Handball Ligue des Champions (F) : Metz domine Esbjerg au bout du suspense
LIGUE DES CHAMPIONS FÉMININE DE HANDBALL 2025/2026 – Au terme d’un match accroché, Metz domine Esbjerg d’un tout petit but au Danemark (29-30). Les deux équipes, dans la revanche du match pour la 3ème place de la saison passée, ne se sont jamais quitté de toute la partie. Mais les Messines n’ont pas craqué, pour un match déjà référence.
C’est une première, mais c’est déjà une solide référence pour Metz Handball. On se gardera bien de parler d’exploit, car ce match, face à la Team Esbjerg, était le remake de la petite finale de la saison passée. Perdue par les Messines, qui s’étaient totalement écroulées dans le Final 4. La blessure est-elle complètement refermée ? Seules les Messines ont sans doute la réponse. Mais il est sûr que ce succès, au-delà d’être un succès référence, fait office de meilleur cicatrisant du monde. Et dans cette poule relevée, ces points de la victoire sont importants, alors que seules les deux premières sont qualifiées directement en quart de finale.
Les deux équipes dos à dos à la pause
Loin de la démonstration en reprise de Ligue Butagaz Energie, les Messines sont rentrées dans le grand bain de l’intensité de la Ligue des Champions. L’effectif renouvelé du Metz Handball avait répondu au test du championnat. Les trente premières minutes ont également été convaincantes au Danemark. Avec un score de parité et deux équipes qui ne se sont jamais quitté tout au long de ce premier acte. Les premières minutes ont donné le ton, avec un rythme élevé (2-3, 4ème). Malgré le turnover d’intersaison, on est aussi rassuré sur le point fort des Messines, ce jeu sur grand espace, dès que le ballon est récupéré.
On est par ailleurs rassuré sur l’état d’esprit du groupe. Dès qu’Esbjerg prenait un peu le large, Metz accélérait pour recoller (13-10, 25ème puis 14-15, 30ème). En revanche, l’efficacité au tir aurait pu être un peu meilleure, même si les choses se sont améliorées en fin de match. Quelques immanquables en contre-attaque. Et la difficile entrée dans l’arène de Suzanne Wajoka, une des recrues et qui découvre la Ligue des Champions (2/5 dans le premier acte). Mais là aussi, sa deuxième période sera beaucoup plus solide. En revanche, Sarah Bouktit et Lucie Granier ont été exemplaires. Les deux internationales françaises vont sans doute continuer à prendre de l’importance cette saison, sur et en dehors du terrain. Les voir réussir ce premier acte a sûrement contribué à la dynamique collective.
Johanna Bundsen, l’ultime parade salvatrice
On peut aussi s’intéresser à l’association Léna Grandveau et Petra Vamos. Les deux joueuses, qui évoluent toutes les deux au poste de demi-centre sur le papier, montrent qu’en attaque, elles peuvent jouer ensemble. La Hongroise, qui n’a pas entamé la rencontre, avant d’entrer au quart d’heure de jeu, est montée en puissance. Avec cinq buts en 38 minutes de jeu. Elle en totalisera 7 ce dimanche, meilleure buteuse de son équipe. Touchée et forfait en ouverture de championnat, elle est bien en jambe. Tandis que la Française effectuera une fin de marche énorme.
Comme dans le premier acte, les moments de temps faibles, avec petits échecs, ici où là, qui auraient pu peser lourd (21-18, 39ème) ont été vite gommés. Mais là aussi, bien aidé par un temps mort bien senti d’Emmanuel Mayonnade, les Messines ont trouvé des solutions (21-21, 43ème). On peut regretter qu’elles n’aient pas pu couper un peu plus l’influence de Nora Mork. Qui, outre sa réussite aux penalties (un échec), a distribué un nombre considérable de caviars à ses partenaires. Et les Messines, face au sniper norvégien a également concédé trop de jets de 7 mètres. De retour de maternité, la Norvégienne a été énorme encore aujourd’hui. À la hauteur de son statut.
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— EHF Champions League (@ehfcl) September 7, 2025
Et s’il fallait retenir une dernière messine, c’est bien la gardienne Johanna Bundsen (13/40 à 32.5 %). Mais qui a aussi brillé par sa capacité de relance. Celle qui avait la lourde tâche de succéder à Cléopâtre Darleux, qui a réalisé une saison 2024-2025 fantastique et qui avait cette capacité de trouver des passes téléguidés. La Suédoise n’a pas été en reste, avec une belle connexion vers Lucie Granier et marquera elle-même un but. Celui qui permet aux siennes de compter deux buts d’avance pour la première fois (24-26, 50ème). Et c’est elle qui clôture le bal Et avec une ultime parade victorieuse. Car, malgré une résistance adverse, Metz était repassé devant à 50 secondes du terme (29-30, 60ème). Succès inaugural déjà primiordial pour les Messines.


