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L’histoire ordinaire d’un joueur de Football Manager – Episode 1

Jordane Mougenot-Pelletier

Publié

le

L'histoire ordinaire d'un joueur de Football Manager - Episode 1
Capture d'écran Football Manager

Jeu roi des simulations de football sur PC, Football Manager n’en finit pas de faire des adeptes. Voici l’histoire en temps réel d’une partie de Football Manager 100% française. Premier épisode : bref historique de la save.

D’abord, le parti pris qui m’a décidé à commencer une nouvelle save Football Manager. Devenir une légende de notre bonne vieille Ligue 1. Plus globalement de notre bon vieux pays, citoyens citoyennes, la France. Et pas n’importe laquelle, celle de Stéphane Guy. Du moins celle de Football Manager.

Les débuts au Red Star

J’ai commencé au bas de l’échelle pro en prenant le Red Star, tout juste descendu en National. Bien m’en a pris puisque l’objectif qui m’était fixé de le faire remonter en L2 a été rempli. Non sans mal puisque même si l’écart de 6 points est flatteur, il a fallu que je me batte comme un beau diable une bonne partie de la saison pour accrocher le titre.

J’ai quand même la chance de pouvoir compter sur un effectif expérimenté et soudé. Relativement bon techniquement, je peux utiliser mes tactiques favorites en 4231 asymétrique (ouais je suis un hipster, y a quoi ?) ou le bon vieux 433 pointe basse des familles. Ça joue au foot, ça plante relativement peu mais c’est agréable à voir jouer. En Coupe, je suis sorti rapidement mais pas grave. Mon objectif c’est vraiment le titre et la montée.

La saison suivante, je suis courtisé par plusieurs clubs. J’ai dans l’esprit de ne pas rester au Red Star assez lâchement je dois le dire. Les finances du club sont telles que je ne pourrais pas empêcher la vente de mes meilleurs joueurs. Surtout, je ne pourrai pas vraisemblablement les remplacer par des joueurs de niveau équivalent. Rajoutez à ça que deux joueurs qui m’étaient prêtés par des clubs de L1 regagnent leurs pénates… Bref, les problèmes.

Miracle des loups, le TFC m’appelle. Ils viennent de descendre en L2. Ils cherchent un nouvel entraîneur pour les sortir de la mouscaille. Je ne tergiverse pas longtemps et je rejoins le club qui sera de toute évidence le favori à la montée la saison suivante (ouais j’ai pas de face et je laisse le Red Star dans la mouise).

Ça joue au Tef !

A ma grande surprise, le budget transfert est correct, et j’hérite d’un effectif capable de jouer au football. Oui oui… Je sais… ça fait quelque chose au cœur… Il ne me faut pas longtemps pour me décider à les faire jouer la possession. D’abord au vu de la concurrence, disons-le, relativement faible et surtout de la grande qualité des joueurs. Au milieu, j’arrive à faire venir en prêt Maxence Caqueret, et en attaque Mustapha Bundu itou. Je recrute en arrière droit Mihailo Ristic qui se révélera un élément décisif.

On ne va pas se mentir, je ne me suis pas du tout arraché les cheveux pour monter, loin de là. A part Reims qui a résisté jusqu’en milieu de saison, la concurrence était très très faible. Le jeu développé fait l’admiration de tous, à commencer par mes dirigeants qui sont à 2 doigts de m’ériger une statue. Au final, champion avec 16 points d’avance. Merci zizi.

En Coupe, ça ne se passe pas exactement comme prévu. On sort au 9ème tour contre Rodez aux TAB, je vous laisse imaginer la gueulante.

En fin de saison, l’objectif nous est donné par les dirigeants de nous maintenir. Si je ne parviens pas à prolonger Caqueret et Bundu, mon budget transferts me permet de recruter des joueurs capables, non pas de les remplacer techniquement aussi bien, mais disons de les suppléer. D’autant que je sais que je ne pourrai pas continuer à produire un jeu aussi léché et que je devrai vraisemblablement, et en attendant d’étoffer mon effectif, revenir à des bases d’un football plus direct. Quand vient le grand drame…

3 clubs en trois ans

Deux propositions d’entretien : l’une du LOSC, l’autre de Copenhague. Les deux me disent en gros que je suis tocard, mais que le jeu proposé par le Tef l’an passé représente exactement ce qu’ils cherchent pour leur club. Les Danois pour remporter le championnat tous les ans et bien figurer en C1. Les Nordistes pour, je cite : « être le meilleur club après les meilleurs ». Je dis banco au LOSC, restant dans la logique je m’étais imposé : devenir une légende de L1. Nous voici arrivés à la save aujourd’hui.

Entraîneur du LOSC en 2021/2022. Je prends un club structuré, avec un staff exceptionnel et des joueurs d’une grande qualité technique. Mon budget transfert est plus que correct et je frappe un grand coup en recrutant 2 pépites sud-américaines. D’abord Pedrinho, venu tout droit des Corinthians pour 30 bâtons. Mon idée est de le faire jouer sur le flanc droit, et de dépanner dans l’axe en numéro 10. Ensuite, je fais venir Lucas Olaza pour un peu moins de 6 plaques, probablement l’un des meilleurs deals de toutes mes saves tant le latéral gauche est décisif plus qu’à son tour. Pour consolider l’édifice lillois, je recrute l’inénarrable Josh Sargent au Werder pour 6,5 millions d’euros.

Bilan globalement positif

J’en suis donc au 26 novembre 2021, et les choses se passent globalement bien. Je dis globalement bien parce que je me suis fait littéralement marcher dessus en Europa Cup. J’en sors la queue entre les jambes et la tête basse avec 4 points dans un groupe composé de Séville, du Fener et du Spartak Moscou. Les Moscovites seront les seuls que je parviendrai à battre (péniblement, 1-0 pour le compte de la dernière journée). Autant vous dire que mes dirigeants ne sont pas jouasses… Je suis qualifié pour l’Europa II, compétition que je découvre.

En championnat, les choses se passent mieux. Je suis troisième à 2 longueurs du leader monégasque qui vient de me battre 2-1 sur le Rocher. Je suis à égalité de points avec les Parisiens que j’ai corrigé au Parc notamment grâce à une prestation XXL de… Josh Sargent ! 3-0, comme en 98 (sans reload, tutut les rageux).

Côté jeu, je suis satisfait de ce qu’on produit et j’alterne (comme souvent) entre 4231 et 433 pointe basse. On a globalement la possession, on plante quelques jolis buts… Des réglages par-ci par-là sont encore à trouver, en particulier dans l’animation offensive et le poids offensif du numéro 9.

Mon prochain match aura lieu contre Strasbourg 9ème de L1 et contre qui je ne devrais pas rencontrer trop de problème (le karma, tu connais).

La suite au prochain épisode à la fin de cette save Football Manager qui nous permettra, j’espère, de retrouver la C1 !

JMPPMJ


Journaliste/rédacteur depuis mai 2018 - Dans mon sang coule à la fois le feu des penne à l'arrabiata et la glace du Grand Colombier. Amoureux des belles lettres et des Talking Heads, je supporte un club olympique. Intéressé par les relations qu'entretient le sport avec la société, je m'intéresse autant à Marc Cécillon qu'à Pep Guardiola, à Tonya Harding qu'à Philipp Roth. Enfant des 90's, on ne me fera pas croire qu'il y a eu plus beau à voir depuis Zinédine Zidane, Marco Pantani et Pete Sampras. La béchamel est une invention du diable, la Super Ligue aussi.

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