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La nageuse biélorusse Aliaksandra Herasimenia vend l’une de ses médailles pour soutenir l’opposition au pouvoir

Jean Bodéré

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La nageuse biélorusse Aliaksandra Herasimenia vend l’une de ses médailles
Photo Swimming World

NATATION – Championne du monde du 50 mètres nage libre en 2012, Aliaksandra Herasimenia vient de vendre sa médaille d’or. Les fonds récoltés doivent aider à soutenir les sportifs confrontés à la répression du gouvernement biélorusse.

Quand sport et politique ne font qu’un. La nageuse biélorusse, Aliaksandra Herasimenia, a décidé de lutter, comme elle le peut, contre le président Alexandre Loukachenko. Depuis sa retraite en 2019, la championne du monde se donne corps et âme pour lutter contre le pouvoir actuel. Dernièrement, elle a donc décidé de vendre l’une de ses deux médailles d’or afin d’aider les sportifs confrontés à la répression du gouvernement biélorusse.

Par le biais de sa fondation, la Fondation Biélorusse pour la Solidarité Sportive (BSSF), la double championne d’Europe fournit un soutien juridique et financier aux sportifs « blacklistés » par le gouvernement. Cette médaille remportée en 2012 lors des championnats du monde en Turquie a permis de récolter près de 13 500 euros d’après la BSSF.

Réfugiée en Lituanie 

La nageuse a, pour l’occasion, déclaré vouloir « soutenir tous les Biélorusses, leur donner 100 % confiance en la victoire parce que cette confiance, c’est 90 % du succès » dans un communiqué de sa fondation. Actuellement, la jeune retraitée est poursuivie par les autorités biélorusses pour avoir mené des « actions visant à nuire à la sécurité nationale de la Biélorussie ». Aliaksandra Herasimenia risque jusqu’à cinq années de prison et pour cette raison, la championne s’est réfugiée en Lituanie.

Comme elle, de nombreux opposants biélorusses fuient le pays sous peine d’être emprisonnés ou poussés à l’exil. Conscient du régime du totalitaire qu’entretient Alexandre Loukachenko, le Comité International Olympique (CIO) avait déjà pris des mesures fortes. En décembre dernier, le chef d’état a donc été interdit de Jeux Olympiques.

Elle veut exclure la Biélorussie des JO

C’est Thomas Bach, président du CIO qui avait annoncé cette décision en affirmant que « les dirigeants actuels n’ont pas convenablement protégé les athlètes biélorusses de discriminations politiques à l’intérieur du CNO (Comité National Olympique Biélorusse, présidé par Loukachenko) ». Il a continué en insistant sur le fait que cette manière de procéder « est contraire aux principes fondamentaux de la charte olympique, ce qui affecte profondément la réputation du mouvement olympique. »

Seulement, Aliaksandra Herasimenia veut aller encore plus loin. La vice-championne olympique veut interdire la Biélorussie de participer aux Jeux. Pourquoi ? Car tous les athlètes ayant critiqué le pouvoir ont été automatiquement exclus de l’équipe nationale. C’est pour cette raison, qu’un appel au CIO a été lancé par la championne du monde. Cette action a été soutenue par un grand nombre de militants biélorusses mais aussi dans d’autres pays. Le CIO n’a pas encore donné son verdict concernant cet appel au boycott des sportifs biélorusses mais qu’importe la réponse, elle risque de faire polémique.

Jean Bodéré


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