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Handball EHF Euro Cup : Des Bleus à deux visages dominent la Suède

Etienne Goursaud

Publié le

Handball - Des Bleus à deux visages dominent la Suède
Photo Icon Sport

HANDBALL EHF EURO CUP – Pour leur première, après des Jeux Olympiques ratés, les Bleus dominent la Suède (37-31). Les Français à deux visages. D’abord exceptionnels dans le premier acte et plus brouillons dans le second acte. Mais une victoire précieuse pour les têtes. Le bilan global reste très positif.

Les retrouvailles sont réussies pour les Bleus. Après le traumatisme de cette invraisemblable défaite en quarts de finale des JO contre l’Allemagne, les Français recevaient ce soir la Suède, une des nations phares du handball. Et la victoire, les sourires et la communion avec le public, si cela n’enlève pas la cicatrice de Paris, vont faire beaucoup de bien à la tête des Bleus. Et il y a des choses positives et des joueurs qui vont marquer des points dès ce soir, à un peu plus deux mois du prochain mondial. Où les Bleus sont vice-champions du monde sortant.

Première période idyllique pour les Bleus, mais qui perdent Élohim Prandi

Une première période absolument de rêve pour les Bleus pour ce premier match de l’EHF Euro Cup. Comme si tout ce qui n’avait pas marché, lors des derniers Jeux Olympiques, s’était totalement aligné ce mercredi soir. Plus de 20 buts marqués, seulement onze encaissés et un écart de dix buts à la pause (21-11). On ne va pas se mentir, c’était même complètement lunaire dans le premier quart d’heure. À l’image de la première possession suédoise, de plus de deux minutes et qui n’a abouti à rien. Prélude de dix minutes sans encaisser de but pour les Bleus. Un intervalle rare dans le handball et les hommes de Guillaume Gille qui s’échappent déjà (6-0, 11e). La Suède, une des meilleures nations mondiales, obligée de prendre deux temps morts dans les treize premières minutes.

Une bonne défense, de nombreux ballons perdus et des échecs aux tirs pour des Suédois bloqués à 17 % de réussite au tir et 9 % sur les phases offensive. Famélique. Et qui donne des ballons de récupération à Rémi Desbonnet, le sniper dans les cages françaises, qui s’est transformé en multiple passeur décisif. À l’image de la fantastique relance, conclue par la non-moins fantastique roucoulette d’Hugo Descat (cinq buts dans le premier acte). Et les Bleus vont compter treize buts d’avance (17-4, 21e). Seule grosse ombre au tableau, la blessure du très influent Elohim Prandi, parti à l’hôpital. On suspecte une luxation de l’épaule. C’est un coup dur pour le PSG. Mais Thibaud Briet (4 buts) a parfaitement tenu son rang au poste d’arrière gauche.

Une deuxième mi-temps plus brouillonne

Malheureusement, les Bleus perdent rapidement Kyllian Villeminot. On peut craindre le pire au niveau du tendon d’Achille. C’est un coup dur terrible pour Montpellier. Sans être dans le rythme démentiel du premier acte, notamment avec une défense qui s’est relâchée, les Bleus contiennent parfaitement les Suédois (26-15, 37e). Mais il n’y pas ce sérieux qu’on a retrouvé dans le premier acte. L’efficacité en attaque est retombée à 50 % après 40 minutes de jeu. Avec des pertes de balles largement évitables. Petit à petit, avec les munitions rendues, les Suédois grignotent leur retard (28-20, 44e). Néanmoins, la barre des 30 buts a été atteinte à la 48e minute, sur un kung-fu fantastique, conclu par Hugo Descat.

Mais ce match a perdu de sa saveur dans le second acte. Toutefois, on sent que cette équipe de France est vraiment au-dessus de son adversaire (32-24, 52e). On peut regretter que cette équipe, après avoir passé près de 10 minutes sans encaisser de but, en encaisse finalement 30. On peut néanmoins souligner ce festival offensif, avec des ailiers bien servis. Et une belle relation au pivot. Que ce soit Nicolas Tournat ou Ludovic Fabregas. Ce qui n’est pas le point fort historique de cette équipe de France. Et même si la deuxième mi-temps a été moins prolifique, ce sont des gages pour la suite. Et qui demandent confirmation sur le long terme. Et dès samedi.

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