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Handball (F) JO 2024 : Les Bleues enchaînent un deuxième succès face aux Pays-Bas

Etienne Goursaud

Publié le

Handball (F) JO 2024 : Les Bleues enchaînent un second succès face aux Pays-Bas
Photo Icon Sport

HANDBALL FEMMES JO 2024 – Les Bleues ont déjà un pied en quart de finale, après ce second succès contre les Pays-Bas (32-28). Bousculées dans le premier acte, avant d’accélérer, les Françaises ont ensuite fait le travail. Portées par une immense Chloé Valentini, auteure de dix buts, dont sept dans le premier acte.

Deux matchs, deux victoires pour les Bleues. Pas de quoi les émouvoir, elles qui savent que le plus dur arrive pour aller chercher le plus grand. Néanmoins, chaque victoire reste savoureuse. Encore plus dans une salle acquise leur cause, à domicile aux Jeux Olympiques. Et, dans cette poule avec des surprises, ces quatre points en deux matchs donnent déjà aux joueuses d’Olivier Krumbholz une option pour les quarts de finale. Ce ne fut pas encore parfait contre les Pays-Bas, comme dans le premier match contre la Hongrie. Mais on sent un groupe sûr de sa force, y compris dans les moments difficiles. Avec de très grosses individualités.

Les Bleues, portées par Valentini, finissent fort le premier acte

Est-ce que vous connaissez le dicton qui dit que Chloé Valentini ne rate jamais deux matchs de suite ? L’ailière gauche française, sans doute la meilleure du monde à son poste, a éclaboussé le premier acte de sa classe. Passée à côté de son match contre la Hongrie, lors de l’entrée en lice des Bleues, la Bisontine a remis les pendules à l’heure dès le premier acte. Avec un énorme 7/8 au shoot et une défense stratosphérique, récompensée d’une interception.

Néanmoins, dans ce choc face aux championnes du monde 2019, dans cette revanche des quarts de finale des derniers JO, dominé par les Bleues, rien ne fut simple. Si les Françaises profitent des erreurs au niveau du tir (5/10 après 13 minutes) des Néerlandaises pour s’envoler (4-1, 5e), elles sont vite ramenées à la réalité (4-4, 8e, pour 5-7, 15e). Un tout petit but en neuf minutes et quelques actions évitables, comme la faute offensive de Sarah Bouktit, qui lui coûte une exclusion temporaire. Face à la défense rugueuse, voire agressive des Néerlandaises, les Bleues butent. Agressive, avec au minima, la complaisance du duo arbitral, qui ferme les yeux sur la grosse faute de Tamara Haggerty qui commet un attentat sur Méline Nocandy. Ou cette faute non sifflée sur Orlane Kanor.

Peut-être fallait-il cela, car les joueuses d’Olivier Krumbholz se révoltent. Remettent de l’impact en défense. Et récupère des ballons faciles, bien exploités avec, comme au premier match, une grosse efficacité aux tirs (17/21). Cela leur permet de repasser devant (14-13, 26e). Et de finir très fort, avec deux nouveaux buts de Chloé Valentini, malgré un coup franc direct, encaissé au buzzer. Elles basculent à la pause, avec trois longueurs d’avance.

« Air » Kanor a fait du bien aux Bleues

Le début de second acte confirme les bonnes dispositions des Bleues, qui continuent de trouver des solutions offensives. Elles marquent huit buts dans les treize premières minutes du second acte. Mais en encaisse autant et l’écart reste serré, même si on sent une certaine maîtrise tricolore (24-22, 44e). Néanmoins, les Néerlandaises continuent à gâcher des munitions aux tirs, restant à peine au-dessus de 50 % de réussite. Un taux assez faible au plus haut niveau international. Beaucoup de tirs non-cadrés. Mais elles s’accrochent et reviennent à deux buts (27-25, 52e). Avec des ailières néerlandaises qui mettent en difficulté la défense française.





Et c’est aussi dans ces moments-là que ces Bleues sont si fortes. Car il y a toujours une individualité qui sort de la boite. Cette fois-ci, c’est Orlane Kanor qui s’élève sur le toit de la salle à deux reprises, pour planter deux buts monumentaux. À cela s’ajoute un but exceptionnel d’Estelle Nze Minko à la hanche. Et revoilà les Bleues avec quatre buts d’avance (30-26, 55e). Et cette impression d’avoir vu maintes et maintes fois ce scénario, ces dernières années. La route est longue, mais sans être excellentes, les Bleues savent endiguer les vagues dans leurs temps faibles. Et Hatadou Sako a fermé la boutique en toute fin de match, contrant les toutes dernières velléités des Néerlandaises. La gardienne a signé une belle entrée, avec un beau 9/23 dans les cages.

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