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Lauren Baltayan : « Ce serait vraiment un honneur de représenter la France aux Jeux Olympiques »

Sébastien Gente

Publié le

Lauren Baltayan Ce serait vraiment un honneur de représenter la France aux Jeux Olympiques
Photo Nicolas Barbeau

SQUASH FRANÇAIS – À 16 ans, Lauren Baltayan est sans conteste le plus grand espoir du squash hexagonal. Elle raconte à Dicodusport son début de carrière et ses ambitions futures. 

Bonjour Lauren, pouvez-vous d’abord nous expliquer comment vous en êtes arrivée au squash ?

Je suis née en Égypte, et là-bas, le squash est le deuxième sport le plus populaire après le football. Mon père jouait au squash en loisirs. Mais tout a vraiment commencé avec mon frère qui jouait lui aussi. J’ai commencé à le suivre aux entraînements, ça m’a plu et j’ai décidé d’essayer.

Qui a détecté votre potentiel ?

Quand j’avais six ans, les entraîneurs du club où je jouais ont remarqué que j’avais beaucoup de talent, que j’étais très rapide sur un court. Ils m’ont poussé à persévérer, mes parents m’ont encouragée aussi.

Quand êtes-vous arrivée en France ?

En fait, je vis toujours en Égypte, mais depuis cette année, je partage mon temps entre les deux pays. Ma résidence principale est en Égypte, mais je passe plus de temps en France, principalement chez mon frère à Vincennes. C’est plus pratique pour s’organiser en fonction des tournois.

Vous avez remporté l’Open des Bretzels en battant un record de précocité appartenant à Camille Serme. C’est quelque chose dont vous étiez au courant ? Gagner un tel tournoi était un objectif ?

On est venu me dire après la victoire que j’étais devenue la plus jeune Française et la plus jeune Européenne à gagner un tournoi Challenger. C’était un objectif d’en gagner un, même plusieurs. Mais ce ne sont pas des objectifs que j’avais annoncés au préalable, parce que je ne voulais pas me mettre trop de pression. Je suis encore jeune, j’ai encore le temps, mes rivales sont plus âgées, ce sont elles qui ont la pression. Mon objectif reste de gagner, mais je ne vais pas le crier sur tous les toits.

Vous avez un objectif chiffré de progression au classement mondial (Lauren est 89e au World Ranking au 11 décembre, NDLR) ?

Début septembre prochain, pour le début de la nouvelle saison, je voudrais avoir intégré le Top 60. Mais ce n’est pas une obligation.



Récemment, vous avez perdu la finale du tournoi « Les Elles de l’Est », dans un match particulier. Que pouvez-vous nous dire sur le déroulement de la finale ?

J’ai perdu les deux premiers sets, et en début de troisième, j’ai décidé de totalement changer de plan de jeu. J’ai beaucoup ralenti le jeu et je me suis mis à plus attaquer, et ça a marché. Remarquer que je peux changer de plan en cours de partie, cela me servira. Mais à la fin du match, je me suis énervée et je suis sortie un peu du match. C’est un match que j’aurais dû gagner.



Au niveau du staff, beaucoup de monde vous entoure ?

En Égypte, mon entraîneur est Ahmed Effat,c’est aussi l’entraîneur de Fares Dessouky (actuel n°15 mondial, NDLR) et mon entraîneur physique est Samy Farag (qui entraîne plusieurs joueurs dont l’ancien champion du monde Tarek Momen, NDLR). En France, je suis licenciée à l’US Créteil, avec plusieurs entraîneurs, dont l’entraîneur national Yann Menegaux, qui vient souvent me superviser, qui était notamment venu lors du tournoi « Les Elles de l’Est ».

Toutes ces personnes-là ont déjà identifié ce qu’il fallait travailler pour continuer ta progression ?

Je dois beaucoup travailler le mental, c’est une priorité. Mon tempérament également. Certes, j’ai beaucoup de travail sur la tactique et la façon de jouer, ainsi que sur le physique. Mais je dois beaucoup travailler le mental, car cela m’a fait perdre plusieurs matchs, particulièrement récemment au Czech Open (défaite en cinq sets en quarts de finale contre Haya Ali, 63e mondiale, NDLR).

Ton programme pour les prochaines semaines et les prochains mois est déjà défini ?

Oui, je vais jouer le British Open Junior U17 (du 3 au 7 janvier, NDLR), je serai tête de série n°3/4, puis je jouerai un tournoi PSA à Hong Kong, avant les Championnats de France en février. Je vais aussi jouer l’Euro U19 en mars, et en juillet, il y aura les Mondiaux U19 aux États-Unis.

Le squash va devenir olympique en 2028. Ça peut devenir un objectif ?

C’est une motivation pour s’entraîner plus dur, clairement. Mais surtout, ce serait vraiment un honneur de représenter la France aux Jeux Olympiques. J’aurai 21 ans en 2028 donc j’aurai sans doute l’âge parfait pour y prétendre.

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