalty de Forsberg à la 77e minute, les Suédois nous avaient déjà offert un triste spectacle face à l’Espagne (0-0). En espérant tout autre chose face à l’Ukraine en 8èmee.

L’histoire à oublier :  Le refus de l’UEFA d’illuminer le stade de Munich aux couleurs LGBT. Lors du match Allemagne – Hongrie disputé hier soir (2-2), il était prévu que le stade de Munich soit illuminé des couleurs arc-en-ciel. Symbole du mouvement LGBT, la ville de Munich avait annoncé son intention de procéder ainsi en réaction à une loi hongroise discriminatoire visant cette communauté. L’UEFA ne souhaitant « pas faire de politique », a refusé. Un rainbowgate est alors né.

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Journaliste/rédacteur depuis janvier 2019 - Tombé dans le monde du ballon rond étant petit, j’aurais pu devenir pro sans ces foutus ligaments croisés. Défilant sur les champs (mais pas Elysées) en 98, j’ai été bercé par les exploits de Mister George, piqué par la technique du Snake, grandi avec Captain Rai et Ronnie, mûri avec Pauleta et Edi. Mais Ibracadabra, je suis désormais reconverti en runner/traileur. Moins rapide que Bolt et moins endurant que Jornet, c’est donc plume à la main que je partage les exploits de ces athlètes !

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