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Euro féminin 2022 : Les tops et les flops des Bleues face aux Pays-Bas

Romain Fiore

Publié le

Euro féminin 2022 Les tops et les flops des Bleues face aux Pays-Bas
Photo Icon Sport

EURO FÉMININ DE FOOTBALL 2022 – Pour la première fois de son histoire, l’équipe de France féminine s’est qualifiée pour les demi-finales de l’Euro. Un plafond de verre enfin brisé qui va permettre aux joueuses de Corinne Diacre de se pencher vers un nouvel objectif, une demi-finale face à l’Allemagne. Retour sur les tops et flops de cette victoire face aux Pays-Bas

Cette victoire était tant attendue. Depuis une qualification en demies aux JO de 2012, l’équipe de France féminine n’avait plus jamais dépassé ce stade des quarts lors d’une compétition internationales. Un plafond de verre qu’elles ont enfin réussi à briser en battant les championnes d’Europe en titre, et finalistes de la dernière Coupe du monde, les Pays-Bas. Dans une rencontre dominée de la tête et des épaules par les Françaises, avec 33 tirs à 9, dont 11 cadrés à 1 , les joueuses de Corinne Diacre ont longtemps buté sur une gardienne héroïque et une défense magistrale menée par Stefanie van der Gragt. Avant de trouver la faille en prolongation, sur un penalty conclu par Ève Périsset. Retour sur les joueuses qui ont marqué des points sur ce match décisif, et celles qui, au contraire, se sont peu montrées à leur avantage.

Les Tops

La charnière Mbock – Renard

Dans les flops pour le débrief des trois matchs de poule de l’Euro, on attendait beaucoup de cette charnière centrale. Si on doutait encore un peu de qui pourrait être associée à Wendie Renard après les deux titularisations de Tounkara, la sélectionneuse a préféré remettre Griedge Mbock, coéquipière en club et fidèle associée de Renard. Un choix qui s’est avéré payant tant la défense a été rassurante. Elles sont montées en régime tout le long du match, avec des relances toujours propres de la part de la capitaine.

Sa coéquipière a elle été décisive dans ses interventions. Blessée gravement en 2021, Mbock est revenu à un niveau élevé. Tranchante dans ses tacles, elle a enlevé le ballon aux Néerlandaises dans de nombreuses situations chaudes comme sur Miedema à la 59ème et 89ème. Ce qu’il aura manqué à sa partenaire, ce fut de la réussite devant le but. Toujours visée par Toletti ou Bacha sur les corners, la capitaine de l’équipe de France a souvent buté sur la gardienne ou des joueuses néerlandaises bien placées pour réussir à inscrire son premier but de la compétition. Mais après son penalty manqué face à la Belgique, elle a préféré laisser Ève Périsset tirer ce penalty important pour la qualification.

Kadidiatou Diani

Déjà mentionnée dans les tops des précédentes rencontres, Kadi Diani a été fidèle à elle-même. Percutante, dribbleuse, capable de faire des différences, la joueuse du PSG a été à son image, une joueuse capable d’être décisive sur son côté. Mais il lui aura manqué ce petit quelque chose dans la zone de vérité pour transformer son excellent match. Replacée dans l’axe après l’entrée de Selma Bacha, elle a été moins en vue, peu touchée par ses partenaires. Mais elle a su saisir l’occasion en or sur l’action qui aura fait la différence.

Après une passe de Cascarino pour la nouvelle entrante Clara Mateo, la numéro 10 des Bleues, comme à son habitude, a parfaitement lancé Kadidiatou Diani dans la profondeur, qui a saisi cette occasion pour filer au but avant de se faire faucher par Dominique Janssen. Un penalty provoqué par la Parisienne qui vient conclure une belle rencontre de sa part. Mention spéciale aussi à Delphine Cascarino. Placée d’abord sur le flanc gauche, puis à droite, elle a été très généreuse dans ses efforts, surtout défensifs, revenant sans cesse aider Karchaoui puis Périsset.





Selma Bacha

Rentrée à la 62ème minute, la Lyonnaise a été élue joueuse du match par l’UEFA. Comment ça se fait ? C’est très simple, elle a été la véritable dynamiteuse de cette seconde partie de match. Placée sur le côté gauche de l’attaque, la jeune Lyonnaise, meilleure passeuse de la dernière Ligue des Champions (en jouant latéral gauche), a été un véritable électron libre de l’attaque. Explosive, généreuse dans l’effort, Selma Bacha a eu véritablement le rôle qu’on attend d’une remplaçante, celle qui rentre sur le terrain pour faire basculer la rencontre. Dès son entrée, elle a centré pour Diani (63ème), mais elle n’a surtout pas hésité à frapper au but, poussant Van Domselaar à réaliser plusieurs arrêts. C’est elle-même qui lance dans la profondeur Cascarino et centre pour Geyoro, seule devant le but qui manque sa tête (86ème).

Mention spéciale à Charlotte Bilbault qui a su être importante notamment au niveau défensif et à la récupération jusqu’à la fin du match, au point de presser agressivement Miedema à la 95ème, la poussant à la faute et provoquant une occasion de but pour Bacha. Mais aussi à Clara Mateo toujours décisive lors de ses entrées, qui parvient à faire la passe dans la profondeur pour Diani, qui obtient le penalty ensuite. Ainsi qu’à Ève Périsset, seule buteuse du match qui a fait une prestation aboutie et qui n’a pas manqué de sang-froid pour inscrire ce penalty décisif. Elle est désormais impliquée sur 10 buts lors de ses 19 dernières sélections.

Les Flops

Melvine Malard

Placée en pointe pour combler l’absence de Marie-Antoinette Katoto, Melvine Malard avait tout de suite marqué les esprits contre l’Islande avec un but au bout de 43 secondes. Si on attendait beaucoup d’elle sur ce match, c’est peut-être l’une des seules qui a déçu dans ce choc. Si la France a été ultra dominatrice avec 33 tirs dans le match, Malard, elle, n’a tiré que deux fois au but, pour une seule tentative cadrée, mais qui aurait pu être décisive, si Van der Gragt ne s’était pas interposée sur la ligne (37ème). Hormis cela, la Lyonnaise ne s’est pas assez démarquée pour ses coéquipières, et n’a pas assez pesé sur le match. Remplacée par Bacha à l’heure de jeu, qui aura beaucoup plus apporté.

Grace Geyoro

Joueuse du match face l’Italie après son triplé, Grace Geyoro n’a pas été aussi influente, notamment offensivement. Pourtant, si Corinne Diacre décide de mettre Toletti à ses côtés, c’est justement pour qu’elle se lâche en attaque. Malheureusement elle n’aura pas réussi à convertir ses occasions. Pourtant, elle a eu cette frappe repoussée par la main collée au corps de Van der Gragt en première mi-temps. Et surtout la tête en fin de partie qui aurait pu sceller le sort du match plus tôt (87ème), alors qu’elle était lancée seule face au but. Remplacée juste après par Mateo qui aura apporté ce qu’il manquait, de la créativité.

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