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EuroLigue (J8) : L’ASVEL cède dans le money time face au Fenerbahçe

Maxime Cazenave

Publié le

EuroLigue (J8) : L'ASVEL cède dans le money time face au Fenerbahçe
Photo Icon Sport

EUROLIGUE 2024/25 – L’ASVEL a concédé une quatrième défaite consécutive en cédant face au Fenerbahçe, 77-73, lors de la 8e journée. Dans un match de séries, les Lyonnais ont pu compter sur un Nando De Colo exceptionnel, sans que cela soit suffisant pour résister aux Turcs dans le money time. 

Sur une spirale négative de trois défaites cuisantes en Euroligue, l’ASVEL faisait figure de victime expiatoire au moment de recevoir le Fenerbahçe. Entre les blessures d’Edwin Jackson et Paris Lee, mais aussi le départ annoncé d’Admiral Schofield, l’équipe tricolore, affaiblie, était dans l’obligation de surperformer pour tenir tête aux Turcs.

L’ASVEL s’effondre avant la pause

Cela va se confirmer d’entrée. Les premières minutes sont extrêmement brouillonnes de part et d’autres, et marquées par les blessures rapides de Wade Baldwin, puis Melvin Ajinça. Stoppée par la solide défense turque, l’ASVEL peine à scorer, et voit progressivement son adversaire se mettre en confiance. Suite à plusieurs minutes de maladresse parfois risible, le Fener règle momentanément la mire, et enchaîne les paniers (6-12). Les vétérans Nando De Colo et Joffrey Lauvergne vont alors apporter une réponse immédiate. Leur connexion permet à l’attaque de se débloquer. Après avoir gavé son intérieur, Nando de Colo se charge de boucler un cinglant 13-3 avec un buzzer beater derrière l’arc (19-15).

Pendant ce temps-là, les Turcs affichent un niveau de jeu abyssal sous les yeux d’un Sarunas Jasikevicius dépité. Ces derniers multiplient les pertes de balle et n’arrivent plus à rentrer le moindre panier. Les Lyonnais n’en ont cure et poursuivent de jouer leur jeu efficacement, en apportant une variété séduisante. À l’instar d’un dunk sublime de Shaquille Harrison qui fait chavirer la LDLC Arena, le match est à sens unique (28-19). À la dérive, le Fenerbahçe s’appuie alors sur un rebond offensif dominant pour rester en vie, avant de se réveiller brutalement avant la pause. Alors que Neal Sako doit à son tour quitter le parquet sur blessure, les Lyonnais prennent un 12-0. Résultat, l’avantage si durement acquis a quasi été réduit à néant (36-33).

Nigel Hayes-Davis, bourreau des Lyonnais

Les hommes de Pierric Poupet vont longtemps le regretter. En grande difficulté pour scorer, le club lyonnais prend progressivement l’eau et se retrouve dans la pénalité avant même la moitié du quart temps. Le Fenerbahçe a enclenché la seconde, et met dans son rétroviseur des locaux totalement submergés. À trois points, Nigel Hayes-Davis jette un froid dans la LDLC Arena en clôturant un nouveau run d’envergure (38-46). Comme toujours, l’inusable Nando De Colo (18 points, 11 passes) se charge de relancer la machine à lui seul. En isolation, il retrouve ses jambes de vingt ans et réalise une véritable mixtape sur la tête des défenseurs turcs, jusqu’à remettre l’ASVEL en tête en fin de troisième quart (52-51) !

Ce match de séries jusque-là devient alors un combat étriqué sous la possession. Malgré la sortie de De Colo, l’ASVEL résiste à la pression turque. Omniprésent dans le combat, Mbaye Ndiaye gratte les miettes, et Théo Maledon trouve de l’adresse. Malgré tout, les systèmes offensifs sont plus difficilement mis en place, et les tirs tentés sont extrêmement compliqués. Au contraire, les Turcs manquent de précision, mais se mettent en bonne situation. Puis, Nigel Hayes-Davis va prendre le match à son compte. Inarrêtable, il plante sept points de rang, et met l’ASVEL dans les cordes (61-68).

Au courage, les Lyonnais ne lâchent pas prise, et reviennent sous la possession à deux minutes du buzzer en obtenant des lancers francs (68-70). Le Fener tremble, perd bêtement un ballon, et offre à l’ASVEL la balle de l’égalisation. Mais après avoir effectué un 2/2 sur la ligne précédemment, Tarik Black tremble, et en laisse un en route. Dans la foulée, Marko Guduric assène le coup de massue final derrière l’arc, à vingt-deux secondes du buzzer. L’ASVEL est vaincue, 77-73. En attendant le renfort d’Andre Roberson, il s’agit de la quatrième défaite consécutive du club, qui affiche désormais un piètre bilan (2V-6D).





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