Laegreid, Perrot, Wright… Nos paris pour la saison masculine 2025-2026 de biathlon
Biathlon 2025-2026 : découvrez nos pronostics sur les favoris, outsiders et révélations d’une saison masculine plus ouverte que jamais après la retraite de Johannes Boe.
La saison masculine de biathlon 2025-2026 s’annonce comme l’une des plus ouvertes depuis plus d’une décennie. Avec la retraite de Johannes Boe, le paysage mondial se retrouve soudain dépourvu de son monarque des dernières saisons, et une nouvelle hiérarchie doit se dessiner. Entre confirmations attendues, ambitions tricolores et jeunes loups prêts à bousculer l’ordre établi, cette saison a tout pour devenir l’une des plus passionnantes des dernières années. Voici nos paris.

Notre favori : Laegreid, l’homme à battre
Sans surprise, notre favori pour le gros globe reste Sturla Laegreid. Depuis son explosion au plus haut niveau, le Norvégien s’est imposé comme le maître absolu du tir, alliant précision clinique et sang-froid digne des plus grands. Avec le départ des frères Boe, la pression est forte, mais Laegreid a déjà montré qu’il savait faire preuve d’une régularité presque mécanique, capable de transformer chaque course en opportunité de podium.
Son ski n’est pas le plus flamboyant du circuit, mais sa stabilité globale en fait, selon nous, le biathlète le plus complet du moment. Si la Norvège cherche un nouveau leader naturel, Laegreid semble prêt à enfiler le costume.

Le Bleu qui va peser : Éric Perrot, le Français qui monte
Du côté français, tous les regards se tournent vers Éric Perrot. Troisième du classement général en 2024-2025, il arrive cette saison avec un statut totalement différent : celui d’un prétendant légitime aux victoires individuelles et aux podiums réguliers. Perrot (24 ans) est l’un des jeunes les plus prometteurs de sa génération, au même titre que l’Italien Tommaso Giacomel, capable de très grandes choses lorsqu’il parvient à allier vitesse sur les skis et discipline au tir.
À notre sens, c’est lui qui portera les ambitions du clan tricolore. Sa progression est constante, il apprend vite, et son explosivité pourrait le conduire à décrocher sa première victoire en Coupe du monde, voire à s’inviter dans le top 5 final du général.
On le voit aussi comme un homme fort de l’équipe de France lors des Jeux Olympiques de Milan-Cortina, que ce soit en individuel ou dans les relais. Mais cela, on en reparlera un peu plus tard.

Nos surprises : Campbell Wright et Isak Frey
La force de cette saison réside aussi dans son imprévisibilité. La Norvège reste solide, mais se trouve en phase de reconstruction interne. Frey, Soerum, Uldal, Botn, Stroemsheim : les Scandinaves ne manquent pas de munitions et demeurent dangereux, tout comme certains biathlètes moins médiatisés, capables de jaillir soudainement lorsque les conditions s’y prêtent.
Et niveau imprévisibilité, Campbell Wright se pose là. Skieur explosif, parfois même débridé, le Néo-Zélandais d’origine, naturalisé américain, possède cette vitesse naturelle qui peut renverser une course en un seul tour. Son tir, encore instable, mais en progression (86 % de réussite la saison passée), fait de lui un biathlète capable du meilleur comme du pire — mais c’est précisément ce qui en fait une menace permanente.
Un jour où les balles rentrent, Wright peut décrocher un podium, voire deux, comme ce fut le cas, à la surprise générale, sur le sprint et la poursuite des Mondiaux de Lenzerheide l’hiver dernier, avec deux médailles d’argent à la clé. À 23 ans, Wright n’a ni complexe ni retenue, et c’est cette audace qui pourrait bien faire de lui l’une des révélations (ou confirmations) de l’hiver.

Enfin, dans la catégorie des paris audacieux, Isak Frey (22 ans) fait partie de ces Norvégiens formés dans une filière où la densité est telle que seuls les plus complets survivent. Rigoureux, posé, intelligent dans sa gestion de course, il avance sans bruit, mais avec une constance impressionnante. Son tir est propre et déjà très solide pour son âge (90 % de réussite en 2024-2025), son ski progresse saison après saison, et il donne la sensation d’un biathlète en pleine maturation.
Dans une Norvège qui se réorganise après la retraite des frères Boe, le vainqueur sortant du classement général de l’IBU Cup pourrait bien profiter des ouvertures pour se glisser aux avant-postes. Un nom à surveiller de très près cet hiver.


