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Formule 1

F1 Arabie Saoudite 2022 : Le circuit de Djeddah à la loupe

Pierre Gorce

Publié le

Photo Icon Sport

F1 2022 – GRAND PRIX D’ARABIE SAOUDITE 2022Les pilotes restent au Moyen-Orient puisque cette semaine se court la deuxième édition du Grand Prix d’Arabie Saoudite. De nouveau une course de nuit mais, cette fois-ci, sur un tracé extrêmement rapide. Le circuit de la Corniche à Jeddah (ou Djeddah) ne permet pas une seconde d’inattention. Décryptage.

C’est le retour de Jeddah ! Seulement quelques mois après la première édition du Grand Prix d’Arabie Saoudite, une nouvelle course se dispute cette semaine au bord de la mer Rouge. Ce tracé est composé de 27 virages et est déjà considéré comme le circuit urbain le plus rapide du calendrier. Beaucoup de courbes, très peu de gros freinages, la vitesse moyenne dépasse les 253km/h. Plus rapide que Monza. Le créateur de cette piste n’est autre que Carsten Tilke, le fils d’Hermann, connu pour être l’architecte de la Formule 1.

En décembre 2021, Lewis Hamilton a parcouru les 6 174 mètres en 1:27.511 pour décrocher la pole position. Le temps aurait pu être encore plus bas si Max Verstappen n’avait pas tapé sa roue arrière droite à la sortie du dernier virage. Jugé dangereux par certains pilotes en raison de sa vitesse élevée et de ses nombreuses courbes à l’aveugle, le circuit de la Corniche évolue légèrement cette année.

Du changement le long du circuit

La Saudi Motorsport Company, promoteur de la course, a déjà confirmé que les barrières des virages 2, 3, 14 et 21 ont été reculées à deux mètres. Même chose pour le 27e et dernier virage, c’est un certain pilote néerlandais qui va être content. Les écuries ont aussi demandé à avoir des balustrades plus lisses aux virages 4, 16, 22 et 24 pour que les monoplaces puissent les frôler sans être endommagées. Quelques petits changements à Jeddah, bien utiles pour les principaux concernés, peu visibles pour les spectateurs.

Le virage le plus compliqué est peut-être bien le premier. Une chicane lente passée par tous en troisième où il y a eu plusieurs complications lors du premier GP. L’accrochage Perez/Leclerc et celui entre George Russell et Nikita Mazepin pour ne citer qu’eux. Ensuite, les pilotes n’appuient plus beaucoup sur la pédale de frein. Jusqu’à l’épingle du virage 13, tout se passe à plus de 230km/h. Et puis cette courbe se passe tout de même en quatrième.

Circuit de Jeddah - F1 Grand Prix Arabie Saoudite

Circuit de Jeddah – F1 Grand Prix Arabie Saoudite

La moindre erreur coûte cher

Bis repetita. Par la suite, l’accélérateur n’est plus beaucoup lâché jusqu’au dernier virage. Les gauches puis les droites s’enchaînent mais se méfier du 22 est obligatoire. Des accidents en Formule 2 mais surtout des crashs pour Charles Leclerc et Mick Schumacher. L’Allemand et le Monégasque ont perdu l’arrière de leur voiture en entrant dans ce virage. Résultat ? Des monoplaces encastrées dans les TecPro, détruites par la violence du choc.





Ce circuit de la Corniche de Jeddah comporte donc de nombreux pièges, une évidence vu la vitesse à laquelle fonce les voitures. Les modifications faites ces derniers mois sont là pour aider les pilotes mais, indirectement, ils iront encore plus vite que lors de la première édition. Le tracé saoudien ne laisse toujours pas de marge et ce sera le cas jusqu’en 2030. La FOM n’a pas dû hésiter longtemps à empocher le chèque de 650 millions de dollars (sur 10 ans) présenté par la monarchie islamique du Moyen-Orient.

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