Handball Ligue des Champions masculine : Le PSG chute à Kolstad
LIGUE DES CHAMPIONS DE HANDBALL – Troisième défaite pour les Parisiens, qui s’inclinent sur le parquet de Kolstad (36-31). Une défaite qui a une conséquence : leurs adversaires reviennent à leur hauteur. Dominateurs dans le premier acte (16-14), les joueurs de la capitale ont fait naufrage dans le premier quart d’heure du second acte.
Le PSG d’une courte tête à la pause
Pourtant, tout avait plutôt bien commencé pour les Parisiens, dans une première période engagée. Avec du rythme de chaque côté. Kolstad a tenté d’imposer une cadence élevée, alors que le PSG Handball a parfois cherché à poser le jeu. Mais en réalisant quelques actions de grande qualité. Dont quelques beaux décalages avec le pivot Kamil Syprzak très en réussite dans ces trente premières minutes (5/5 au tir). Mais jamais le PSG n’a réussi à totalement se détacher dans ce match. La faute à quelques tirs manqués, notamment en fin de mi-temps. Les Norvégiens se montrent tranchants, à l’image de Sander Sagosen. L’ex-Parisien a fait quelques misères à son ancienne équipe, particulièrement sur la distribution.
Sander Sagosen’s windmill feint is 𝐔𝐍𝐒𝐓𝐎𝐏𝐏𝐀𝐁𝐋𝐄!#ehfcl #clm #DareToRise @KolstadHandball pic.twitter.com/tfuMmuYbpl
— EHF Champions League (@ehfcl) November 15, 2023
Globalement, les Parisiens ont eu la main sur cette première mi-temps, comptant jusqu’à trois buts d’avance (12-15, 26ᵉ). Ils ont fait preuve de discipline, avec une seule exclusion temporaire dans ce premier acte. Malheureusement, on pourra regretter cette fin de premier acte, où Lars Eggen, entré dans les cages à la place de Torbjorn Bergerud en difficulté (1/13), a réalisé deux énormes parades sur un Elohim Prandi à la fois intéressant à la distribution (quatre passes décisives) et inconstant au shoot (4/9 dans ce premier acte). Cinq des six tirs manqués des Parisiens, dans le premier acte, proviennent de leur arrière gauche international français. Car ils ont été plutôt corrects dans leur efficacité, avec 73 % d’efficacité au tir, même si l’attaque aurait pu être plus performante (47 %). C’est avec deux buts d’avance que le PSG regagne les vestiaires.
Défense cataclysmique des Parisiens dans le second acte
Malheureusement, plus que correcte jusque-là (21 tirs concédés dans le premier acte), la défense du PSG va connaitre un naufrage dans le début du second acte. Totalement étouffée par le rythme absolument dantesque mis par les Norvégiens. Sept buts encaissés en 6:30, puis onze en 10:30, 22 au total du second acte. Les Parisiens n’y sont pas dans ce secteur, et encaissent plus d’un but par minute. Et malheureusement, offensivement, malgré des buts marqués, les Parisiens ne suivent pas le rythme. Malgré un Elohim Prandi très costaud, auteur de trois buts et une passe décisive, dans les huit premières minutes. Kolstad inflige un 4-0 aux Parisiens, le temps mort de Raul Gonzalez n’y fait rien (27-25, 42ᵉ). On en est alors à 13 buts en 12 minutes, quasiment autant que dans tout le premier acte.
Bloqués à 42 % de réussite sur leurs attaques, les Norvégiens sont remontés à 57 % et 80 % au tir. Preuve qu’ils trouvent des solutions bien trop facilement. Ils sont à 100 % au tir depuis la reprise. Une cadence que ne peut suivre le PSG (30-26, 47ᵉ). Un boulet bien trop dur (33-30, 54ᵉ). Mais comment pouvait-il en être autrement après une telle gifle reçue durant un quart d’heure. Les Parisiens n’ont certes pas tendu l’autre joue, mais on n’a jamais senti ce vent de révolte. À l’image de deux supériorités numériques bien trop mal négociées. Les joueurs de la capitale s’inclinent pour la troisième fois de la compétition. Les Parisiens vont céder, ce mercredi soir, leur 2ᵉ place dans cette poule.
60′ : C’est terminé à Kolstad, Paris s’incline face à une belle équipe… Bravo à elle !#Handball #Paris #PSG #PSGHand #Sport #EHFCL #ChampionsLeague #Kolstad #KOLPSG pic.twitter.com/efdUh8eZF4
— PSG Handball (@psghand) November 15, 2023
Le joueur : Magnus Rod
Encore une fois, le MVP n’est pas parisien ce soir. Mais comment pouvait-il en être autrement. L’arrière droit norvégien, Magnus Rod, a incarné le retour flamboyant de son équipe. Relativement discret dans le premier acte, avec trois buts, l’international norvégien a totalement pris feu dans le second acte. Signant pas moins de 8 buts dans les 30 dernières minutes. Dans toutes les positions, il a littéralement fait exploser la défense parisienne et écœuré les gardiens. À cela s’ajoutent quelques beaux retours défensifs. Il a atomisé ce second acte et les Parisiens risquent d’en faire de bien gros cauchemars ce soir.


