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Basket-ball

EuroBasket U16 2025 (H) : Les Bleuets éliminés sur un game-winner avec la planche de l’Italie

Tom Compayrot

Publié le

Photo Icon Sport

 

EUROBASKET U16 MASCULIN 2025 – Fin de l’aventure pour les Bleuets en quarts de finale de l’Euro. À bout de souffle, les jeunes de la génération 2009 ont craqué en toute fin de match contre l’Italie, sur un game-winner à 3-points quasiment au buzzer (score final 73-76). Un nouveau coup dur dans ce tragique été des équipes de France de jeunes.

Le dimanche 3 août à Belgrade (Serbie), et le mercredi 13 août à Tbilissi (Géorgie). Deux journées déchirantes pour le monde du basket français. À dix jours d’écart, les équipes de France U18 et U16 ont connu un scénario crève-cœur quasiment identique. En finale contre l’Espagne pour les premiers, en quarts contre l’Italie pour les seconds. Mais le résultat est le même : une élimination de l’Euro à la dernière seconde, sur un tir à 3-points sensationnel d’un shooteur adverse, qui plonge tous ces jeunes Bleuets dans des larmes. Et à la différence de leurs aînés, ces U16 n’auront même pas de médaille pour se consoler.

Manque de variété

Pour son cinquième match en six jours, l’équipe de France s’est encore une fois beaucoup reposée sur ses leaders. Les deux premiers systèmes du match ont été à destination des deux leaders : Nathan Soliman (21 points, 9 rebonds au final) et Aaron Towo-Nansi (16 points, 6 passes décisives). Un symbole pour la suite. Dans les 6 premières minutes, ils ont marqué – avec le troisième homme fort Messi Yangala (13 points, 6 rebonds, 5 contres) – 100% des points de leur équipe.

Et cette tendance à la surutilisation des leaders s’est confirmée tout au long du match. Tous les ballons passaient par ce tandem 1-5, avec succès puisque les Bleuets ont remporté le premier quart-temps 28-23. Les Italiens arrivaient cependant à rester au contact grâce à quelques paniers miraculeux. Mais au fur et à mesure de la rencontre, le coaching staff tricolore n’a pas voulu changer de recette, et a donc continué à tirer sur ses trois hommes forts. Ce qui leur a finalement coûté cher sur la longueur.

Perte de lucidité

Car plus le match avançait, plus Soliman et Towo-Nansi perdaient en lucidité et en activité défensive. Il faut dire que les deux hommes ont joué 38 minutes et 33 minutes cet après-midi, pour ce qui était leur cinquième match en six jours. Difficile à encaisser physiquement pour des jeunes de 16 ans. En face, les Italiens ont bien compris le point faible de cette équipe de France, et ont proposé une défense de zone pour forcer le ballon à circuler vers des mains moins expertes.

Gênés dans leur plan de jeu et à bout de souffle, les Tricolores ont finalement encaissé un 12-20 dans le dernier quart-temps. Ils ont enchaîné les pertes de balle, pendant que les meilleurs shooteurs adverses (Mario Machetti 27 points, Leonardo Nicolodi 14 points) enfilaient les paniers. Jusqu’à ces deux derniers tirs pour les crucifier. Alors qu’ils menaient 73-70, les Bleuets encaissent un premier panier à 3-points de Nicolodi à 1 min 30 du terme, puis un autre de Machetti à 2 secondes de la fin… Fin du match, victoire de l’Italie.





Quel bilan ?

Cette élimination en quarts de finale est forcément une immense déception. Le coaching staff, via ses rotations, son plan d’attaque ou encore sa gestion des temps-morts, n’est pas innocent. D’autant plus que la Fédération avait misé fort sur cette équipe en y intégrant Soliman et Towo-Nansi, les deux stars de la génération 2009, qui auraient pu prétendre à un surclassement en U18. Le but était de sécuriser la qualification pour la Coupe du monde U17 l’année prochaine. Il faudra batailler pour y arriver. Seule une place dans le Top 5 de l’Euro U16 est qualificative. Les Bleuets vont donc devoir impérativement remporter leurs deux matchs de classement 5-9… Au global, l’été des équipes de France jeunes, qui n’ont pour l’instant remporté que trois médailles et aucune en or (4 l’été dernier, 2 l’été d’avant), est catastrophique.

1 Commentaire

1 Commentaire

  1. Avatar

    Rouilly

    14 août 2025 à 14h32

    Tant que l’on misera sur des lourdeaux on aura les mêmes résultats.
    le physique en sport ne fait pas tout. regardez les italiens et les espagnols jeu fait de technique. rapidité et roublardise
    les tirs à longue distance, que ce soit en U18, U16,U20 féminin dépassent rarement les 20%, idem en adultes, qui á ce jour est capable de marquer à 3 pts é l’absence de Fournier
    Mais bon comme au foot, priorité à nos joueurs d’origine..ayant aucune technique.

    à bientôt

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