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Hockey sur glace – TQO : L’équipe de France entame la dernière ligne droite avant Riga

Maxime Cazenave

Publié le

Hockey sur glace – TQO L’équipe de France entame la dernière ligne droite avant Riga
Photo Facebook Anthony Rech

HOCKEY SUR GLACE – Alors que le TQO de Riga débute dans dix jours désormais, l’équipe de France de hockey sur glace effectue un dernier stage de préparation à Cergy (14 août au 18 août) avant de jouer sa place aux Jeux Olympiques 2022. Depuis la région parisienne, l’attaquant des Bleus Anthony Rech se confie sur cette échéance capitale, alors que les choses sérieuses se rapprochent à grands pas.

Cela fait bientôt vingt ans. Vingt longues années que le hockey sur glace français attend de retrouver la joie de vivre un tournoi olympique. A l’époque, l’équipe menée par Cristobal Huet et Philippe Bozon avait alors rallié les États-Unis et Salt Lake City pour vivre le rêve de nombreux hockeyeurs. Entre le 26 et le 29 août, ce même Philippe Bozon a l’occasion de faire de nouveau vibrer les nombreux aficionados français, depuis le banc de touche cette fois.

Un cadre de travail serein pour préparer l’objectif d’une carrière

En effet, les Bleus vont disputer un TQO crucial lors duquel la moindre erreur sera rédhibitoire. Au sein d’un groupe de quatre équipes, l’équipe de France va affronter successivement la Hongrie (26 août), l’Italie (27 août) et la Lettonie (29 août). Au terme de ces échéances, seul le premier de la poule obtiendra son billet pour Pékin. Actuellement à Cergy depuis samedi, et ce jusqu’à mercredi, les Bleus préparent donc cette échéance importante avec détachement, comme nous le confie l’attaquant de Wolfsbourg, Anthony Rech : « Pour le moment, nous ne ressentons pas trop de pression. Elle viendra d’elle-même directement avec les matchs. C’est plus de l’excitation qu’autre chose. Nous aimons tous jouer ce genre de matchs à enjeux. »

Ce n’est pas nouveau, ce groupe-là vit bien ensemble depuis de nombreuses années malgré les nombreuses rotations de joueurs entre les différents rassemblements. Ces derniers se connaissent bien, et s’apprécient, permettant de mettre en place un cadre de travail serein. Tous partagent également la même ambition, celle de pouvoir aller défendre le drapeau français dans une compétition olympique. « L’ambiance au sein du groupe est vraiment incroyable – ajoute Anthony Rech. Ça fait toujours plaisir de retrouver cette équipe ! On rigole beaucoup entre nous mais il y a aussi une excellente qualité de travail. Tout le monde a les yeux rivés sur l’objectif. On est déterminés à mettre les ingrédients afin de l’atteindre. Il faut travailler, se préparer du mieux possible, et nous verrons le reste dans une dizaine de jours. »

« On insiste beaucoup sur le système, les automatismes »

Avant de disputer son premier match du TQO le jeudi 26 août face à l’Italie à Riga, l’équipe de France effectuera un court arrêt au Danemark. A cette occasion, elle disputera deux rencontres amicales successives face à la Corée du Sud (vendredi 20 août), puis face au Danemark (samedi 21 août). Deux échéances cruciales puisqu’elles permettront de mettre en application le travail fourni jusqu’alors. Comme le précise Anthony Rech, c’est « la première fois depuis sa nomination que Philippe Bozon dispose d’une équipe au complet ».

Un luxe rare qui permet de compter sur les joueurs les plus chevronnés de cette équipe, tous surmotivés alors que cette fenêtre olympique représente possiblement la dernière opportunité de leur carrière. On pense notamment au capitaine Damien Fleury, ou encore à Pierre-Edouard Bellemare.





Pour préparer son équipe, le coach Philippe Bozon a préféré adopter une approche souple en privilégiant les aspects spécifiques du jeu : « Le programme est assez « simple » – précise Anthony Rech. Nous avons entraînement sur et hors glace tous les jours, mais nous avons sur certaines journées une séance supplémentaire afin de travailler également les avantages numériques. On va beaucoup insister sur le système en lui-même, sur les automatismes entre les lignes. On va travailler tout ce qui est forecheck, les positions en zone défensive, les power plays ou les infériorités numériques, mais également bons nombres d’autres détails. »

« Nous devons avant tout nous concentrer sur notre jeu »

Et en ce qui concerne les futurs adversaires des Bleus ? La tâche ne sera pas évidente. Si la Hongrie et l’Italie semblent être des adversaires abordables mais malgré tout piégeux, le véritable écueil de cette poule est le pays hôte du TQO, la Lettonie. Étonnante lors des derniers championnats du monde avec notamment une victoire historique sur le Canada (2-0), l’équipe balte sera un rival de premier choix. Pour le moment, les Bleus se concentrent sur eux-mêmes, et se pencheront sur leurs trois futurs adversaires en dehors du stage actuel à Cergy comme le dit Anthony Rech.

« Nous sommes arrivés récemment donc nous n’avons pas encore parlé des autres nations. Évidemment, nous aurons toutes les informations nécessaires avant le TQO. Nous allons notamment avoir des séances vidéos afin de tout mettre en place. Mais nous devons avant tout nous concentrer sur nous-mêmes, sur notre jeu. »

Ce mercredi, l’équipe de France va donc quitter Cergy avant de décoller de l’Hexagone. D’abord pour se mettre en jambes au Danemark, avant de rentrer dans le vif du sujet en Lettonie. Le calendrier se resserre, et ces échéances décisives pour le hockey sur glace français débutent dès la fin de la semaine. Comme Luc Tardif nous le confiait il y a une dizaine de jours, une qualification olympique serait un aboutissement pour les efforts fournis dans le développement de la pratique. Les espoirs placés en cette équipe sont donc grands. Il faudra répondre présent d’ici une dizaine de jours pour tenter de faire vivre une campagne olympique tant attendue depuis près de deux décennies. C’est tout ce que l’on peut souhaiter à cette équipe.

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