L’ASVEL retombe dans ses travers en EuroLigue contre le Real Madrid
EUROLIGUE 2025/2026 – Longtemps à la mène, l’ASVEL a fini par s’incliner 80-69 contre le Real. La faute à un 4ème quart-temps cauchemardesque, dominé 24-8 par les Espagnols.
On ne donnait pas cher de la peau de l’ASVEL, empêtrée à l’avant dernière place d’EuroLigue, en réception du Real Madrid, 10ème. D’autant plus après le départ du vétéran Nando de Colo, précieux dans l’effectif villeurbannais et sauveur contre Paris, vers le Fenerbahçe. Les hommes de Pierric Poupet pouvaient toutefois compter sur un regain de confiance acquis après deux succès de rang dans la compétition et visaient la passe de trois. Mais comme souvent, les dix dernières minutes ont été de trop pour l’ASVEL.
L’ASVEL mène la danse…
L’objectif était plutôt bien mené en première période. Si Walter Tavares commençait déjà à prendre de la place dans la raquette villeurbannaise avec deux rebonds offensifs très tôt grattés et Campazzo allumait la mèche à 3 points, la défense de l’ASVEL se mettait rapidement au diapason et Heurtel répondait au meneur adverse avec un tir primé. Dans une entame de match globalement maladroite des deux côtés, la marque grimpait lentement (5-8 après 5 minutes) mais les deux formations se rendaient le peu de coups.
Ndiaye DENY!
He meets Hezonja at the rim with a big rejection 🛑#MotorolaMagicMoment @Moto I @LDLCASVEL pic.twitter.com/qE7SxgU00D
— EuroLeague (@EuroLeague) January 6, 2026
L’apport de Trey Lyles était bénéfique aux attaques madrilènes, tout comme l’entrée de Glynn Watson Jr l’était pour celles de l’ASVEL. Sous son impulsion, avec ses 5 points et 3 passes décisives dans le premier-quart, les hôtes menaient provisoirement les débats (18-17).
Sur sa lancée, Watson Jr faisait danser Alex Len mais il y avait toujours une réponse du Real, souvent venue de Facundo Campazzo (15 points). L’ASVEL prenait toutefois l’air grâce à un court run conclu par un tir derrière l’arc de Thomas Heurtel (30-23). Le 0/3 sur la ligne des lancers de Ndiaye, en revanche, manquait d’augmenter le différentiel mais ce dernier se rattrapait bientôt avec un contre suivi d’une banderille longue distance (39-30). Tavares grapillait quelques unités avant la pause, mais l’ASVEL faisait toujours course en tête.
… avant de s’écrouler dans le dernier quart
Et l’ASVEL tenait encore un moment le lead malgré plusieurs fautes rapidement tombées. En transition, la passe dans le dos d’Heurtel lançait Mbaye Ndiaye pour le dunk, les Villeurbannais atteignaient enfin cette barre des 10 points d’avance (48-38). Campazzo coupait immédiatement l’élan villeurbannais avec un missile à 3 points. Le différentiel faisait ainsi le yoyo mais le moindre relâchement, le moindre temps faible de l’ASVEL et le Real sanctionnait cash, restant à l’affût avant les dix dernières minutes (61-56).
Un dernier quart-temps à sens unique, et cauchemardesque pour les joueurs de Pierric Poupet. Sur un tir derrière l’arc, Théo Maledon punissait son club formateur et remettait les deux équipes à égalité. 63-63 à 8 minutes du terme, tout était à refaire. Mais rien n’allait pour l’ASVEL, en retard défensivement et trop pressée de conclure sur les phases offensives. Démarrant le quart-temps avec un run de 15-4, le Real passait devant et le 3 points de Lyles faisait mal aux têtes (65-71). Le temps mort ne remettait pas les idées des Villeurbannais en place, le Canadien (21 points) continuait de mitrailler, l’ASVEL d’arroser puis de perdre totalement ses moyens. Et le match.
Le Real nous a eu à l’usure mais on ne lâchera rien.
On se revoit dès dimanche à l’Astroballe face à Paris ! pic.twitter.com/qgc7aiu759
— LDLC ASVEL (@LDLCASVEL) January 6, 2026


