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Tour d'Italie

Jhonatan Narváez roi des échappées : l’Équatorien triple la mise sur la 11ème étape du Tour d’Italie

Maxime Cazenave

Publié le

Jhonatan Narváez roi des échappées l'Équatorien triple la mise sur la 11ème étape du Tour d'Italie
Photo UAE Team Emirates XRG

TOUR D’ITALIE 2026 – Déjà vainqueur de deux étapes en échappée, Jhonatan Narváez en a ajouté une troisième à sa collection en battant Enric Mas au sprint lors de la 11ème étape.

Suite à un long contre-la-montre qui a bouleversé le classement général mardi, la 11ᵉ étape du Tour d’Italie offrait un profil explosif le long des 195km menant de Porcari à Chiavari. Avec une multitude de bosses dans la deuxième partie du parcours, dont le Colle di Guaitarola (9,7km à 6,3 %) et surtout le San Bartolomeo (4,6km à 6,4%), dont le sommet était situé à 8,4km de l’arrivée, les puncheurs disposaient d’un terrain de jeu idéal pour en découdre.

L’échappée du jour prend forme après 100km de bataille

En début d’étape, la bataille pour prendre l’échappée a été acharnée. Durant plus de vingt bornes, un groupe d’une dizaine de coureurs comportant Giulio Ciccone (Lidl-Trek) a ouvert la route à plus de 50km/h, sans parvenir à faire le break. Puis, un premier trio composé de Chris Harper (Pinarello-Q36.5), Mattia Bais (Polti VisitMalta) et Andreas Leknessund (Uno-X Mobility) s’était formé.

Ces trois hommes ont ensuite été rejoints par neuf autres coureurs : Nico Denz, Aleksandr Vlasov (Red Bull-Bora-Hansgrohe), Alberto Bettiol, Diego Ulissi (XDS-Astana), Jasper Stuyven (Soudal Quick-Step), Edward Planckaert (Alpecin-Premier Tech), Tim Naberman (Picnic PostNL Raisin), Ludovico Crescioli (Polti VisitMalta) et Markus Hoelgaard (Uno-X Mobility) pour former une échappée consistante.

Cependant, les relances n’ont jamais cessé, même lorsque les premières difficultés se sont profilées. Après plus de deux heures de course à 48,5km/h de moyenne, ce groupe a tenu bon malgré la perte de plusieurs unités (Planckaert, Naberman, Leknessund, Hoelgaard). Mais surtout, huit coureurs ont réussi à faire le jump en costauds, dont Lennert Van Eetvelt (Lotto Intermarché), Enric Mas (Movistar), Christian Scaroni (XDS-Astana), Jhonatan Narváez (UAE Team Emirates-XRG), et les Français Warren Barguil (Picnic PostNL Raisin) et Brieuc Rolland (Groupama-FDJ).

À l’usure, le groupe de tête se réduit

Sont alors arrivées les pentes du Colle di Guaitarola, où le peloton a enfin rendu les armes, laissant les fuyards en découdre pour aller chercher la victoire. Au fil des kilomètres, la physionomie a constamment évolué sous l’impulsion des attaques placées par Mas, Narváez ou encore Barguil. Cela a eu pour effet d’éliminer les éléments les plus faibles, avant qu’une chute dans la descente élimine à la fois Lennert Van Eetvelt, Christian Scaroni et Filippo Zana, de l’équation.





Dans la Colla dei Scioli, avant-dernière difficulté du jour, Diego Ulissi a été le premier à placer une attaque tranchante, qui a eu pour effet de décanter une première fois la situation. Seuls Jhonatan Narváez, Chris Harper, Enric Mas, Aleksandr Vlasov et Ludovico Crescioli ont réussi à le suivre pour basculer ensemble avant l’ultime ascension. La victoire s’est donc jouée à six. Cependant, tous les regards étaient tournés vers le déjà double vainqueur d’étape en échappée, Narváez.

Jhonatan Narváez, comme sur du velours

Malgré l’énorme pancarte collée sur son dos, l’Équatorien n’a pas tremblé dans le final. Impassible et toujours aussi fort, il a été le seul à réagir sans broncher aux attaques d’Enric Mas. Mieux, il a passé toute l’ascension dans la roue de son rival, sans avoir besoin de passer un coup de pédale.

Il a alors pu gérer dans les dix derniers kilomètres, bénéficiant même de brefs relais de l’Espagnol, avant de l’aligner au sprint sans difficulté. Dès la 11ᵉ étape, Jhonatan Narváez confirme son statut de roi des échappées sur ce Giro en claquant déjà un 3ᵉ succès. Diego Ulissi complète le podium du jour. Les favoris ont eux terminé au chaud dans un peloton amaigri par une course éreintante de bout en bout.

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