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La grave blessure de Nikola Karabatic, un défi pour lui-même, mais aussi pour les Bleus

Julien Correia

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La grave blessure de Nikola Karabatic, un défi pour lui-même, mais aussi pour les Bleus
ELYXANDRO CEGARRA / NurPhoto

HANDBALL – Suite à sa rupture du ligament croisé du genou, Nikola Karabatic se dit prêt à relever le défi qui se présente à lui. Des défis que les Bleus devront relever sans lui.

Comme nous vous l’annoncions hier, Nikola Karabatic sera tenu éloigné des terrains pendant plus de 6 mois. Il se verra donc rater des événements majeurs en club comme en sélection. Le Final Four de la Ligue des Champions, le Mondial et le TQO se joueront sans lui. Le joueur espère un retour pour les JO de Tokyo, ce qui est envisageable. Pour ce faire, les hommes de Guillaume Gille devront passer l’obstacle du tournoi qualificatif donc, où se dresseront face à eux les Croates, en plus du Portugal et de la Tunisie. Et le sélectionneur est bien conscient du grand vide que va laisser le numéro 13 de l’équipe de France.

Un immense vide à combler

Guillaume Gille le sait, le défi est immense. « C’est toujours un moment douloureux d’apprendre ce genre de nouvelles pour un joueur, quel qu’il soit, et un peu plus quand il s’agit de Niko, car on connaît tous son importance dans le groupe France et sur le terrain. », a-t-il déclaré à l’AFP. On ne pourra qu’aller dans son sens. Depuis janvier 2004, le demi-centre et arrière gauche n’avait jamais manqué un rendez-vous majeur avec les Bleus. À son actif ? 21 tournois consécutifs et 9 titres majeurs. Une lapalissade donc de dire que le 2ème meilleur buteur de l’histoire des Bleus va manquer.

Ce qu’affirme également sans contestation Jérôme Fernandez, le numéro 1 de ce même classement. Lui qui a notamment côtoyé Nikola Karabatic sous la tunique bleue de 2002 à 2015 a affirmé sur Eurosport que « la France sans Karabatic au TQO cela sera très difficile ». On ne pourra donc que donner raison à deux anciens rouages essentiels de la mécanique bleue. Mais quoi qu’il en soit, les coéquipiers du capitaine Cédric Sorhaindo devront trouver les ressources nécessaires pour répondre présents dans ces grands événements qui se dresseront face à eux. Et avec pourquoi pas, le retour de leur joueur star pour le tournoi majeur de l’année 2021. Lui n’attend que cela.

Les JO en ligne de mire

Suite à une interview accordée au Parisien, Nikola Karabatic n’a bien entendu pas caché sa frustration : « Je suis déçu, bien sûr. Je suis aussi triste de ne plus pouvoir aider mon équipe dans cette saison longue et difficile. Mais cela fait partie de la vie du sportif. Mon objectif est de revenir le plus tôt possible, en forme, et sans prendre de risques. » Il avoue « ne pas se projeter plus loin » et qu’il s’agira « d’un défi personnel à relever ». Le joueur qui fêtera ses 37 ans en avril a cependant un objectif en tête. Il est bien entendu question des JO qui se dérouleront à partir du 23 juillet à Tokyo. Un délai raisonnable sous conditions de qualification des Bleus donc.

Pour rappel, on lui donnait que peu de chances de participer au Mondial 2019 suite à son opération d’un hallux valgus. Quelques mois plus tard, il se montrait décisif face à l’Allemagne pour arracher le bronze lors du Mondial 2019. Nul doute donc que le joueur se montrera déterminé afin de prendre part à la compétition.

Julien Correia

 


Journaliste/rédacteur depuis janvier 2019 - Tombé dans le monde du ballon rond étant petit, j’aurais pu devenir pro sans ces foutus ligaments croisés. Défilant sur les champs (mais pas Elysées) en 98, j’ai été bercé par les exploits de Mister George, piqué par la technique du Snake, grandi avec Captain Rai et Ronnie, mûri avec Pauleta et Edi. Mais Ibracadabra, je suis désormais reconverti en runner/traileur. Moins rapide que Bolt et moins endurant que Jornet, c’est donc plume à la main que je partage les exploits de ces athlètes !

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