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Coupes d’Europe : Quel premier bilan pour les clubs français ?

Julien Correia

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Coupes d'Europe : Quel premier bilan pour les clubs français ?
Photos UEFA et Icon Sport

LIGUE DES CHAMPIONS – LIGUE EUROPA – À mi-parcours en phase de poules dans les compétitions européennes, le bilan des clubs français est peu réjouissant. Faisons un petit tour d’horizon.

Seulement 4 victoires en 15 rencontres pour nos 5 clubs engagés dans les deux coupes européennes. Le bilan est donc loin d’être positif. Si l’Olympique Lyonnais et le PSG nous avaient fait rêver l’été dernier lors du Final 8, tout cela semble bien loin désormais. Mettons au tableau les 5 élèves français pour cette saison européenne.

Le bonnet d’âne : Olympique de Marseille

12. Comme le nombre de défaites consécutives en Ligue des Champions du club phocéen. Un triste record que possèdent désormais les Marseillais en compagnie d’Anderlecht et du Dinamo Zagreb. André Villas Boas, conscient des faibles prestations de son équipe s’était exprimé de manière assez crue à l’issue de la rencontre à Porto. « C’est une honte, c’est sur l’OM que cette merde est tombée. Il n’y a rien d’autre à dire… Pour être faible et faire de la merde en Ligue des champions, il faut déjà être là. On est là et on fait de la merde. C’est comme ça. Il faut faire mieux. »

Outre les résultats, c’est la qualité de jeu qui interpelle donc. Les coéquipiers de Steve Mandanda n’ont cadré que 4 frappes à l’issue de cette phase aller. Dans un groupe qui sur le papier n’a rien d’insurmontable, où seul Manchester City semblait être au-dessus du lot. Avec 0 point au compteur et 2 déroutes face à City et Porto (0/3), les Olympiens vont tenter d’accrocher une place en Europa League. Ce qui serait un moindre mal.


En apprentissage : le Stade Rennais

Pour leur première participation dans la reine des compétitons européennes, les Bretons ne déméritent pas. Avec seulement un point en 3 rencontres, le bilan comptable est en revanche insuffisant. Après une première rencontre frustrante face à Krasnodar où les Rennais étaient en mesure de l’emporter (1-1), ils se sont inclinés à deux reprises. Face à Séville, ils ont pu constater ce qui les séparaient encore du très haut niveau. Battus sur la plus petite des marges, leur portier Alfred Gomis avait évité le naufrage.

À Stamford Bridge, mercredi dernier, les faits de jeu ont été contraires aux hommes de Stephan qui avaient montré des choses intéressantes avant l’expulsion de Dalbert en fin de première période.  Pour une « toute première fois », les Rouge et Noir connaissent désormais la chanson (et la musique) de cette Ligue des Champions. À eux de jouer une autre partition et d’espérer décrocher également une place en Ligue Europa.


Décevant, doit redoubler d’efforts : le Paris Saint-Germain

Le pire bilan de l’ère QSI en Ligue des Champions. Une seule victoire face à Basaksehir (2/0), et deux défaites sur le même score (2/1) face à Manchester United et Leipzig. Si les Parisiens ont encore une fois de nombreux absents à déplorer, cela n’excuse pas tout. Ils vont devoir changer des choses et vite. À commencer par leur entraîneur ? Celui-ci ne semble en tout cas pas inquiet. « Menacé ? Non, aucun problème. Depuis mon arrivée c’est comme ça. J’ai l’impression que la presse et l’environnement sont très critiques, il faut l’accepter. Ça ne change pas ma manière de travailler, c’est la vie d’un coach à Paris, rien n’est jamais suffisant. Mais il n’y a aucun problème de mon côté. »

Pourtant, des problèmes il y en a quelques-uns à dénombrer. Système tactique inexistant ou presque, des choix incompréhensibles (Marquinhos-Danilo) et un groupe qui semble ne plus être réceptif. Dans ce marasme, le PSG a encore son destin en main pour se qualifier. Mais les Parisiens devront montrer un tout autre visage et battre dès le 24 novembre prochain le RB Leipzig. Dans le cas inverse, le dernier finaliste de l’édition pourrait ne pas franchir la phase de poules. Et Tuchel lui ne pas passer l’hiver. Mais ça, c’est une autre histoire.


Mention passable : l’OGC Nice

« On a vu un peu plus d’intensité par rapport à ce qu’on est habitué à avoir en Ligue 1. » Tels étaient les mots prononcés par Lees-Melou à l’issue de la déroute à Leverkusen (2/6). Suite à ce naufrage, les joueurs de Patrick Vieira battaient les Israéliens de Beer-Sheva (1/0) avant de s’incliner jeudi face au Slavia Prague (3/2). Une défaite qui plus est face à un adversaire très amoindri en conséquence du coronavirus. Morgan Schneiderlin en avait conscience hier. « C’est dur de parler, il faut des actes. Je ne sais pas si c’est un mal français, mais ce n’est pas glorieux de perdre comme ça. » Pour autant, les Niçois ne sont pas encore totalement décrochés et recevront à deux reprises lors de la phase retour. L’espoir est permis.


Très satisfaisant : le LOSC

C’est LA satisfaction de cette campagne européenne pour le moment. Invaincus en championnat comme en Ligue Europa, les Dogues séduisent. Et ce n’est pas le résultat d’hier qui va nous faire démentir. Victorieux 3/0 à San Siro, les coéquipiers du meilleur buteur de la compétition Yazici, ont signé une prestation historique. Une rencontre aboutie que le coach Christophe Galtier apprécie à sa juste valeur. « C’est un très grand match. Vous avez très rarement des moments de joie dans un métier difficile, mais venir faire ce genre de performance ici face à l’AC Milan, évidemment que ce sont des moments particuliers qu’on retiendra tout au long de sa vie. »

Une petite revanche pour lui si souvent Zlatanné par Ibrahimovic lors de ses 4 saisons sous les couleurs parisiennes. La seule ombre au tableau pour le LOSC serait le manque de réussite de Jonathan David, toujours à la recherche de son 1er but. Mais quoi qu’il en soit, pour le moment, les Nordistes sortent (un peu) de la grisaille le football français.

Julien Correia


Journaliste/rédacteur depuis janvier 2019 - Tombé dans le monde du ballon rond étant petit, j’aurais pu devenir pro sans ces foutus ligaments croisés. Défilant sur les champs (mais pas Elysées) en 98, j’ai été bercé par les exploits de Mister George, piqué par la technique du Snake, grandi avec Captain Rai et Ronnie, mûri avec Pauleta et Edi. Mais Ibracadabra, je suis désormais reconverti en runner/traileur. Moins rapide que Bolt et moins endurant que Jornet, c’est donc plume à la main que je partage les exploits de ces athlètes !

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