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Euro Handball 2024 : Et Elohim Prandi jaillit…

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EURO DE HANDBALL 2024 – Moins de 24h après l’épilogue fou de la demi-finale entre la France et la Suède, on ne se lasse pas de voir et revoir le but d’Elohim Prandi.

Avec en moyenne 30 minutes de jeu par match, Elohim Prandi réalisait jusque-là une compétition faite de hauts et de bas. Auteur d’une bonne entrée face à l’Allemagne avec notamment des buts précieux en fin de match, il avait été plus discret face à la Croatie et l’Autriche. Et il restait sur un match compliqué face à la Hongrie. Entré en jeu face à la Suède, il avait directement inscrit un but. Avant de petit à petit voir ses shoots être arrêtés. Il a donc plutôt participé au jeu avec 5 passes décisives et des jets de 7 m gagnés, jusqu’à son geste magique.

Un coup franc venu de nulle part

En hébreu, « Elohim » signifie Dieu. Et suite au scénario de ce match et le revirement en seconde période, ce qu’a réalisé Elohim Prandi relève du miracle. Car honnêtement, combien étions-nous à penser qu’il pouvait le mettre ? Le sélectionneur Guillaume Gille était un peu comme nous tous, à attendre un miracle :

Je me dis que tant qu’il n’est pas tiré, on n’est toujours pas morts. Mais je vois la tombe qui vient de s’ouvrir (rires). Franchement, ce genre de situation, en étant rationnel, tu sais qu’il y a quand même une chance sur mille de mettre un but. En plus on n’est même pas à neuf mètres, on est encore plus loin. Tu sais que c’est quand même mal embarqué.

Mais il y en a un qui n’a pas douté une seconde : Nikola Karabatic.

J’ai Kentin à côté de moi et Val et je leur dis : “Les gars, je suis sûr qu’Elo va le mettre”. Il faut juste penser positif, penser qu’il va le mettre et je suis sûr qu’il va le mettre. Je sais que Elo a une qualité de shoot incroyable et que dès qu’il a un bras qui est dans cette position-là, il peut marquer et peut mettre un tir qui peut déstabiliser la défense. J’ai confiance en Elo.

Propos confirmés par le principal intéressé :

Il me l’a dit à la fin. C’est un mindset. Peut-être que c’est rentré dans ma tête aussi, mais j’avais cette confiance et je savais que derrière ça avait confiance en moi. Ils savaient que j’avais la capacité de pouvoir le rentrer et Niko encore plus puisqu’il m’a déjà vu le faire en championnat de France et il me croit capable de faire des choses extraordinaires. Ça me pousse à me dépasser encore et encore.

[Il est] Très fier, très heureux d’avoir pu sortir ce shoot. C’est sur un moment extraordinaire pour l’équipe. Parce que c’est des moments où on prie, on espère que ça rentre parce que si ça ne rentre pas, l’aventure est finie. Voilà, ça a été un moment hyper fort en émotions, mais personnellement j’ai préféré rester concentré parce qu’il restait deux fois cinq minutes derrière et que tout pouvait se passer. Maintenant je pense qu’on voyait les Suédois émoussés par cette deuxième mi-temps pour revenir au score. Après ce genre de shoot, je ne vois pas qui peut nous arrêter.

Un but qui tombe à pic

Comme dit plus haut, Elohim Prandi a eu une compétition faite de hauts et de bas. Alors cette égalisation salvatrice arrive au bon moment.

Je suis rentré difficilement, un peu parcimonieux dans cette compétition. Un peu fébrile aussi, ce qui fait que j’ai quelques appréhensions et je me concentre moins sur mon rythme. Mais ça fait partie du jeu et on l’a bien traité. J’ai confiance en moi. J’ai la capacité de pouvoir être en échec et finir sur des grosses stats, je l’ai déjà montré. Et à l’heure actuelle, il n’y a rien ni personne qui me fera douter de ma capacité et de mon équipe.

En zone mixte après le match, il expliquait le choix de passer par le côté :

Parce que j’étais trop proche. J’étais beaucoup trop proche par rapport au mur. Si c’était plus loin, je pense que je serais passé par au-dessus. Ça aurait été quand même plus compliqué, mais je tire fort, j’ai un bon bras. J’ai préféré passer sur le côté parce que j’avais la capacité à pouvoir remonter la balle et c’est rentré. Après j’ai cru voir en vidéo que mon pied peut être décollé un peu, mon pied droit reste au sol. Donc à chacun son avis.

Un but au panthéon du handball français

Des Bronzés aux Experts, l’équipe masculine de handball a vécu une multitude de moments extraordinaires. Avec des buts mémorables qui resteront gravés pour l’éternité. À l’échelle des clubs, on a tous pensé au but de Grégory Anquetil en Ligue des Champions face à Flensbourg, qui envoie Montpellier en demi-finale en 2005.

 

Et sans hésitation, le coup franc direct d’Elohim Prandi s’est fait une place dans nos mémoires pour l’éternité. Parce que la France a déroulé en première période et qu’elle s’est fait marcher dessus en seconde. Parce qu’Andreas Palicka a écœuré les tireurs français et que les Bleus restaient sur des échecs successifs sur jets de 7 m. Alors un coup franc avec un mur à plus de 9 m…



Et parce que jusque-là, Elohim Prandi n’avait pas particulièrement brillé sur cette demi-finale, mais qu’il a revêtu la cape de super-héros au meilleur des moments. Ce but est à jamais gravé et s’il est suivi de la victoire demain, il n’en sera que plus merveilleux…



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