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Hockey sur glace

Hockey Préparation Mondial Elite 2022 : Les Bleus de nouveau dominés par la Suisse

Maxime Cazenave

Publié le

Hockey sur glace Une première défaite encourageante pour les Bleus face à la Suisse
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Hockey sur Glace / Préparation Mondial Elite 2022 – En déplacement à Bâle afin d’y disputer son deuxième match de préparation au Mondial Elite 2022, l’Equipe de France s’est de nouveau inclinée face à la Suisse, 4-1. Au terme d’une rencontre au scénario similaire de celui disputé vendredi, les Bleus ont tenu bon durant plus de 50 minutes derrière un énorme Quentin Papillon (47 arrêts), avant de craquer totalement en fin de partie.

Deux jours après avoir entamé sa campagne de préparation par une défaite à Megève face à la Suisse, l’Equipe de France était de nouveau sur le pont ce dimanche. Cette fois, les Bleus se déplaçaient à Bâle afin d’y affronter de nouveau cette jeune, mais solide Suisse. Pour l’occasion, Philippe Bozon a décidé de conserver les mêmes alignements que vendredi dernier. Le seul changement est à signaler au poste de gardien puisque Quentin Papillon a pris la place de Henri-Corentin Buysse. Capables de rivaliser, les Bleus avaient l’intention de tenter de faire aussi bien en terres adverses.

Quentin Papillon retarde une ouverture du score inévitable

Ils se mettent dans les bonnes dispositions en s’installant rapidement dans le camp grâce à une pénalité rapide provoquée. Très présents dans les duels, les Français parviennent à gratter des palets au contact, ralentissant ainsi l’installation du jeu suisse qui avait fait mal en début de partie il y a deux jours. Quelques vagues bleues sont à signaler également sur des transitions verticales avec des lancés rapides pour emmener le danger sur Philip Wüthrich, titularisé à la place de Melin Nyffeler. Au bout de dix minutes de jeu, ils se permettent même de dominer au nombre de tirs cadrés.

Toutefois, ce sont bien les Suisses qui se créent la plus grosse occasion à ce même moment. Roger Karrer se joue de l’arrière-garde française mais se fait frustrer par la jambière de Quentin Papillon. Le gardien évoluant en Norvège (Gruner) récidive en sauvant deux situations chaudes sur le premier Powerplay suisse. Les Bleus n’arrivent plus à ressortir proprement, se contentant de miettes. Guillaume Leclerc sur une passe millimétrée de Teemu Loizeau et Pierre-Charles Hordelalay en tournant sur lui-même disposent de belles occasions, mais non cadrées. Si Papillon enchaîne les sauvetages, il ne peut rien faire sur le tir puissant de Nando Eggenberger (1-0, 19e).

La défense résiste, Bogdanoff convertit

Retournés durant ces dix dernières minutes compliquées (12 tirs à 0), les hommes de Philippe Bozon continuent de subir dès la reprise en concédant une pénalité au bout de quelques secondes. Toutefois, comme dans le premier tiers, le Penalty Killing se montre efficace en concédant peu de situations chaudes. Les Bleus soufflent également plus tard en bénéficiant d’une supériorité numérique, sans toutefois créer de réel danger. Le match perd alors en intensité et en précision technique. La mi match se rapprochant, il n’y a pas de quoi s’enthousiasmer, mais le collectif tricolore tient en place avec une défense intéressante à l’image du solide duo Enzo Cantagallo  – Hugo Gallet.

La pluie de tirs subis dans le premier tiers s’est considérablement ralentie, mais l’offensive tricolore peine cruellement à se créer de véritables occasions. Le palet est abandonné rapidement à l’adversaire et le forecheck régulièrement transpercé avec aisance par les lignes suisses. Ces dernières sont en revanche moins inspirées, mais profitent des errements défensifs français pour effectuer de longues présences en zone offensive. Dans les dernières minutes, Christoph Bertschy est frustré par un Papillon toujours concentré. Mais surtout, quasiment dans la foulée, Wüthrich relâche un lancé lointain de Fabien Bourgeois devant Lou Bogdanoff, qui en profite pour égaliser (1-1, 38e) ! Une réussite qui arrive au bon moment pour aborder le dernier tiers sur un pied d’égalité malgré une différence de tirs abyssale (33 tirs à 12!).

La Suisse fait sauter le verrou en fin de match

Malgré une infériorité à gérer pour débuter le dernier tiers, les Bleus résistent en repoussant de nouveau le Powerplay suisse. Le carré défensif ferme l’accès au slot à double tour et va même créer une situation de supériorité suite à une charge sur Quentin Papillon, symbole de la frustration suisse. Malgré cette frustration, ces derniers se montrent dangereux à la moindre occasion, à l’image d’une relance hasardeuse d’Aziz Baazzi passée à deux doigts de se transformer en but. Les Bleus se montrent inoffensifs en attaque. Comme un symbole, il faut un exploit individuel de Baptiste Bruche même si Romain Gutierrez profite d’une supériorité une nouvelle fois médiocre pour solliciter le gardien adverse. Les Suisses continuent eux de buter sur le portier français à l’image des multiples tentatives de Damien Riat ou Tristan Scherwey. ,

A force de dominer, la Suisse va finalement réussir à faire la différence sur le tard. En supériorité, Santeri A latalo déclenche un lancer puissant à la bleue. Positionné devant le filet, Luca Hischier gêne Quentin Papillon qui ne voit pas arrivé le puck, et se fait tromper (1-2, 53e). Ce but se révèlera fatal puisque malgré quelques tentatives à l’image d’un one-timer de Fabien Colotti en fin de supériorité, les Bleus ont une nouvelle fois sérieusement pêché dans le jeu de puissance, et lâchent prise. En fin de match, un break définitif est réalisé par Rod Noah (3-1, 58e) avant que Nando Eggenberger ne s’offre un doublé personnel pour boucler le score (4-1, 60e).

Si cette Suisse ne ressemble en rien à l’équipe extrêmement solide qui se présentera au Mondial Elite, cette équipe restait malgré tout une opposition de très haut niveau pour des tricolores également remaniés. Si les défaites sont au bout, il y aura beaucoup d’enseignements, positifs comme négatifs, à tirer de ces rendez-vous pour le staff tricolore.


Journaliste/Rédacteur depuis 2012 - Bercé par l’amour des Girondins de Bordeaux, les échecs de Christophe Moreau sur le Tour de France sous l'ère Lance Armstrong et le fade-away létal de Dirk Nowitzki, ma passion dévorante pour le sport a toujours été un pan incontournable de ma vie. Transmettre ma passion à l’écrit a été une transition naturelle. Suiveur assidu de basket et de hockey sur glace, je garde toujours un peu de place pour suivre le cyclisme, le football et le maximum de performances françaises.

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