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EuroLeague 2021-2022

Euroleague : Le Baskonia enterre les rêves européens de l’ASVEL dans le money-time

Maxime Cazenave

Publié le

Euroleague Le Baskonia enterre les rêves européens de l'ASVEL dans le money-time
Photo Icon Sport

Euroleague 2021-2022 – Opposé au Baskonia, l’ASVEL a finalement cédé dans le money-time après une rencontre disputée de bout en bout, 72-69. Avec ce septième revers consécutif en Euroleague, le club présidé par Tony Parker voit ses derniers espoirs de qualification s’envoler de façon sans doute définitive. 

Après une défaite logique sur le parquet des Metropolitans le week-end dernier, l’ASVEL se devait de réagir ce jeudi soir en Euroleague. Opposés au Baskonia, les hommes de TJ Parker étaient déjà au bord de l’élimination dans la compétition, et devaient absolument l’emporter pour garder un bien maigre espoir. Toujours privés de Raymar Morgan et Élie Okobo, les Lyonnais ont également dû se priver de Charles Kahudi et Chris Jones pour affronter les Basques.

L’ASVEL résiste malgré un rebond défaillant

Le début de match est plutôt brouillon de part et d’autre. Les pertes de balle se multiplient, et à l’exception de la grosse défense de Victor Wembanyama, pas grand-chose n’est à proposer dans ces premières minutes moyennes. Matthew Strazel débloque le compteur lyonnais au bout de trois minutes, mais c’est bien le Baskonia, plus fluide offensivement, qui prend les commandes. Sans briller, les Basques dominent des Lyonnais attirés de manière excessive par les tirs à trois points. Les absences combinés des détonateurs que sont Élie Okobo et Chris Jones se font cruellement ressentir dans la fluidité du jeu.

Avec les apparitions de Paul Lacombe, Antoine Diot et Dylan Osetkowski, une certaine folie est retrouvée, permettant de tenir la cadence du Baskonia grâce à des shoots plus ouverts que précédemment. Un Baskonia sur courant alternatif, capable de séquences propres, mais également de s’empaler avec vigueur sur les intérieurs villeurbannais. Malgré tout, les Rhodaniens sont incapables de repasser devant, la faute à leur incapacité à contrôler le rebond. Malgré sa position de meneur, Simone Fontecchio se régale sur les rebonds longs. Cependant, du positif est à retenir, venant notamment d’un Victor Wembanyama très présent des deux côtés du parquet. A la pause, tout reste à faire dans une rencontre au couteau (30-33), où le premier éclat peut faire une différence fatale.

Paul Lacombe sonne la révolte

Au retour des vestiaires, les choses se compliquent puisque les Espagnols passent un 5-0 d’entrée, creusant un écart encore jamais atteint dans le premier acte (+8). A l’intérieur, Matt Costello voit sa production augmenter progressivement. L’international ivoirien et ses partenaires ne créent pas un écart irrémédiable malgré une banderille de Simone Fontecchio (12 points, 9 rebonds) qui augmente encore l’avantage (43-34). En difficulté, l’ASVEL retrouve un semblant d’adresse par le biais notamment de David Lighty (11 points) pour recoller, et capitalise sur une défense de qualité. Malgré tout, le rebond pèche toujours autant. Au relais de Wembanyama, Kostas Antetokounmpo effectue un chantier en quelques minutes, mais tous ses efforts ne servent finalement qu’à rester accrochés au short de leur adversaire.

On peut également regretter un manque d’agressivité qui se traduit sur la ligne des lancers francs avec seulement cinq tentatives au bout de trois quart temps. Mais l’ASVEL résiste, et peut toujours compter sur son facteur X Paul Lacombe (16 points). L’ancien monégasque claque quatre points avant de servir James Gist  pour l’égalisation. Pas encore rassasié, il se charge de donner l’avantage aux Lyonnais en ayant amorcé un 8-2, forçant un temps mort basque. Le Baskonia perd totalement son basket, et multiplie les pertes de balle face à une défense lyonnaise consistante.

Malheureusement, les hommes fort du club basque vont faire la différence dans le money-time. A une minute du buzzer, Rokas Giedraitis inscrit son seul panier de la partie, à trois points. Un panier assassin qui met l’ASVEL à quatre points. Un écart irrémédiable qui ne sera pas comblé malgré un dernier frisson offert par David Lighty. Le champion de France en titre s’incline donc 72-69, et concède un septième revers de rang dans la compétition. Le revers de trop pour rêver d’une place dans le Top 8.

 


Journaliste/Rédacteur depuis 2012 - Bercé par l’amour des Girondins de Bordeaux, les échecs de Christophe Moreau sur le Tour de France sous l'ère Lance Armstrong et le fade-away létal de Dirk Nowitzki, ma passion dévorante pour le sport a toujours été un pan incontournable de ma vie. Transmettre ma passion à l’écrit a été une transition naturelle. Suiveur assidu de basket et de hockey sur glace, je garde toujours un peu de place pour suivre le cyclisme, le football et le maximum de performances françaises.

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