EuroBasket U20 (H) : Les Bleuets réalisent la passe de trois et confortent la première place du groupe avant les 8e
EUROBASKET U20 MASCULIN 2026 – Après une montée en régime soudaine dans le 2ème quart-temps, les Bleuets ont déroulé contre l’Allemagne et s’imposent 95-66. Ils valident ainsi définitivement la première place du groupe avant les huitièmes de finale.
La mise en route a été un peu chaotique mais le premier quart-temps a vite été effacé par un second nettement plus maîtrisé, dans lequel les Bleuets sont parvenus à prendre le large. Bousculés au retour des vestiaires, ils ont remis les coups de collier nécessaires pour s’éviter des frayeurs, à l’instar d’un Timéo Pons assassin derrière l’arc (23 points à 6/9 à 3 pts + 10 rebonds). Un troisième match de rang survolé après ceux contre la Turquie et l’Italie.

Un réveil français trop brutal pour l’Allemagne
C’était très brouillon en début de match pour les Français, qui démarraient avec 3 pertes de balle en moins de deux minutes. Tom Audry avait néanmoins allumé la mèche à trois points pour lancer le compteur tricolore (3-5). Si ce ne sont les possessions rendues, l’autre problème se situait dans la quantité de rebonds offensifs grattés par l’Allemagne dans le premier quart-temps (7) qui lui offrait de trop nombreuses secondes chances.
Pas toujours bonifiées certes, ces dernières permettaient aux Allemands de reprendre un peu d’air (9-17). Le temps mort de Mickaël Hay était le bienvenu à 4 minutes du terme du premier quart et remettait les Bleuets sur de bons rails. La défense se faisait de plus en plus imperméable, ne concédant qu’un point dans ce laps de temps, arraché difficilement sur la ligne par Noah Isichei (16-18).
2 blocks de suite pour Oscar WEMBANYAMA !!! 🇫🇷👀🔥 pic.twitter.com/4MIJ6qgF0y
— French Prospect 🇫🇷👀 (@defaut_zero) July 13, 2026
Le deuxième quart-temps était lui, à sens unique. Si ce n’est un panier de Kodjoe rapidement inscrit, l’Allemagne allait se murer dans le silence. Et il n’y avait personne pour vraiment lancer la révolte. Sous les contres répétés de Youssouf Yatabare et Oscar Wembanyama et le coup de chaud de Timéo Pons, presque en double double à la pause (12 points, 8 rebonds), les Bleuets creusaient un gros écart qui ne cessait d’augmenter. Il était déjà dur d’accéder au cercle pour les Allemands, mais même lorsqu’ils grattaient des lancers, ça ne rentrait pas. 27-11 en 10 minutes pour l’équipe de France, bien réveillée !
Les Bleuets toujours sans faute
Soren Bracq signait un retour tonitruant après la pause avec 8 points en 5 minutes. Il ne fallait toutefois pas se relâcher pour les Bleuets. Julius Braumer (18 points) le démontrait dans un temps faible français, profitant des déchets tricolores pour signer 6 points en quelques secondes avant de ramener l’Allemagne à 10 longueurs alors que le différentiel avait grimpé jusqu’à +20.
Mais au sursaut allemand, les répliques françaises étaient deux fois plus violentes. Et le temps mort du coach une nouvelle fois payant. Avant l’ultime quart, les Français reposaient de nouveau sur un matelas confortable (65-49).
À 3 pts, Maïdy Douglas mettait un coup supplémentaire derrière la tête des Allemands. Une belle réussite longue distance de l’équipe de France symbolisée par Timéo Pons, inarrêtable en fin de match. Un instant au contre, le suivant en artilleur, l’arrière alignait les ficelles et enterrait à lui seul les faibles espoirs allemands restants (85-56). La barre des 100 points encaissés se rapprochait dangereusement pour l’Allemagne, la France s’arrêtait à 95… à 66.


