Euro féminin Handball : Qu’attendre des Bleues pour le premier gros test de l’ère Gardillou ?
HANDBALL – Du 28 novembre au 15 décembre, le Championnat d’Europe de handball battra son plein en Autriche, en Hongrie ou encore en Suisse. L’occasion de retrouver les Bleues dans une grande compétition après l’argent décroché aux Jeux. Mais qu’attendre de ce premier test pour l’équipe de France de Sébastien Gardillou ?
Le départ d’Olivier Krumbholz a laissé place à une nouvelle ère pour l’équipe de France sans pour autant ternir les attentes autour de ces Bleues, dorénavant habituées à nous faire vibrer à chaque grande compétition. Alors forcément, de toutes ces récompenses, on en a pris goût, et on en redemande. Mais au moment d’écrire une nouvelle histoire, les Françaises sont-elles prêtes ?
C’est parti, les BLEUES passent en mode EHF EURO 2024 ! 🔥
Rendez-vous jeudi 🇫🇷⚡🇵🇱#BleuetFier pic.twitter.com/Vc98SMakP2— Equipes de France de Handball (@FRAHandball) November 25, 2024
Une préparation à moitié tronquée
Depuis sa prise de fonction, Sébastien Gardillou a disposé de quatre rencontres amicales pour commencer à mettre en place ses différents systèmes. C’est peu en effet pour trouver des automatismes, d’autant plus que plusieurs cadres ont été laissées au repos lors des deux premiers affrontements contre la Hongrie (une défaite puis une victoire). Mais pas de panique ! Si Méline Nocandy, blessée à la cuisse, n’a pu retrouver le groupe pour l’Euro, Estelle Nze Minko, Pauletta Foppa ou encore Chloé Valentini sont bien du voyage.
- À ce sujet – La liste des 19 Bleues pour l’Euro 2024 de handball
En fait, parmi les 19 sélectionnées, 15 d’entre elles ont récemment fait partie de l’épopée olympique parisienne, 16 ont été sacrées championnes du monde en 2023. Alors les filles se connaissent bien. Les repères, les Françaises les ont. D’autant plus que certaines se côtoient aussi régulièrement lors des différentes compétitions internationales dans leur club respectif. La mayonnaise devrait donc vite reprendre au moment d’affronter les meilleures nations européennes.
Les Bleues réellement favorites de l’Euro ?
Dans le carré final sur les quatre dernières éditions de l’Euro, championnes du monde en titre, vice-championnes olympiques, les Bleues font bien figure d’épouvantail dans la compétition. Mais à l’heure où celle-ci s’ouvre davantage avec huit nations supplémentaires dans le tableau préliminaire, attention aux pièges ! À commencer par les Espagnoles, récentes tombeuses des Bleues lors du tournoi de France et qui croisent leur route lors de la deuxième journée.
La Pologne n’a quant à elle jamais brillé sur la scène continentale, à l’image du Portugal qui va connaître sa seconde participation seulement au tournoi. En 2008, les Portugaises étaient alors rentrées de Macédoine du Nord avec trois revers en autant de matchs. Ces deux affrontements ne devraient être que simples formalités, donc, pour Estelle Nze Minko et ses partenaires. La suite un peu moins, et le sélectionneur en est bien conscient, il faut immédiatement faire le plein.
Ce tour préliminaire est très piégeur mais, pour autant, on se doit de passer au tour principal avec le maximum de points. Il faudra donc être en état de marche dès le premier soir.
Des adversaires de taille
Après qualification au tour principal, sauf gros tremblement de terre, les Françaises croiseront le fer avec les équipes sortantes des poules A et B. Ce qui ne ravivera pas les meilleurs souvenirs européens tricolores en cas de duel contre le Monténégro. Les Hongroises devront également être surveillées de près pour éviter de se faire surprendre encore une fois.
Le France-Suède sera, lui, le choc de ce tour principal, mais ne sera rien comparé à un probable rendez-vous contre le Danemark ou à l’éternel duel contre la Norvège, vraie favorite de l’Euro et en route pour un 10ème sacre alors que l’équipe de France pourrait, elle, décrocher sa deuxième couronne continentale « seulement ». Tout cela à mettre au conditionnel bien sûr, d’autant plus que l’Euro n’est pas la compétition préférée des Bleues. Est-ce que ça va nous empêcher d’y croire ? Non, bien au contraire.



