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JO Tokyo 2020 – Cyclisme sur route : Anna Kiesenhofer s’offre l’or à la surprise générale

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JO Tokyo 2020 – Cyclisme sur route : Anna Kiesenhofer s'offre l'or à la surprise généraleJO Tokyo 2020 – Cyclisme sur route : Anna Kiesenhofer s'offre l'or à la surprise générale
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JO TOKYO 2020 – CYCLISME SUR ROUTE – Grosse surprise sur la course en ligne féminine ! Alors que les Néerlandaises étaient attendues avec leur armada, c’est finalement l’Autrichienne Anna Kiesenhofer qui décroche l’or au terme d’un scénario inattendu. Le peloton ne s’est jamais organisé et a sous-estimé les filles parties à l’avant. Annemiek van Vleuten et Elisa Longo Borghini complètent le podium.

Au lendemain d’une course masculine spectaculaire remportée par Richard Carapaz, le gratin du peloton mondial féminin se retrouvait lui ce dimanche. Sur un parcours beaucoup moins long (137km) avec tout de même un dénivelé positif de 2700 mètres, la course s’annonçait donc intense avec pour seules grosses difficultés la Doushi Road (6km à 5,7%) et le Kagosaka Pass (2,2km à 5%), situées à plus de 40 kilomètres de l’arrivée.

Un peloton qui tarde à s’organiser

Le début de l’épreuve part sur un rythme modéré, le peloton laissant filer plusieurs éléments qui vont former l’échappée du jour : Anna Plichta (Pologne), Carla Oberholzer (Afrique du Sud), Anna Kiesenhofer (Autriche), Vera Looser (Namibie) et Omer Shapira (Israël). Les cinq femmes collaborent bien et prennent rapidement une grosse dizaine de minutes d’avance sur un peloton relativement calme. D’autres coureuses de nations secondaires tentent également leur chance mais à contre-temps, et sans réussir à revenir sur la tête de la course.

Alors qu’il reste moins de 100 kilomètres, les Pays-Bas prennent quelques relais histoire de limiter un écart qui commence à prendre une grosse ampleur. L’équipe d’Allemagne passe également mais la course ne se lance pas réellement, personne ne prenant à sa charge la poursuite. A l’avant de la course, elles ne sont plus que trois à ouvrir la route, Looser et Oberholzer lâchant prise dès le début du long faux plat montant précédant l’ascension de la Doushi Road.

Une stratégie risquée côté néerlandais

Lourdement tombée à Rio en 2016, Annemiek van Vleuten connait une nouvelle mésaventure à une soixantaine de kilomètres de l’arrivée en goûtant le bitume japonais. Une chute sans conséquence puisqu’elle retrouve rapidement sa place dans un peloton d’une passivité de plus en plus inquiétante au fil des minutes. La poursuite tarde à s’organiser et c’est finalement Demi Vollering qui place une première attaque pour secouer le cocotier alors que la situation devient urgente avec toujours plus de neuf minutes d’avance pour le trio de tête. La dernière troisième du Giro est immédiatement prise en chasse par l’équipe allemande et ne parvient pas à s’extirper.

Anna van der Breggen tente également le coup mais c’est finalement Annemiek van Vleuten  qui prend ses distances et fait tout exploser à l’arrière alors qu’il reste un peu plus de 50 kilomètres. Le peloton ne compte plus qu’une vingtaine d’unités, dont les trois autres Néerlandaises, et l’on ne parvient pas à s’entendre. Ces dernières sautent sur tout ce qui bouge pour laisser le champ libre à leur partenaire partie en contre, et enterrent définitivement un peloton n’ayant jamais réussi à s’entendre pour mener une poursuite efficace.

Kiesenhofer termine en solitaire, Juliette Labous tente sa chance

Malheureusement, cette stratégie particulière est totalement ratée. Pour Vvn Vleuten la mission est impossible puisqu’elle compte encore près de six minutes de retard à seulement 45 kilomètres de l’arrivée. Le trio de tête continue à s’entendre mais Anna Kiesenhofer décide de partir en solitaire dans la dernière difficulté. Plus forte que ses deux compagnonnes d’échappée, l’Autrichienne avale les 40 derniers kilomètres seule pour aller décrocher un titre olympique totalement inattendue. A l’exception de plusieurs titres de championne d’Autriche, la coureuse de 30 ans n’avait jamais remporté un succès majeur !

Derrière elle, ça bouge enfin dans le peloton alors que la course est perdue pour essayer d’aller chercher les autres coureuses intercalées. van Vleuten ne résiste pas à cette accélération et rentre dans le rang après 30 bornes inutiles en solitaire. Côté français, Juliette Labous tente sa chance à 17 kilomètres de l’arrivée. Seule dans la course, la Française joue crânement sa chance mais cela ne paye pas. Le peloton la reprend une dizaine de kilomètres plus tard dans le dernier faux plat, tout en avalant au passage Omer Shapira et Anna Plichta, toujours intercalées jusqu’alors. On se joue alors les deux dernières places sur le podium. Annemiek van Vleuten s’extirpe et sauve l’honneur des Pays-Bas en allant chercher l’argent devant Elisa Longo Borghini qui décroche elle le bronze pour l’Italie.

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Journaliste/Rédacteur depuis 2012 - Bercé par l’amour des Girondins de Bordeaux, les échecs de Christophe Moreau sur le Tour de France sous l'ère Lance Armstrong et le fade-away létal de Dirk Nowitzki, ma passion dévorante pour le sport a toujours été un pan incontournable de ma vie. Transmettre ma passion à l’écrit a été une transition naturelle. Suiveur assidu de basket et de hockey sur glace, je garde toujours un peu de place pour suivre le cyclisme, le football et le maximum de performances françaises.

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alain benit

le GROS problème…..c’est que Van Vleuten croit avoir gagné….il faut voir sa tête quand on lui annonce…..j’ai entendu les commentaires en neerlandais…une grosse erreur des DS dans la voiture….


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