Nous suivre

Football

La Ligue des Nations Concacaf remportée par les États-Unis

Jean Bodéré

Publié

le

La Ligue des Nations Concacaf remportée par les États-Unis

FOOTBALL – Opposés au Mexique ce lundi, les États-Unis ont remporté la première édition de la Ligue des Nations Concacaf (3-2). C’est Christian Pulisic qui a délivré les siens en prolongations, grâce à un penalty à la 114ème minute.

C’est donc au bout du suspense que les États-Unis remportent la première Ligue des Nations Concacaf de l’histoire. Après avoir battu le Honduras (1-0) en demi-finales vendredi, les hommes de Gregg Berhalter voulaient écrire l’histoire. Seulement, ça n’a pas été chose aisée face au Mexique en finale. S’ils ont réussi à s’imposer (3-2), les Américains peuvent remercier leur génération dorée, décisive ce soir et qui n’a pas tremblé. Pourtant, par deux fois, ils se sont retrouvés menés au score, mais ont toujours su trouver le chemin pour revenir et emmener cette équipe mexicaine en prolongations. Un premier sacre marqué par des cris homophobes de la part de supporters mexicains, qui ont interrompu la rencontre un court instant.

Une première mi-temps frustrante pour les Mexicains

Il faut dire que cette rencontre est partie sur les chapeaux de roue. À la deuxième minute, Jesus Corona entame les hostilités en ouvrant le score d’une lourde frappe à bout portant. Un début de rencontre globalement dominé par les Mexicains qui aurait même pu faire le break vingt minutes plus tard. À la reprise d’un centre, Hector Moreno, d’un coup de casque, vient battre une nouvelle fois Zackary Steffen. Seulement, le but sera refusé pour une légère position de hors-jeu du défenseur mexicain au départ de l’action.

Un hors-jeu qui leur laissera un goût amer puisque trois minutes plus tard, Giovanni Reyna viendra remettre les compteurs à zéro. À la reprise d’un corner, les Américains trouvent le montant de l’équipe adverse avant que le ballon ne revienne par chance dans les pieds du milieu de terrain du Borussia Dortmund à moins de deux mètres des cages. Ce sont donc des Mexicains frustrés et des Américains opportunistes qui rentrent au vestiaire après avoir disputé la première mi-temps.

Une deuxième mi-temps marquée par des cris homophobes

Lors de la deuxième mi-temps, les équipes ont joué toujours autant vers l’avant mais se sont montrées aussi bien moins efficaces dans le dernier geste. Ainsi, les deux équipes frappent sans parvenir à trouver le cadre jusqu’à la 79ème minute et un nouveau but de La Verde. Sur une passe de Hirving Lozano, Diego Lainez va venir donner l’avantage à son équipe à seulement dix minutes du terme de la rencontre. Mais une nouvelle fois, les États-Unis vont profiter d’un coup de pied arrêté pour revenir au score.

Quatre minutes plus tard, sur un corner, Reyna vient déposer le ballon sur la tête de Weston McKennie, qui vient placer une tête rageuse dans les filets de Guillermo Ochoa. Suie à cette égalisation, quelques supporters Mexicains vont crier des insultes homophobes lors des relances du gardien américain dans les arrêts de jeu du temps réglementaire. Le match a donc été arrêté durant deux minutes et des demandes d’apaisement ont été faites au haut-parleur avant que la rencontre ne reprenne. Mais, avec ce score nul, les deux équipes se dirigent alors vers des prolongations qui resteront à jamais dans l’histoire.

Une victoire au bout du suspense

Tout commence lorsque Christian Pulisic obtient un penalty à la 112ème minute de jeu de la part de l’arbitre. Une décision qui rend fou de rage le sélectionneur adverse, Gerardo Martino qui sera alors exclu de la partie. Mais le penalty est bien présent et l’ailier de Chelsea va venir se faire justice lui-même à la 113ème minute. Fraîchement vainqueur de la Ligue des Champions le joueur de 22 ans vient alors de donner la victoire à son pays.

Mais les Mexicains y ont cru jusqu’à la fin. À la 120ème minute, une main Américaine touche le ballon dans sa surface synonyme de penalty. C’est donc Andres Guardado qui s’en charge mais Ethan Horvath, gardien remplaçant, va venir réaliser un arrête de grande classe face au joueur du Bétis Séville. Tiré ras du sol, le gardien se détend et descend au sol à une vitesse folle permet à son équipe de remporté le trophée. Cette victoire est aussi le symbole de la génération dorée qu’ont les États-Unis à leur disposition avec Pulisic, Reyna et McKennie en tête de proue qui devrait faire des Américains, des adversaires coriaces dans le futur.


Clique pour commenter

Poster un Commentaire

avatar
  S'abonner  
Me notifier des
Toute l'actualité des Jeux Olympiques de Tokyo 2020

Fil Info

Actus à la une