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Hockey sur glace

Hockey Mondial D1A 2022 : Les Bleues s’extirpent du piège néerlandais

Maxime Cazenave

Publié le

Hockey Mondial D1A 2022 Les Bleues s’extirpent du piège néerlandais
Photo Icon Sport

Hockey Mondial D1A 2022 – Les Bleues continuent leur carton plein ! Après la Slovaquie, ce sont les Pays-Bas qui ont succombé face à la furia tricolore, 4-1. Indisciplinées, les joueuses de Grégory Tarlé ne sont pas pas facilitées la tâche, mais assurent les trois points, sans réellement trembler. Première buteuse, Jade Barbirati a inscrit son premier but en compétition officielle avec les Bleues, tandis que Chloé Aurard a claqué deux nouveaux points, portant son total personnel à cinq.

Deux jours après avoir réussi une entrée en lice idéale (victoire 4-0 contre la Slovaquie), les Bleues retrouvaient la glace d’Angers pour leur deuxième match du Mondial D1A. Face à elles, se présentait l’adversaire le plus faible du groupe, les Pays-Bas. Les joueuses néerlandaises étaient passées à un souffle de créer l’exploit face à l’Autriche (défaite 1-2 aux tirs aux buts), avant d’exploser totalement face à la Norvège (1-7). Sur le papier, les filles de Grégory Tarlé ne devaient faire qu’une bouchée de leur adversaire, même si ce dernier avait plutôt bien résisté en match amical, la semaine dernière (4-2).

Jade Barbirati débloque la situation

Les premières minutes de la rencontre sont engagées en raison d’une lutte intense dans la zone neutre. Il faut ainsi attendre plus de cinq minutes avant de voir le premier lancer cadré de la partie, signé Athéna Locatelli. Petit à petit, le jeu français se met en place, avec plus d’application. Betty Jouanny se signale par un lancer qui frôle le poteau, mais cela reste bien maigre pour des Tricolores en mode diesel. Ces dernières concèdent même la première pénalité du match, sans conséquence. Durant deux minutes, ce sont même les Bleues qui disposent la plupart du temps de la possession du puck, et le tout sans concéder le moindre tir. Dans la foulée, Marion Allemoz se procure également une belle occasion.

Toutefois, les joueuses hollandaises connaissent un vrai temps fort. L’une des stars de la sélection, Kayleigh Hamers, passe tout près de jeter un froid sur l’IceParc, mais tombe sur une Caroline Baldin vigilante. Un mal pour un bien, puisque peu de temps après, l’ouverture du score va intervenir suite à un excellent travail en fond de zone. À la conclusion, Jade Barbirati déclenche un lancer malencontreusement dévié dans son propre filet par une défenseuse néerlandaise (1-0, 15e). Cela lance une grosse fin de période durant laquelle les Néerlandaises sont recroquevillées dans leur zone. Eline Gabriele sauve les meubles devant le filet, notamment en gagnant un duel face à Lore Baudrit, et en repoussant un tir de pénalité de Marion Allemoz.

Les Bleues font le break malgré une indiscipline dangereuse

Dans la continuité de cette fin de période éclatante, les Bleues poursuivent sur le même rythme. Elles bénéficient de leur première supériorité numérique, et manquent de réussite près du filet, malgré bon nombre d’opportunités. Cela a malgré tout l’avantage de fatiguer progressivement des Néerlandaises de plus en plus dépassées, enchaînant les dégagements interdits pour souffler. Le danger se rapproche alors de plus en plus, à l’image d’une belle percée en deux temps de Julia Mesplede. Malgré tout, les Hollandaises ne perdent pas le cap, et se montrent piquantes sur quelques contres bien sentis. Caroline Baldin doit donc négocier quelques arrêts difficiles, et se fait même suppléer par son poteau sur une situation d’infériorité à mi match.

Si Jade Barbirati fait admirer sa qualité technique et passe à deux doigts d’inscrire l’un des buts de l’année, les Tricolores connaissent un vrai trou. Il faut dire qu’avec trois pénalités concédées en moins de dix minutes, les filles de Grégory Tarlé ne se sont pas simplifiées la tâche. Malgré tout, elles réussissent à doubler la mise dans une fin de période folle. Estelle Duvin gère à merveille une situation de trois contre deux pour servir Chloé Aurard sur un plateau (2-0, 36e). Très active, l’attaquante de la Northeastern University fait le break. Un double avantage de courte durée, puisque Kayleigh Hamers bonifie l’indiscipline française en réduisant le score (2-1, 39e). Les Néerlandaises n’ont pas vraiment le temps d’en profiter. Une poignée de secondes plus tard, Léa Parment répond, et envoie les Bleues aux vestiaires avec une avance conséquente (3-1, 39e).





Une gestion solide de l’avantage acquis

Malgré un avantage net au nombre de tirs (30-14) après deux tiers, la maîtrise totale affichée contre la Slovaquie est moins présente. Dès la reprise, les esprits s’échauffent, et une échauffourée éclate devant le filet d’Eline Gabriele. En conséquence, cela entraîne déjà la cinquième infériorité numérique française. Les Pays-Bas laissent passer leur chance à ce moment-là, butant encore et toujours sur le bloc hermétique positionné devant Caroline Baldin. Plus discrètes offensivement, les Tricolores reprennent petit à petit des couleurs et remettent le danger dans le slot adverse. Léa Villiot et Marion Allemoz passent ainsi tout près du quatrième but. En manque de réussite, la capitaine dispose d’une nouvelle occasion en or, mais manque de vivacité pour pousser le puck au fond.

Les minutes s’égrènent alors rapidement. Sans trembler, les Bleues font preuve d’une gestion efficace en continuant à mettre du rythme, tout en déployant une couverture défensive plus consistante. Les Néerlandaises sont poussées à la faute, et permettent aux Françaises de faire le camp de leur zone défensive. Eline Gabriele évite alors que l’addition ne soit plus salée, mais voit depuis le banc Chloé Aurard venir inscrire un dernier but en filet vide (4-1, 59e). Si cette dernière période n’aura pas été d’une qualité exceptionnelle, les Bleues ont su faire preuve de sang froid, afin de gérer au mieux l’avantage acquis précédemment, sans jamais être réellement inquiétées.

Elles l’emportent finalement 4-1, et affichent un bilan impeccable avec six points engrangés. Mais attention, face à l’Autriche dès ce jeudi soir, ce sera une toute autre paire de manches.

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