Johan Bruyneel charge Marc Madiot, Vincent Lavenu et Jean-René Bernaudeau
CYCLISME – Dans un entretien accordé à l’hebdomadaire belge Humo, Johan Bruyneel, ancien directeur sportif de Lance Armstrong, s’en est violemment pris aux patrons des formations françaises.
LANCE, le documentaire diffusé par ESPN retraçant la descente aux enfers de Lance Armstrong, a aussi réveillé un certain Johan Bruyneel. L’ancien directeur sportif de l’US Postal s’est exprimé dans les colonnes de l’hebdomadaire belge Humo. Et ça déménage. Le Belge de 55 ans parle notamment des actuels patrons des formations tricolores. « Quand je les entends parler, je pense à « Faites ce que vous voulez, mais restez silencieux sur le dopage ». Les têtes pensantes du cyclisme français Marc Madiot, Vincent Lavenu et Jean-René Bernaudeau continuent de me juger sur mon passé alors que tout ce qu’ils ont fait a été pardonné ».
Pour illustrer son propos sur l’hypocrisie du cyclisme français, Johan Bruyneel prend l’exemple d’un certain Greg LeMond, triple vainqueur du Tour de France. « Greg LeMond dit toujours qu’il est le seul vainqueur propre. C’est une grosse connerie ! Il a toujours roulé pour des équipes françaises (Renault, La Vie Claire, Z et Gan), les rois de la cortisone. », déclare l’ancien coureur professionnel, entre 1987 et 1998.
Une anecdote piquante sur Marc Madiot
Toujours dans les colonnes de Humo, Johan Bruyneel se fend d’une anecdote assez irréelle concernant Marc Madiot, l’actuel manager général de la Groupama – FDJ.
J’ai fait mon premier tour à l’étranger lors de ma deuxième année professionnelle. J’étais complètement coincé entre les voitures des directeurs sportifs, mais j’ai tout fait pour terminer ce tour. À cette époque, les noms des coureurs tirés au sort pour le contrôle antidopage étaient annoncés à mi-course via Radio Tour. Madiot est alors descendu à sa voiture d’équipe et a entendu dire qu’il n’était pas dans la liste. Il a alors retroussé sa manche et s’est piqué avec une seringue dans le haut de son bras. Il a roulé en avant et n’a jamais baissé la tête. Cette image est restée avec moi toute ma vie. Et ce sont donc ces hommes qui continuent de me condamner ainsi que Lance.
Reste à savoir si le principal intéressé, Marc Madiot, répondra à cette histoire racontée par un Johan Bruyneel sans langue de bois. Vraie anecdote, ou simple vengeance pour celui qui est désormais suspendu à vie ?

