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Cyclisme sur piste

JO Tokyo 2020 – Cyclisme sur piste : les favoris

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JO DE TOKYO 2020 – CYCLISME SUR PISTE – La dernière semaine des Jeux Olympiques de Tokyo est le moment pour les cyclistes sur piste de briller. Les hommes et les femmes concourront pour les médailles dans le sprint par équipes, le sprint, le keirin, la poursuite par équipes, le Madison et l’omnium. Qui sera couronné empereur et impératrice du Vélodrome d’Izu ? En tout cas, on espère que les Bleus de la piste sauveront le vélo français d’un zéro médaille.

Sprint par équipes

Kristina Vogel et Miriam Welte ont amené l’Allemagne au sommet mondial du sprint sur piste au cours des dix dernières années avec plusieurs consécrations olympiques et mondiales. Cependant, Vogel a vu sa carrière prendre fin brutalement en 2018 en raison d’un accident qui l’a laissée partiellement paralysée. Welte a mis fin à sa carrière un an plus tard. Une nouvelle vague de sprinteuses allemandes a ensuite pris le relais. Pauline Grabosch, Emma Hinze et Lea Sophie Friedrich ont remporté le titre mondial du sprint par équipes en 2020 sur leurs terres et seront donc les favorites logiques à Tokyo. Avec l’équipe du Comité olympique russe (ROC), drapeau sous lequel roulent les athlètes russes en raison d’une sanction du CIO, les Allemandes ont une redoutable concurrence. Anastasiia Voinova et Daria Shmeleva ont déjà remporté deux championnats du monde ensemble et remporté plusieurs autres médailles aux championnats. Les Chinoises ont un titre olympique à défendre à Tokyo et ont aussi des chances de médailles, tout comme l’Australie (vice-championne du monde) et les Pays-Bas, avec Shanne Braspennincx et Laurine van Riessen.

Chez les hommes, les Pays-Bas sont les grands favoris du sprint par équipes le mardi 3 août. Les hommes en orange sont invaincus depuis trois Coupes du monde d’affilée ces dernières années et ils se sont préparés en vue des Jeux. Avec Roy van den Berg, Harrie Lavreysen, Jeffrey Hoogland et Matthijs Büchli, l’équipe néerlandaise compte quatre des meilleurs sprinteurs sur piste au monde. Des sprinteurs comme Nils van ‘t Hoenderdaal, Theo Bos et Sam Ligtlee on dû rester à la maison et cela montre le vivier important aux Pays-Bas. Avec 41,225 secondes, les Bataves détiennent le record du monde. Sans fautes, la médaille d’or leur est destinée. Cependant, la Grande-Bretagne championne olympique en titre et une équipe avec laquelle il faut toujours compter, surtout lors d’un tournoi aussi prestigieux que les Jeux olympiques. L’équipe a le roi du sprint des Jeux de Rio avec Jason Kenny. Les autres prétendants à la médaille seront la France, la Nouvelle-Zélande, l’Australie et l’Allemagne.

Le sprint individuel

Ces deux dernières années, Harrie Lavreysen et Jeffrey Hoogland ont toujours été en finale du sprint individuel, et les deux Néerlandais seront également les grands favoris pour les médailles d’or et d’argent aux Jeux de Tokyo. Avec deux titres mondiaux à son actif, Lavreysen a une petite longueur d’avance. Cependant, les deux coureurs se connaissent parfaitement. Le Britannique Jason Kenny était le roi des épreuves de sprint aux JO de Rio il y a cinq ans avec trois médailles d’or. Ces dernières années, il a dû reconnaître la supériorité des Néerlandais. En avril, il a remporté le tournoi de sprint lors de l’International Belgian Track Meeting à Gand, mais Lavreysen et Hoogland n’étaient pas présents. Parmi les autres potentiels médaillables figurent les anciens champions du monde Denis Dmitriev et Matthew Glaetzer, ainsi que le talentueux Polonais Mateusz Rudyk.

Chez les femmes, la reine du sprint Kristina Vogel a dû abandonner son trône en 2018 en raison de sa grave chute. Emma Hinze semble être la nouvelle star du sprint féminin. L’an dernier, la coureuse de 23 ans est devenue championne du monde du sprint par équipes, du sprint et du Keirin. À Tokyo, Hinze est donc la favorite pour l’or au sprint olympique. Peut-elle être à la hauteur des attentes ? Néanmoins, Hinze va devoir se méfier des championnes du monde 2016 et 2019 Tianshi Zhong et Lee Wai Sze, de la vice-championne du monde Anastasiia Voinova et de sa compatriote Lea Friedrich. Shanne Braspennincx et Laurine van Riessen seront alignées pour les Pays-Bas. Cette dernière a déjà remporté une médaille en patinage de vitesse aux Jeux d’hiver, réussira-t-elle aussi aux Jeux d’été ? Pour la France, on suivra Mathilde Gros, médaillée de bronze de la vitesse individuelle en 2019.

Le keirin

Faisant partie de l’agenda des Jeux Olympiques depuis 2000, la discipline revient sur ses terres en ces Jeux de Tokyo. Cependant, ce ne sera pas un Japonais le favori mais un Néerlandais : Harrie Lavreysen, le champion du monde en titre. Lavreysen aura à se méfier du vice-champion du monde Yuta Wakimoto qui évoluera à domicile, du champion olympique en titre Jason Kenny et du vétéran allemand Maximilian Levy. Jack Carlin, Matthew Glaetzer, Stefan Bötticher et Tomáš Bábek feront aussi partie des prétendants à une médaille.

En plus du sprint par équipes et du sprint individuel, Emma Hinze est également la favorite pour le keirin olympique. L’Allemand est également le champion du monde en titre sur cette discipline. Cependant, le caractère imprévisible de cette course ne lui garantira pas l’or. Ces adversaires seront la Hongkongaise Lee Wai Sze, championne du monde 2019, la prometteuse Néo-Zélandaise Ellesse Andrews, la vice-championne du monde Lee Hyejin, Tianshi Zhong, sa compatriote Shanne Braspennincx ou encore Simona Krupeckaitė. La Française de 21 ans Mathilde Gros tentera de se distinguer.

La poursuite par équipes

Le Danemark est un spécialiste de l’effort solitaire. Pour la poursuite par équipes, les Danois ont également à leur disposition quelques belles machines à rouler avec Lasse Norman Hansen, Frederik Madsen, Rasmus Pedersen et Julius Johansen. Ce quatuor a conquis le titre mondial en 2020 avec un nouveau record du monde en 3 minutes 44 secondes 672 millièmes. Les Danois seront clairement les favoris à l’or ce mercredi 4 août à 10h45.

La poursuite par équipes féminine s’annoncera comme un duel entre les États-Unis et la Grande-Bretagne, comme il y a cinq ans à Rio. Dans l’équipe des États-Unis, avec quatre titres mondiaux au cours des cinq dernières années, le nom de Chloé Dygert se démarque particulièrement. En 2019, l’Américaine a été imbattable lors des Championnats du monde de contre-la-montre à Harrogate et elle est détentrice du record du monde des trois kilomètres. La Grande-Bretagne, championne olympique en titre, s’appuie notamment sur les qualités de Katie Archibald et Elinor Barker. Les Britanniques détiennent actuellement le record du monde de la poursuite par équipes avec 4 minutes 10 secondes et 236 millièmes. L’Allemagne de Lisa Klein, Franziska Brauße et Mieke Kröger, et l’Australie sera également en lice pour viser une médaille. La France sera composée de Victoire Berteau, Marion Borras, Marie Le Net, Valentine Fortin et Coralie Demay.

Madison

Deux duos seront favoris pour l’or olympique : les Allemands Roger Kluge et Theo Reinhardt et les champions du monde en titre danois Michael Mørkøv et Lasse Norman Hansen. Cependant, d’autres duos seront attendus comme les Belges Kenny De Ketele et Robbe Ghys, les Britanniques Ethan Hayter et Matthew Walls, les Néerlandais Yoeri Havik et Jan-Willem van Schip et les Néo-Zélandais Aaron Gate et Campbell Stewart. La France sera représentée par Benjamin Thomas et Donavan Grondin, premier de l’Américaine à Glasgow lors de la Coupe du monde 2020.

La course en couple fait désormais son grand retour pour les féminines. Les Néerlandaises Kirsten Wild et Amy Pieters seront les femmes à battre après leurs titres mondiaux en 2019 et 2020. Face à elles, la Grande-Bretagne composée de Laura Kenny (Laura Trott jusqu’à son mariage en septembre 2016 avec le sprinter Jason Kenny) et Katie Archibald, la Belgique avec Jolien D’hoore et Lotte Kopecky, le Danemark et l’Italie seront les principaux prétendants aux médailles. La paire britannique a réussi à battre Pieters et Wild lors de l’International Track Meeting en avril. On aura également un œil sur la France avec Marie Le Net – médaillée d’argent de l’Américaine en 2020 et Clara Copponi, l’Australie, les États-Unis, l’Allemagne et la Nouvelle-Zélande. Ces nations peuvent tirer leur épingle du jeu.

L’omnium

L’omnium est la sixième et dernière épreuve des Jeux de Tokyo avec les disciplines du scratch, du chrono, de la course à élimination et de la course aux points. Le vainqueur sera celui ou celle avec le plus de points après les quatre disciplines. Benjamin Thomas est le champion du monde en titre et l’un des grands favoris pour le titre olympique de l’omnium. Il a également remporté l’or en Coupe du monde en 2017 et en 2019. Thomas a gagné cette année les omniums de Gand et de Fiorenzuola. Pourtant, le coureur français de Groupama-FDJ, champion national du contre-la-montre sur route, compte une poignée de challengers de taille comme le Néerlandais Jan-Willem van Schip avec deux médailles d’argent en Coupe du monde à l’omnium et un maillot arc-en-ciel à la course aux points, le tenant du titre Elia Viviani, le Nippon Eiya Hashimoto qui a remporté l’omnium lors de la Coupe des Nations de Hong Kong, Matthew Walls, Roger Kluge, le champion du monde 2019 Campbell Stewart, Sam Welsford, le Belge Kenny De Ketele et le Danois Niklas Larsen. Du sacré beau monde !

Kirsten Wild a dû céder son titre mondial à Yumi Kajihara il y a un an à Berlin. Cependant, l’expérimentée Wild est considérée comme la spécialiste de l’omnium et sera la grande favorite à l’or pour ces derniers Jeux. En avril, elle s’est imposée sur l’omnium au Meeting International de Piste. La championne du monde Kajihara apparaîtra sans aucun doute comme la principale adversaire de la Batave. La double championne olympique en titre Laura Kenny peut faire parler sa précieuse expérience. Letizia Paternoster peut jouer les troubles faites. L’Italienne a gagné l’argent lors des deux dernières Coupes du monde. Les autres filles à suivre seront Amalie Dideriksen, Daria Pikulik, Jennifer Valente et surtout Lotte Kopecky pour le compte de la Belgique. Lotte est en constante progression sur la route. Clara Copponi portera les espoirs de l’équipe de France.

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Journaliste/rédacteur depuis 2014 - Fan de la classe de Frank Vandenbroucke, je vis cyclisme (et de ses paysages) depuis plus de 20 ans. Je suis très impliqué sur mes différents réseaux sociaux pour partager ma passion sur le monde et l'Histoire de la bicyclette avec ma voix sur les images en noir et blanc du succès de Rik Van Steenbergen lors du Ronde sur le Vélodrome de Gand.

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