Handball Ligue des Champions (F) : Brest s’offre les Vipers et lance sa campagne européenne
LIGUE DES CHAMPIONS DE HANDBALL – Le Brest Bretagne a été solide pour dominer les Vipers Kristiansand, pour lancer sa campagne européenne (30-27). Après un premier acte solide défensivement, les joueuses de Raphaëlle Tervel ont tenu la cadence des Norvégiennes dans le second acte. Débuts réussis de la nouvelle entraîneure.
C’est le grand retour de la Ligue des Champions féminine. Avec une équipe de Brest Bretagne Handball sans doute très revancharde, après l’élimination en 8e de finale la saison passée, alors que les Brestoises étaient dans une bonne dynamique. Et pour cette reprise, un monument qui se présente à Brest, avec les Vipers. Une équipe en difficulté financière, qui a perdu des joueuses majeures. Dont Anna Vyakhireva, la géniale russe, qui a filé… à Brest. Mais qui conservent un socle solide, avec Silje Solberg et Katrine Lunde, les deux gardiennes championnes olympiques avec la Norvège. Ce match fait rentrer les Brestoises dans le vif du sujet, elles qui n’ont pas encore commencé leur championnat.
La défense de Brest déjà solide sur ce premier acte
Ceci explique peut-être les difficultés offensives des locales en début de match. Uniquement deux buts marqués dans les huit premières minutes. Avec énormément de déchet sur les tirs (3/7 après 11 minutes de jeu). Mais la défense est solide, avec deux buts encaissés (2-2, 8e). Et les recrues semblent déjà apporter quelque chose. On voit beaucoup Méline Nocandy, ancienne messine et parisienne, qui retrouve la Ligue des Champions, deux saisons après. Mais aussi Anna Vyakhireva qui organise le jeu offensif, et Annika Lott qui stabilise la défense. Cela explique sans doute ce début de match très fermé (4-3, 14e).
New club, but 𝐬𝐚𝐦𝐞 𝐡𝐚𝐛𝐢𝐭𝐬 for Anna Vyakhireva 😉#ehfcl #clw #handball @BrestBretagne pic.twitter.com/BBOueMwEcM
— EHF Champions League (@ehfcl) September 7, 2024
Après un quart d’heure d’observation, le match s’emballe enfin. Les Brestoises trouvent Pauletta Foppa qui enquille les buts (trois buts sur les sept premiers de son équipe). Mais c’est l’autre pivot internationale bleue, Oriane Ondono, qui offre le premier break (8-6, 19e). Avec une efficacité retrouvée (8/15 au tir). Le travail de la défense brestoise est excellent pour perturber les Norvégiennes, obligées de s’en remettre à des exploits individuels. L’écart se creuse (13-9, 27e). Et les Vipers enchainent les échecs au tir et ont surtout des difficultés à obtenir des situations de tir (seulement 17 tirs en 28 minutes), avec une très bonne Katharina Filter dans les cages brestoises (5/15). On peut même regretter cette fin de premier acte moins aboutie et un écart de trois buts à la pause (13-10).
Brest a tenu le rythme des Vipers dans le second acte
Le début de second acte est beaucoup plus enlevé. Avec pas moins de 11 buts dans les huit premières minutes. Et si les Brestoises résistent (18-16, 39e), la solidité défensive, observée dans le premier acte, est quelque peu battue en brèche depuis la reprise. Avec des Norvégiennes qui ont pu tenter 11 shoots en dix minutes. Loin des difficultés observées dans le premier acte dans ce secteur. Cependant, les Brestoises tiennent le rythme imposé par leurs adversaires, dans cette deuxième mi-temps bien plus débridée. Floriane André, autre recrue brestoise, a déjà eu autant de tirs à négocier après 13 minutes, dans les cages, que sa partenaire allemande dans tout le premier acte. Mais elle effectue un excellent début sous ses nouvelles couleurs (5/14 après 13 minutes de jeu et 9/22 au total).
Poussé par sa gardienne, Brest continue de tenir les rênes du match (24-20, 49e). Chaque début de retour norvégien est parfaitement géré par les Brestoises, certes moins inspirées défensivement, mais qui ont augmenté le curseur offensif, malgré une réussite au tir pas exceptionnelle (55 % de réussite et 26 tirs manqués). On peut noter que sept joueuses ont marqué trois buts ou plus ce samedi soir, côté Brest. Dont Coralie Lassource, qui ne tremble pas, au moment de redonner quatre buts d’avance aux siennes dans le money time (29-25, 56e). Et les Brestoises ne feront pas de mauvaises blagues à leur public. On sent cette équipe en rodage. Mais on sent que cette équipe peut avoir un sacré potentiel. À confirmer sur la suite de la saison.


