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JO Tokyo 2020

JO Tokyo 2020 : les chances de médailles françaises

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JO Tokyo 2020 : les chances de médailles françaises
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JO TOKYO 2020 – Ce samedi, les Jeux de Tokyo vont officiellement débuter. Après les 42 médailles dont 10 titres en 2016 à Rio, l’équipe de France fera-t-elle mieux au Japon ? Voici nos impressions pour les chances de médailles.

Ils sont les favoris pour le titre

Dans la rédaction de Dicodusport, on distingue 10 réelles chances de médailles d’or pour la délégation française. La première, il s’agit de Kevin Mayer. Le décathlonien, recordman du monde (9126 points en 2018) et vice-champion olympique en titre, fait forcément figure de favori, et ce même s’il reste sur deux désillusions lors des dernières compétitions internationales (abandon lors des Europe en 2018 et des Mondiaux en 2019). L’athlète de 29 ans tient là une occasion en or de glaner le titre suprême, alors que la concurrence ne fait que pousser derrière lui.

Autre favori parmi les favoris à un titre, Marc-Antoine Olivier, sur le 10 km en eau libre. Le Nordiste, vice-champion du monde et d’Europe, bronzé à Rio il y a 5 ans, a notamment remporté la Coupe du monde de Doha en mars dernier, renforçant son objectif de sacre suprême.

Côté judo, les espoirs de manquent pas. Forcément, chez les plus de 100 kg, Teddy Riner, double champion olympique en titre, va tenter le triplé. Mais la route a été semée d’embuches depuis Rio en 2016, avec la dernière en date, une grave blessure au genou en février dernier. Mais nul doute qu’il sera motivé pour décrocher le Graal pour la troisième fois consécutive, et passer devant un certain David Douillet. Côté dames, Clarisse Agbegnenou sera forcément suivie de très près. Et pour cause, en argent à Rio, la Rennaise d’origine a ajouté quatre titres mondiaux et trois titres européens à son palmarès, et reste la numéro une mondiale quasi incontestée dans sa catégorie des moins de 63 kg. Enfin, Madeleine Malonga représente une vraie chance de titre. Double championne d’Europe en titre et reine du monde en 2019, elle reste la numéro une mondiale dans sa catégorie des moins de 78 kg, et ce malgré la perte de sa couronne mondiale au début de l’année.

Clarisse Agbegnenou

Clarisse Agbegnenou – Photo Icon Sport

L’escrime tricolore est en quête d’or à Tokyo. Cependant, on ressort une vraie chance de médaille d’or, avec l’équipe masculine d’épée, championne olympique en titre. Yannick Borel, Alexandre Bardenet, Ronan Gustin et Romain Cannone tenteront de perpétuer une tradition française.

Côté cyclisme, deux grosses chances d’or olympique sortent du lot et parmi elles, sans doute le plus grand espoir de l’ensemble de la délégation française. À 21 ans, Loana Lecomte roule sur le VTT féminin mondial en 2021. Lauréate des quatre Coupes du monde sur le format olympique, la native d’Annecy domine de la tête et des épaules sa discipline, et ce même devant Pauline Ferrand-Prévot, référence du VTT Cross-country. On a même l’impression que rien ne peut lui arriver à Tokyo. Côté BMX, Sylvain André fait figure d’épouvantail. Numéro un mondial, champion du monde 2018 et parmi les plus réguliers du plateau, le natif de Cavaillon dans le Vaucluse a une sacrée carte à jouer.

Autre grand favori dans sa discipline, le karaté, Steven Da Costa, 24 ans seulement, domine sa catégorie des moins de 67 kg. Champion du monde en 2018, vainqueur du Premier League de Lisbonne en 2021, le natif de Meurthe-et-Moselle est numéro un mondial. Même chose pour Vincent Luis, qui domine le triathlon mondial depuis 2019. Invaincu en 2020, il est double champion du monde en titre. Logiquement l’un des grands favoris dans sa discipline.

Ils seront en course pour un podium

Champion olympique à Londres en 2012, Renaud Lavillenie reste, à 34 ans, une formidable chance de breloque pour l’équipe de France. Dépassé désormais par Mondo Duplantis, il n’en reste pas un sacré compétiteur. Côté natation, ils sont deux à pouvoir espérer la médaille. La pépite Léon Marchand (400m 4 nages), troisième performeur en 2021 et l’expérimenté Florent Manaudou, titré à Londres sur le 50 m nage libre, auront leur mot à dire pour monter sur la boîte.

Côté judo, derrière les leaders que sont Riner et Agbegnenou, Amandine Buchard (- 52kg), Margaux Pinot (- 70kg) et Romane Dicko (+ 78kg) peuvent aussi prétendre à une médaille, et pourquoi pas du plus beau des métaux. Les Bleus peuvent aussi briller lors de la compétition par équipes mixte. En lutte, on n’oubliera surtout pas de mentionner Koumba Larroque, numéro une mondiale chez les moins de 68 kg, et championne d’Europe au printemps.

Côté escrime, les chances de médailles sont aussi nombreuses, tant le vivier tricolore a les moyens de performer. Par équipes, le fleuret masculin, vice-champion olympique en titre, le sabre et le fleuret féminin peuvent y croire. Individuellement, là aussi, il y a de l’espoir. Au sabre, Manon Brunet, troisième mondiale, aura à cœur de montrer tout son potentiel, tout comme Ysaora Thibus au fleuret, vice-championne du monde en 2018, et également troisième mondiale. Même chose pour Enzo Lefort, au fleuret également, qui a remporté le titre mondial en 2019.

En cyclisme, les vététistes Pauline Ferrand-Prévot et Jordan Sarrou sont attendus. La Rémoise cherchera à glaner le seul titre manquant à son gigantesque palmarès, mais est désormais devancé dans la hiérarchie mondiale par sa compatriote Loana Lecomte. Mais la double championne du monde en titre ne se laissera pas rouler dessus pour autant. De son côté, Jordan Sarrou, champion du monde en titre et troisième du classement général de la Coupe du monde, aura un statut à défendre. Sur la piste, la meilleure carte française se nomme Benjamin Thomas : champion de France du contre-la-montre, le coureur de la Groupama-FDJ va défendre son statut de champion du monde en titre sur l’omnium.

Benjamin Thomas

Benjamin Thomas – Photo Icon Sport

La voile pourrait également apporter une belle moisson. Les doubles championnes d’Europe en titre en 470, Camille Lecointre et Aloïse Retornaz, auront une sacrée carte à jouer. Même chose pour le duo mixte en Nacra 17, composé de Manon Audinet et Quentin Delapierre, vice-champion d’Europe en 2020. Évidemment, comment ne pas évoquer Charline Picon, sacrée à Rio en RS:X, et qui a décroché un cinquième titre européen il y a quelques semaines.

Toujours sur l’eau, le deux de couple en aviron, composé de Matthieu Androdias et Hugo Boucheron, ont une belle chance de briller. Sixièmes à Rio après seulement un peu plus d’un an de travail en commun, ils ont depuis décroché l’or mondial en 2018 et européen en 2018 et 2021. De son côté, à 39 ans, le kayakiste Maxime Beaumont, en argent à Rio sur le K1 200m, tentera de monter sur un nouveau podium olympique.

Côté pentathlon moderne, là aussi les chances de médaille(s) sont réelles. Valentin Prades, en forme en 2021, peut y croire. Même chose pour Élodie Clouvel, vice-championne olympique à Rio en 2016. En argent en Brésil il y a 5 ans, Sofiane Oumiha est la plus belle chance de médaille pour la boxe tricolore.

Concernant les sports collectifs, les espoirs sont bien présents. La balle orange pourrait nous faire rêver en 2021 : l’équipe de France féminine de basket 3×3, en bronze lors des Mondiaux 2018 et 2019 mais surtout championne d’Europe ces mêmes années, ont tout pour réussir l’exploit. En 5×5, même chose, les Bleues, battues lors des championnats d’Europe il y a quelques semaines, ont un effectif largement capable de jouer la breloque. Même chose, évidemment, pour les équipes de France de handball.

Enfin, on suivre également la paire de double Pierre-Hughes HerbertNicolas Mahut, qui a remporté son deuxième Roland-Garros cette année, et en mission pour décrocher le seul titre important manquant à leur palmarès commun. Enfin, l’équipe de France mixte en triathlon, triple championne du monde en titre, peut croire au podium, voire beaucoup mieux.

Sans oublier…

Quentin Bigot, Mélina Robert-Michon, Wilhem Belocian, Alexandra Tavernier, Yohann Diniz et Renelle Lamotte (Athlétisme), Mehdy Metella, Lara Grangeon et Marie Wattel (Natation), Sarah-Léonie Cysique (Judo), Yannick Borel et Bolade Apithy (Escrime), Victor Koretzky (VTT), Vitesse hommes, Benjamin Thomas/Donovan Grondin, Clara Copponi / Marie Le Net et Mathilde Gros (Cyclisme sur piste), Rémi Cavagna (CLM, Cyclisme), Joris Daudet et Camille Maire (BMX), Thomas Goyard (Skate), Laura Tarantola / Claire Bové (Aviron), équipe de France masculine, Bilal Bennama et Maïva Hamadouche (Boxe), Boris Neveu et Manon Hostens (Kayak).

Saut d’obstacles par équipes et Concours complet par équipes (équitation), Julia Chanourdie (escalade), Cyril Tomasone (Cheval d’arçon), Mélanie de Jesus Dos Santos (poutre et concours général), Samir Ait-Saïd (Anneaux), Valentin Belaud (Pentathlon Moderne), Aurélien Giraud (Skate – Street), l’équipe de France féminine de rugby à 7, Johanne Defay et Jérémy Flores (surf), Magda Wiet-Henin (Taekwondo), Clément Bessaguet, Jean Quiquampoix et Mathilde Lamolle (Tir 25 m pistolet), Lisa Barbelin (Tir à l’arc), le tir à l’arc par équipe hommes, le tir à l’arc par équipe mixte, l’équipe de France de volley.


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Passionné de sport et entrepreneur depuis mes 18 ans, la création de Dicodusport m'a semblé évidente pour participer à la médiatisation d'un plus grand nombre de sports. Le chemin est long mais avec une équipe des plus motivées et les Jeux Olympiques de Paris 2024 en point de mire, nous y arriverons ! Journaliste dans le monde du sport depuis plus de 5 ans, je traite aussi bien de football, de rugby, de biathlon et de cyclisme.

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