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Culture

« Foot et monde arabe » : une exposition pleine d’histoire

Quentin Marchesan

Publié le

Du 10 avril au 21 juillet, l’Institut du Monde Arabe situé à Paris nous amène à la découverte d’une exposition retraçant l’histoire du football dans le monde arabe d’hier à demain.

11 salles, 11 histoires

C’est au rythme des chants de supporters, des hymnes des clubs, des musiques traditionnelles mais aussi des exploits commentés des joueurs les plus emblématiques du monde arabe que le visiteur est accueilli. À travers 11 salles, telle une équipe de football, le visiteur est plongé au cœur de l’histoire allant de la légende Larbi Ben Barek à Mohamed Salah en passant par Zidane ou Madjer, sans oublier l’équipe indépendante du FLN, le Nejmeh SC et son idéal multiconfessionnel, ainsi que le PSG. Les organisateurs ont aussi dédié une salle au football féminin qui prend une place de plus en plus importante dans le monde arabe, notamment en Jordanie avec l’organisation de la Coupe du monde des U17 en 2016 et la Coupe d’Asie en 2018.

C’est également l’occasion pour le Qatar de promouvoir l’événement majeur qu’attend le monde arabe dans les années à venir : la Coupe du monde 2022. Le visiteur retrouve ainsi les maquettes des différents stades qui accueilleront les matchs ainsi que leur localisation et le nombre de places.

Stade d’Al Rayyan (40 000 places) – Quentin Marchesan/Dicodusport

Par ailleurs, deux salles sont également réservées aux événements mêlant football et politique. Le visiteur découvre ainsi une salle sur la Palestine et Israël, une autre salle sur les Ultras et leur rôle majeur lors des printemps arabes en 2011 ou plus récemment dans les manifestations en Algérie.

Lors de la traversée des salles, le visiteur découvre des extraits de films, de reportages, des témoignages exclusivement réalisés pour l’exposition, mais aussi de nombreuses archives. On y retrouve ainsi des photographies prises il y a plus de 70 ans, des maillots (parfois dédicacés) des plus récents portés par le gardien égyptien El Hadarry au plus vieux porté par le Marocain Larbi Ben Barek, mais aussi des écrits, des extraits de journaux. Mais que dire de l’émotion ressentie à la vue des Coupes du monde 1998 et 2018, des séries photographiques témoignant de la popularité du football ou encore des exploits individuels de Ben Barek, Mekhloufi ou encore Zidane.

Larbi Ben Barek sous le maillot de l’Équipe de France – So Foot

C’est donc une exposition qui nous en apprend beaucoup sur un monde auquel on ne pense pas forcément lorsque l’on entend le mot football et qui donne, pour les plus curieux d’entre nous, l’envie d’approfondir le sujet.





Le centenaire de la Fédération Française de Football

Au côté de l’exposition sur le foot et le monde arabe, un espace entier est dédié au centenaire de la Fédération Française de Football (FFF). L’occasion de retracer l’histoire de notre fédération avec un objectif principal : montrer le rôle prémonitoire de la FFF dans le développement du football mondial. En effet, cette partie de l’exposition nous rappelle que la FFF a été à l’origine de la création en 1930 de la Coupe du monde, qu’elle a eu un rôle de précurseur dans le domaine de la détection et de la formation. Elle est également la première fédération à organiser la Coupe du monde à 32 équipes en 1998 et l’Euro à 24 équipes en 2016, mais aussi la première à se porter volontaire pour l’utilisation de la VAR.

À l’image de l’exposition sur le foot et le monde arabe, celle sur le centenaire nous offre l’accès à de nombreuses archives : des papiers officiels sur la création de la FFF au maillot d’Antoine Griezmann, la médaille d’or de l’Euro 2000, d’argent de l’Euro 2016, le ballon du coup d’envoi de la finale Italie-France à la CDM 2006 ou encore le fanion de la finale de la Coupe du monde 2018, France-Croatie. Le visiteur découvre donc un espace rempli d’histoires et d’émotions, qu’il ait simplement connu la victoire à la Coupe du monde 2018 ou qu’il ait connu l’ensemble des succès et des belles épopées depuis l’Euro 1984. Un film retrace ainsi les parcours de l’équipe de France à l’Euro 1984, au Mondial 1998, l’Euro 2000, la Coupe du monde 2006, l’Euro 2016 et la CDM 2018. De quoi rappeler de bons souvenirs, entre larmes de joie, larmes de tristesse, l’envie de crier, de sauter, mais surtout l’envie de revivre ces émotions.

Médaille d’or de l’Euro 2000 (gauche) et médaille d’argent de l’Euro 2016 (droite) – Quentin Marchesan/Dicodusport

L’équipe de France féminine a également sa place dans l’exposition avec un film retraçant l’histoire de cette équipe, les grandes joueuses, sans oublier la promotion pour la Coupe du monde féminine qui aura lieu en France du 7 juin au 7 juillet.

L’ensemble des pièces présentes dans ces deux expositions sont prêtées par des musées, des fédérations ou des collectionneurs privés. C’est donc une opportunité unique de toutes les voir rassemblées à Paris. Ce sont deux expositions à ne pas rater si vous avez l’occasion de vous y rendre. La première se termine le 21 juillet, la deuxième, quant à elle, fermera ses portes le 25 mai. Un bon après-midi est suffisant pour visiter en toute décontraction les deux expositions. Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site de l’IMA.

Quentin Marchesan

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