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EuroLigue (J4) : Le Maccabi Tel-Aviv fait voler en éclats une ASVEL sans réaction

Maxime Cazenave

Publié le

EuroLigue (J4) Le Maccabi Tel-Aviv fait voler en éclats une ASVEL sans réaction
Photo Icon Sport

EUROLIGUE 2022-2023 – La semaine européenne de l’ASVEL aura été rude. Deux jours après la gifle reçue à Istanbul, le club lyonnais a de nouveau lourdement chuté à l’extérieur, sur le parquet du Maccabi Tel-Aviv, 88-69. Comptant jusqu’à treize points d’avance au quart d’heure de jeu, le champion de France s’est ensuite fait massacrer, concédant un cinglant 50-17 en cours de rencontre. Sans solution et sans réaction, cette ASVEL inquiète.  

Corrigée en Turquie il y a deux jours, l’ASVEL enchaînait un deuxième déplacement consécutif à l’autre bout de l’Europe. Cette fois-ci, c’est du côté de Tel-Aviv que les Lyonnais faisaient face à l’une des ambiances les plus chaudes d’Europe. L’AS Monaco en avait d’ailleurs fait l’amère expérience plus tôt dans la semaine en s’inclinant dans cette même salle Menora Mivtachim Arena.

L’ASVEL fait illusion durant le premier quart d’heure

Pour l’occasion, le cinq a été modifié par TJ Parker, avec Nando de Colo sortant du banc. Cela permet notamment à Anthony Polite de s’illustrer avec une énorme activité au rebond dans un début de match accroché. Alors que Josh Nebo se charge d’inscrire les premiers points, Lorenzo Brown prend les choses en main pour lancer le match en enchaînant une pénétration somptueuse et un step-back à trois (8-9). Dans un premier quart difficile pour les Israéliens (6 ballons perdus, 6 rebonds contre 11), l’ASVEL tarde à en profiter malgré l’omniprésence de Retin Obasohan. Les premières rotations cinq étoiles (de Colo, Lauvergne, Lighty) de TJ Parker vont alors à l’expérience créer l’écart.

David Lighty (7 points, 6 rebonds) montre la voie, puis Nando de Colo (15 points) prend totalement feu en claquant trois filoches derrière l’arc de rang ! Dans le même temps, la défense permet de capitaliser sur cette réussite offensive en continuant à cadenasser un Maccabi peu inspiré collectivement. En l’espace de quelques minutes, ils infligent un 15-4 (32-19). Rafi Menco, ex-joueur de Chalon, calme le tout en inscrivant un tir à trois points qui enflamme la salle. Poussé par une salle incandescente, le Maccabi retrouve de l’adresse, et décuple son intensité. Dans les six dernières minutes menant à la pause, l’ASVEL prend l’eau, concédant un terrible 21-7 ! Juste avant le buzzer, une claquette de Josh Nebo (12 points, 4 rebonds) donne même l’avantage aux Israéliens (41-42).

Le Maccabi déroule face à des Lyonnais déboussolés

Au retour des vestiaires, le calvaire se poursuit. Les ballons perdus s’enchaînent rapidement (4 en 3 minutes !), offrant des points faciles en transition pour un Maccabi qui n’en demande tant. Pendant ce temps-là, les Lyonnais sont eux en galère totale pour inscrire le moindre point. Seul Nando de Colo continue à claquer quelques filoches alors que Youssoupha Fall valide lui un double-double (11 points, 11 rebonds), mais cela est bien trop peu pour cacher une attaque totalement défaillante, incapable de s’adapter lorsque son secteur intérieur est verrouillé. Sans forcer, le Maccabi poursuit son entreprise de démolition avec l’ancien Strasbourgeois Bonzie Colson (13 points, 6 rebonds) en artilleur. À force de subir sans marquer, le château de cartes s’effondre sur un nouveau coup de semonce de Lorenzo Brown (17 points, 6 passes), mettant fin à un troisième quart perdu 11-26… (52-68)

Comme à Istanbul 48h auparavant, les Lyonnais se font humilier en subissant un nouveau blow-out. Si cela ne suffisait pas, Joffrey Lauvergne sort en boitant prématurément, touché à la jambe gauche. Le dernier quart est donc une formalité pour les Israéliens qui surfent sur leur avance confortable pour gérer sereinement jusqu’au bout, l’emportant aisément 88-69. TJ Parker vit donc un deuxième désastre de rang, qui met en lumière l’utilisation compliquée de certains joueurs. Au poste 4, Amine Noua et Yves Pons ont été fantomatiques alors que Retin Obasohan et Jonah Mathews confirment que sans des pourcentages corrects au shoot, leur influence sur le jeu est très restreinte.





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