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JO Tokyo 2020 – Football : Les Bleus sortent par la petite porte

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JO Tokyo 2020 – Football Les Bleus sortent par la petite porte
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JO TOKYO 2020 – FOOTBALL MASCULIN – L’équipe de France devait gagner pour espérer se qualifier pour les quarts de finale. Les Bleus ont perdu contre le Japon 4 à 0. Le temps des questions doit s’ouvrir.

Commande claire

La commande pour les Bleus était claire : gagner contre le Japon avec deux buts d’écart pour rester maître de son destin et se qualifier. Force est de constater que la commande n’a pas été honorée : le Japon a battu 4 à 0 la France. Les Bleus de Sylvain Ripoll sont éliminés et repartent la queue entre les jambes des JO de Tokyo.

Deux buts de Kobu et Sakai aux 27ème et 34ème minutes ont mis la tête des Bleus sous l’eau. Miyoshi et Maeda aux 70ème et 91ème minutes la maintenait pour noyer l’équipage. La faute encore a d’évidentes largesses défensives de joueurs français qui ne jouent pas les seconds ballons. La faute aussi d’une animation offensive atone, sans inspiration, sans plan de jeu.

Alors à la suite de cet échec cuisant pour l’équipe de France, qui succède hélas à un autre, quelles questions cela soulève-t-il ? D’abord, il faudra bien s’interroger sur la pertinence de maintenir Sylvain Ripoll. On ne peut pas dire que l’Euro Espoirs avait donné un crédit illimité au Breton. Avec une équipe rêvée et favorite, le jeu produit était pour le moins insuffisant. Certains choix tactiques pouvaient aussi laissé songeur.

La touffeur des JO de Tokyo

Pour les Jeux Olympiques, son groupe n’était, tant s’en faut, pas aussi fort que celui de l’Euro Espoirs. Pour autant, il y avait certainement mieux à faire contre le Mexique et des frayeurs inutiles contre l’Afrique du Sud. Il y avait surtout de meilleures explications à donner aux prestations en demi-teinte que la touffeur tokyoïte. Combien aurait-on aimé entendre autre chose de la part du sélectionneur qu’une demande d’impact supplémentaire ou de retrouver de la solidité défensive. Sylvain Ripoll ne vient certes pas de la DTN par hasard.

Bien sûr, on peut se plaindre de l’attitude pusillanime des clubs français. Beaucoup d’entre eux n’ont pas joué le jeu et n’ont pas donné de bons de sortie aux meilleurs joueurs sélectionnables. Est-on en droit de regretter le manque d’autorité de la Fédération Française de Football sur le sujet ? Peut-on questionner celle du sélectionneur ? Irait-on jusqu’à poser la question qui fâche : ces joueurs voulaient-ils vraiment aller aux JO de Tokyo ? Ces questions devront trouver des réponses si la France du football veut mieux figurer à Paris en 2024.

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Journaliste/rédacteur depuis mai 2018 - Dans mon sang coule à la fois le feu des penne à l'arrabiata et la glace du Grand Colombier. Amoureux des belles lettres et des Talking Heads, je supporte un club olympique. Intéressé par les relations qu'entretient le sport avec la société, je m'intéresse autant à Marc Cécillon qu'à Pep Guardiola, à Tonya Harding qu'à Philipp Roth. Enfant des 90's, on ne me fera pas croire qu'il y a eu plus beau à voir depuis Zinédine Zidane, Marco Pantani et Pete Sampras. La béchamel est une invention du diable, la Super Ligue aussi.

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