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EuroLeague 2021-2022

EuroLeague : Le Baskonia inflige un blow-out corsé à l’ASVEL

Maxime Cazenave

Publié le

EuroLeague  Le Baskonia inflige un blow-out corsé à l'ASVEL
Photo Icon Sport

EUROLEAGUE 2021-2022 – En quête d’un nouveau souffle sur la scène européenne, l’ASVEL s’est enfoncée en subissant une correction en terres basques face au Baskonia, sur le score de 91-66. Dans le coup en première période, l’équipe de TJ Parker s’est effondrée dans le deuxième acte des deux côtés du parquet. Suite à cette cinquième défaite en six matchs, le club lyonnais se retrouve à l’équilibre (7V-7D). 

Deux jours après une défaite rageante à Monaco dans le cadre de la Betclic Élite, l’ASVEL se déplaçait de nouveau, mais pour l’Euroleague cette fois. Sur le parquet du Baskonia Vitoria, le club lyonnais était en quête de victoire pour stopper une mauvaise série sur la scène européenne (une victoire en cinq matchs). Le club basque se trouvait dans une situation encore plus délicate (16e/ 4V-9D), mais restait de son côté sur un succès probant face au Real Madrid en championnat ce week-end.

Deux attaques en confiance au coude à coude

Entre ces deux équipes en manque de résultats, le début de partie est très équilibré et plutôt pauvre en point. Il faut patienter quelques minutes avant de voir les deux attaques commencer à trouver leur rythme. Rythme que Chris Jones a lui en revanche rapidement trouvé en compilant 10 points dans le premier quart-temps. Suite à un temps mort, Wade Baldwin claque un énorme dunk, ouvrant une séquence offensive où les deux équipes se répondent coup pour coup. James Gist en profite pour se signaler en accumulant rapidement quelques points mais le Baskonia parvient à trouver des solutions en s’appuyant sur la présence intérieure de Tadas Sedekerskis ou Matt Costello (13 points, 6 rebonds).

Cependant, ce dernier va être mis à défaut par une séquence défensive intense en début de deuxième tiers. Charles Kahudi bonifie ce bon boulot en enquillant 5 points consécutifs, mais les Basques se remobilisent rapidement grâce à leur domination dans la raquette, et quelques filoches derrière l’arc. Les deux équipes se livrent un duel très intense avec beaucoup de mouvements de part et d’autre, cependant cela est plutôt brouillon côté lyonnais. Des shoots compliqués sont pris même si cela sourit à Victor Wembanyama (10 points, 5 rebonds) alors que Paul Lacombe fait comme toujours un bien fou par son activité incessante.

L’ASVEL perd le fil de son jeu en seconde période

A la pause, le match est toujours indécis alors que l’écart n’a jamais excédé 5 points. Le Baskonia vire légèrement en tête (45-44) grâce à une pénétration gagnante de Wade Baldwin. Cependant, l’ASVEL lâche du lest dans la troisième période. Les hommes de TJ Parker sont punis de leurs oublis défensifs par le bras de Simone Fontecchio (15 points) tandis que Steven Enoch (14 points) se charge de faire un chantier sous le cercle. Sous ces coups, la différence se fait progressivement. L’attaque lyonnaise est en galère pour trouver des shoots faciles pendant que son adversaire déroule (42 % contre 63 % de réussite après le QT3). Le Baskonia passe ainsi un terrible 19-5 pour prendre jusqu’à 14 points d’avance.

En grand danger pour aborder les dix dernières minutes, le champion de France va être incapable de mettre un terme à l’orgie offensive basque. Discret jusqu’alors, Jayson Granger se met lui aussi à rentrer ses tirs pour conserver une marge d’avance confortable, enterrant progressivement les derniers espoirs lyonnais. Entre pertes de balle évitable, une fluidité de jeu disparue et une confiance évaporée, l’ASVEL termine la rencontre comme une âme en peine, subissant un blow-out d’une violence inouïe en deuxième mi-temps (46-22). Même Chris Jones (17 points), auteur d’une excellente première période, s’éclipse ensuite tandis que Élie Okobo n’a jamais trouvé sa cadence. A seulement un point à la pause, le club français termine finalement à 25 points, 91-66. L’ASVEL glisse donc à la 10e place de l’Euroleague avec un bilan à l’équilibre (7V-7D) avant la réception du Zénit la semaine prochaine.


Journaliste/Rédacteur depuis 2012 - Bercé par l’amour des Girondins de Bordeaux, les échecs de Christophe Moreau sur le Tour de France sous l'ère Lance Armstrong et le fade-away létal de Dirk Nowitzki, ma passion dévorante pour le sport a toujours été un pan incontournable de ma vie. Transmettre ma passion à l’écrit a été une transition naturelle. Suiveur assidu de basket et de hockey sur glace, je garde toujours un peu de place pour suivre le cyclisme, le football et le maximum de performances françaises.

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