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Handball Ligue des Champions 2025/2026 (H) : Le PSG peut nourrir des regrets contre Barcelone

Etienne Goursaud

Publié le

Handball Ligue des Champions 2025/2026 (H) : Le PSG peut nourrir des regrets contre Barcelone
Photo Icon Sport

LIGUE DES CHAMPIONS DE HANDBALL – Le PSG s’est réveillé trop tard et s’incline à domicile contre le FC Barcelone (27-30). Les Parisiens, qui ont compté neuf buts de retard en début de second acte, ont failli renverser la partie, revenant plusieurs fois à un but. Enfin, ils ont montré un bon visage. Mais que de regrets de ne pas l’avoir fait sur l’intégralité de la rencontre. C’est déjà la 5ème défaite en huit rencontres.

Il y aura de la frustration et des regrets. Mais peut-être aussi un peu de fierté pour les Parisiens, qui ont enfin montré un visage cohérent sur la scène européenne, avec la meilleure mi-temps de leur saison. Mais contre le FC Barcelone, jouer 30 minutes ne suffit pas : il faut un match plein. Battu de trois buts (29-26), le PSG a payé son inconstance. Il peut néanmoins se projeter sur la suite avec cette mi-temps référence. Il faudra cependant aller vite : avec cinq défaites en huit matchs, tout reste à faire pour se qualifier en 8ème de finale. Quant au quart de finale direct, il n’est déjà plus envisageable.

Six longueurs de retard à la pause

Le problème du PSG, c’est qu’il prend trop de buts : 226 en sept matchs avant la rencontre. Quarante de plus que son adversaire, cinq de plus que le leader Magdebourg, qui compte pourtant un match en plus. Et après 30 minutes de jeu, ce sont 19 buts supplémentaires qui s’ajoutent à l’addition. À ce moment de la partie, difficile d’imaginer un tel PSG dans le second acte.

Tout comme il était difficile d’envisager la résurrection de Mikkel Løvkvist, transparent dans le premier acte dans les cages parisiennes. On l’a souligné il y a quelques jours : le PSG a un problème de gardien de but. Et ce premier acte n’a pas dérogé à la règle. Les deux gardiens parisiens n’ont réalisé que trois parades en 22 tirs subis, tandis qu’Emil Nielsen, monstrueux dans le dernier quart d’heure, finit son premier acte avec 9 parades en 19 tirs subis. Six parades d’écart, pour six buts d’écart à la pause (13-19). Il n’y a pas de hasard.

Pourtant, le PSG est entré dans la partie avec des intentions, dans un début de match extrêmement rythmé (3-3, 4e). Paris ose et marque de beaux buts. Puis, petit à petit, la machine se grippe. Les attaques deviennent laborieuses, les pertes de balle se multiplient, tout comme les échecs aux tirs (54 % de réussite globale, seulement 34 % en attaque placée).

Tout le contraire d’un FC Barcelone qui, malgré un Dika Mem en rodage, a pu compter sur deux autres Français en pleine bourre. Ludovic Fabregas termine meilleur buteur du premier acte, sans le moindre échec (5 buts). Timothey N’Guessan inscrit quant à lui quatre réalisations. Et surtout, le club espagnol exploite parfaitement les ballons récupérés, avec un jeu sur grand espace redoutablement efficace. Le temps mort pris par Stefan Madsen redonne un instant de l’allant (12-14, 22e), mais Paris s’écroule de nouveau avant la pause.





Le PSG tout près de l’exploit

Le début du second acte n’a rien laissé présager de la révolte parisienne. L’ancien portier du HBC Nantes, Emil Nielsen, décide d’enfoncer encore un peu plus la tête des Parisiens sous l’eau. Le Danois entame la seconde période avec cinq parades consécutives. Aile, pivot, 7 mètres : le meilleur gardien du monde récite ses gammes et écœure Paris au fil de ses arrêts. Le Barça n’en demandait pas tant (13-22, 34e).

On peut évidemment perdre un match en accusant neuf buts de retard sur le parquet adverse — demandez aux Brestoises dimanche dernier. Et peut-être les Parisiens s’en sont-ils inspirés pour lancer une énorme révolte. Ils infligent un 7-0 au Barça (20-22, 44e). Enfin, Mikkel Løvkvist entre dans son match et multiplie les parades : huit arrêts dans les treize premières minutes du second acte. Le portier est métamorphosé.

Le FC Barcelone frôle le précipice. Transfigurés par la prestation de leur gardien, les Parisiens mordent enfin à pleines dents ! La rage est palpable. L’équipe est méconnaissable par rapport au premier acte. Cette fois, ce sont les Barcelonais qui peinent en attaque placée. Malheureusement, le PSG manque les deux ou trois ballons qui auraient pu faire basculer la rencontre dans l’irrationnel. À l’image d’un contre de Sebastian Karlsson, stoppé par Emil Nielsen (56e). C’est aussi cela, la force d’un cador européen : tenir dans la douleur. Le Barça garde la main (26-28, 57e) et marque les buts essentiels.

Paris pourra tout de même se regarder dans la glace ce mercredi soir et se dire deux choses : oui, ce PSG est capable de produire du bon handball. Et oui, il doit absolument montrer ce visage du second acte beaucoup plus souvent en Ligue des Champions.

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