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EuroLigue 2022-2023

EuroLigue : L’Olimpia Milan d’Ettore Messina en totale panne sèche

Maxime Cazenave

Publié le

EuroLigue  L’Olimpia Milan d’Ettore Messina en totale panne sèche
Photo Icon Sport

EUROLIGUE 2022-2023 – Véritable outsider pour le titre durant les deux dernières saisons, Milan n’est plus que l’ombre de lui-même cette année. Sévèrement corrigé par l’Anadolu Efes ce mardi (51-80), le club italien s’enfonce dans une crise profonde.

Troisième en 2021 et quart-de-finaliste en 2022, Milan était de nouveau attendu cette saison dans le Top 8. Disposant d’un effectif toujours aussi pléthorique, ainsi qu’un coach reconnu en la personne de Ettore Messina, le club italien a les armes nécessaires afin de rivaliser avec la plupart des cadors européens.

Une attaque absolument catastrophique

Cependant, c’est l’exact contraire qui est en train de se produire. Alors que le premier quart de la saison d’EuroLigue vient d’être passé ce mardi avec la 9e journée, les Milanais sont plus que jamais au bord de la crise de nerfs. Seulement 15e avec un terrible bilan de 3 victoires pour 6 défaites, ils sont englués dans une spirale négative inattendue. Depuis le succès validé à Munich le 20 octobre dernier, ils viennent d’enchaîner cinq revers successifs ! Alors certes, les adversaires étaient de premier choix (Barcelone, Real Madrid, Virtus Bologne, Zalgiris Kaunas, Anadolu Efes), mais la manière est en revanche affligeante.

Aujourd’hui, l’Olimpia Milan est tout simplement la pire attaque de toute la ligue avec une moyenne catastrophique de 67,9 points par match. En comparaison, l’avant-dernière offensive européenne qu’est le Bayern culmine à 72,8 points. Une véritable aberration pour un roster aussi complet, disposant d’une force de frappe phénoménale entre Shavon Shields, Brandon Davies, Nicolo Melli ou encore Kevin Pangos. Avec des pourcentages d’adresse catastrophiques et une agressivité inexistante symbolisée par seulement 12 lancers francs tentés par rencontre, les Milanais sont devenus totalement inoffensifs.

Un 46-17 subi en deuxième mi-temps face à l’Anadolu

Cela se traduit par des prestations catastrophiques, indignes d’une équipe de ce niveau. 56 points inscrits contre Barcelone, 59 face à Bologne, 62 contre Kaunas. Mais face à l’Anadolu d’Amath M’Baye et Rodrigue Beaubois, le fond a été touché. A la pause, les hommes d’Ettore Messina étaient au contact, et fournissaient un match correct (34-34). Mais en deuxième période, les lumières se sont éteintes à tous les étages. La défense s’est faite totalement déboîter par l’adresse extérieure des Turcs, tandis que l’attaque s’est littéralement effondrée. Ils inscrivent ainsi seulement 17 points en 20 minutes à des pourcentages terrifiants : 24 % en global dont… 7 % (1/13) derrière l’arc ! Au final, ils s’inclinent largement 51-80, et subissent l’humiliation de trop.

En fin de rencontre, Ettore Messina a quitté le parquet le visage fermé, avant de s’arrêter brièvement au micro de l’EuroLeague TV pour une intervention sèche et rapide : « Nous avons joué sans cœur, et nous avons été irrespectueux envers nous-mêmes et nos fans. C’est vraiment gênant ». Il faut dire que le jeu collectif déployé par son équipe est d’une pauvreté abyssale. Symbole de ce manque de liant ? Seulement 15 passes décisives délivrées en moyenne au bout de neuf matchs. Kevin Pangos est l’unique joueur à franchir péniblement le cap des 3 passes par match (3,4).

Un effectif pléthorique sans repères, Ettore Messina bientôt sur le départ ?

Rayonnant à Barcelone ces trois dernières années, Brandon Davies est aux abonnés absents, Johannes Voigtmann est lui fantomatique tandis que Kevin Pangos n’a aucune réelle influence. Certes, le poids de certaines blessures se fait sentir. Meilleur milanais en début de campagne, Shavon Shields a manqué les six dernières rencontres, Naz Mitrou-Long n’a disputé que quatre parties, et Luigi Datome deux. Mais ce n’est pas une excuse valable lorsque l’on dispose d’un roster profond, permettant en théorie de pouvoir compenser ces absences. Arrivé en renfort la semaine dernière, Timothé Luwawu-Cabarrot apporte une nouvelle rotation de choix, même si le Tricolore n’a pu peser pour sa première face aux Turcs.

Dans une semaine à deux matchs, les Milanais ne vont pas avoir le temps de tergiverser. Ils retrouveront leur Mediolanum Forum dès ce jeudi pour une rencontre qui s’annonce une nouvelle fois très difficile. Face à eux, se dressera le Fenerbahçe de Dimitris Itoudis, leader incontesté de l’EuroLigue avec un bilan impressionnant (8V-1D), et qui reste sur une nouvelle victoire probante face à l’AS Monaco. Un réveil est donc fortement conseillé pour éviter de prendre une nouvelle pilule qui enfoncerait alors encore plus LA déception de ce début de campagne, et possiblement entraîner le départ d’Ettore Messina, comme il l’a lui même confié ce mardi soir : « Si nous continuons à jouer comme ça, je tirerais mes propres conclusions, et j’irais voir M. Armani pour lui dire qu’il est nécessaire de trouver un autre guide pour l’équipe ». Bref, l’alerte a sonné dans la Sérénissime.


Journaliste/Rédacteur depuis 2012 - Bercé par l’amour des Girondins de Bordeaux, les échecs de Christophe Moreau sur le Tour de France sous l'ère Lance Armstrong et le fade-away létal de Dirk Nowitzki, ma passion dévorante pour le sport a toujours été un pan incontournable de ma vie. Transmettre ma passion à l’écrit a été une transition naturelle. Suiveur assidu de basket et de hockey sur glace, je garde toujours un peu de place pour suivre le cyclisme, le football et le maximum de performances françaises.

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