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Handball Ligue des Champions (H) : Paris tremble encore mais domine le Sporting Lisbonne

Etienne Goursaud

Publié le

Handball Ligue des Champions (H) : Paris tremble encore mais domine le Spoting Lisbonne
Photo Icon Sport

LIGUE DES CHAMPIONS DE HANDBALL – Ce n’est jamais simple avec le PSG, qui s’en est sorti face au Sporting Lisbonne (30-28). Une nouvelle victoire, mais que ce fut dur et tendu pour les Parisiens, qui avaient vraiment matière à se mettre plus tôt à l’abri. Mais ils restent dans le duo de tête, et repoussent leur adversaire à trois points. On ne crachera pas dans la soupe au PSG.

Paris vient de faire une très belle opération. En s’imposant ce soir contre le Sporting Lisbonne (30-28), le PSG a encore une fois atteint la barre des 30 buts, une bonne habitude en Ligue des Champions. Mais Paris vient surtout de repousser son adversaire à trois points, et sera assuré d’être dans les deux premiers, avec au minimum deux buts d’avance sur le 3e, à la mi-temps de cette phase de poule. On vous rappelle que les deux premiers de chaque poule sont automatiquement qualifiés en quart de finale. Et pourtant, encore ce soir, le PSG n’a pas dégagé une grande souveraineté. Notamment au moment de ses temps forts. Et n’a jamais été capable de tuer le match. Mais les Parisiens sont là et bien là dans cette phase de poule. Sans impressionner. Et paradoxalement, c’est peut-être cela qui peut les rendre encore plus dangereux.

Le PSG très réaliste à défaut d’être brillant

Le PSG a réalisé une première période paradoxale. Les seize buts marqués sont plutôt bien payés pour les Parisiens, qui mènent de deux buts à la pause (16-14). Bien payé, car Paris a su bonifier ses attaques réussies. Et cette continuité en attaque n’a pas été un point positif. Seulement 50 % d’efficacité (42 % après 16 minutes de jeu). La faute à quelques ballons perdus (cinq dans le premier acte). Et hormis un bon Elohim Prandi (cinq buts) et une bonne relation au pivot (quatre buts dont trois dans le jeu pour Kamil Syprzak), les Parisiens n’ont pas été très inspirés offensivement. Mais quand Paris a réussi à trouver cette continuité, il faut saluer sa réussite au tir. 76 %, un taux considérable. Six petits échecs. Et mine de rien, cela pèse lourd dans la balance.

Face à des Portugais encore moins inspirés offensivement (10 échecs au tir, seulement 37 % des attaques qui ont abouti). Il faut dire que ce PSG, qui est une des pires défenses de cette Ligue des Champions, a monté le curseur dans ce domaine. Et les 14 buts sont presque mal payés. De la rugosité sans tomber dans la méchanceté (aucune exclusion temporaire dans le premier acte), et de la régularité, qui ont amené de très nombreuses pertes de balles des Lisboètes. Dix, un chiffre incroyablement haut en 30 minutes en Ligue des Champions. Malheureusement, le PSG n’a pas su tuer la match, alors qu’il a fait la course en tête tout du long (3-2, 5e, 8-6, 14e ou encore 10-7, 19e). La faute à des mauvais choix, au moment d’avoir des balles pour creuser l’écart. Malgré tout, ce 16-14 reste logique au vu du premier acte. Avec une roucoulette de génie de Mathieu Grebille.

Mais qui n’aura jamais été capable de tuer le match

Un but important avant la pause qui prend encore plus de relief avec le bon début de second acte des Parisiens (21-17, 36e). Des Parisiens qui ne gomment pas totalement leurs imprécisions, mais qui continuent à être solides défensivement, obtenant des ballons de récupération (trois en neuf minutes). Et même s’il y a quelques cartouches grillées, l’écart se fait petit à petit (25-20, 46e). Paris peut néanmoins remercier son gardien, Jannick Green. Ses statistiques ne sont pas démentielles (12/40 à 30 % de réussite), mais il a fait quelques arrêts déterminants, comme celui à 22-20, alors que le Sporting avait une balle de -1. Quand on sait que dans la foulée, le PSG a pris ces fameux cinq buts d’avance.

Il a aussi compensé une efficacité offensive qui n’a pas décollé et même régressé dans le second acte (45 % après 46 minutes de jeu). Et si Elohim Prandi est moins impactant dans ce second acte (on peut même dire qu’il est passé à côté), c’est Yahia Omar qui monte en régime. Déjà déterminant contre Berlin, l’arrière droit enquille les buts (6 buts, co meilleur buteur de son équipe ce mercredi soir). Dont deux fusées consécutives qui font du bien à son équipe qui avait encore faibli (27-23, 50e). Des faiblesses qui ont perduré encore jusqu’à la fin du match (27-26, 54e), malgré l’énorme activité de Luc Steins, qui offre aussi la victoire à son équipe, sur un but monumental. Néanmoins, malgré cette victoire très importante, le PSG aurait dû se mettre à l’abri plus tôt ce mercredi soir. Et cela aurait vraiment pu tourner vinaigre en cette fin de match.

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