Le gros globe pour Botn, fin de la hype Jeanne Richard… Nos conclusions hâtives après les 3 premières étapes
COUPE DU MONDE DE BIATHLON 2025/2026 – Après quatre semaines de compétition, il est temps de tirer les premières conclusions… À vous d’en juger.
Après deux semaines à Ostersund (Suède), une semaine à Hochfilzen (Autriche) et une semaine au Grand-Bornand, il est l’heure pour les biathlètes de prendre une pause bien méritée et de profiter des fêtes de fin d’année auprès de leurs proches. De notre côté, c’est l’heure d’établir les premiers bilans de ce début de saison.
Le classement général masculin tient son vainqueur, le suspense déjà enterré
Stoppez les calculs, ne vous embêtez plus à espérer un suspense comme il était promis quant au futur vainqueur du gros globe masculin. Le grand gagnant est déjà connu, il s’agit de Johan-Olav Botn. Avec 113 points d’avance sur Éric Perrot, il file vers le graal sans contestation, tant il semble intouchable sur le pas de tir. Pas en grande forme sur les spatules lors du sprint et de la poursuite : une baisse de régime ? Que nenni ! Le Norvégien a réalisé le 3e temps de ski sur la mass start.
Arrêtons d’ores et déjà d’imaginer une bataille pour la première place, elle n’existera pas. C’est derrière qu’il faudra regarder pour voir une lutte pour le podium entre les deux jeunes Éric Perrot et Tommaso Giacomel.

Sebastian Samuelsson, pas la voix de la raison
Il a parlé avant que la saison ne commence, et encore une fois, c’était pour raconter n’importe quoi. Le Suédois Sebastian Samuelsson « avait hâte de vivre une saison sans victoires norvégiennes » et, sans doute, se voyait-il en mesure de jouer le gros globe. Mais, une fois n’est pas coutume, il est loin du compte. Les victoires norvégiennes ? On en dénombre déjà 6. Et quant à lui ? Il semble en forme sur les skis, comme toujours finalement. Mais pour jouer de la gâchette, ce n’est toujours pas le meilleur.
Au Grand-Bornand, son bilan derrière la carabine, ce sont 2 fautes sur le sprint, 4 sur la poursuite et 3 sur la mass start, pour un total de 41/50. Et, en plus, si l’on en croit ses standards, sa forme devrait baisser sur la 2e partie de la saison, nous offrant des courses en fond de top 50, comme aux Mondiaux l’an passé. Comme quoi l’expression « tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler » peut avoir beaucoup de sens. À que notre conclusion hâtives soit vraiment trop hâtive, et que le Suédois nous fasse mentir.
Maren Kirkeeide, sauveuse de la patrie norvégienne
Il est rapide de compter le nombre de biathlètes norvégiennes performantes sur ce début de saison. Il n’y en a qu’une, et elle se nomme Maren Kirkeeide. Deuxième du général, auteure de 3 podiums dont 1 victoire, elle est la lumière qui vient éclaircir un bilan bien sombre pour l’équipe féminine de Norvège. Quid de Ingrid Tandrevold ? C’est une saison catastrophique qui s’annonce, plombée par un niveau de tir cataclysmique. 66 % de réussite sur les tirs debout, et une 35e place actuelle au classement général : sa saison est déjà terminée.

Pour les autres, Karoline Knotten tournicote en moyenne dans le top 15, alors que la promesse Marte Johansen n’a pas concrétisé. Un bilan qui sera difficile à assumer en fin de saison quand leurs homologues masculins auront roulé sur la concurrence avec une cinquantaine de victoires.
Jeanne Richard, fin de la hype
Elle terminait 6e du général l’an passé avec une belle régularité et surtout un podium : Jeanne Richard apparaissait alors comme une des promesses tricolores pour cette saison. Mais, finalement, l’engouement est bien redescendu après une première partie de saison très moyenne, qui n’annonce rien de positif pour la suite. Une 13e place comme meilleur résultat, et une efficacité derrière la carabine qui semble se dérégler (71 % de réussite au tir debout).
Un début de saison moyen qui ne lui assure plus sa place en Coupe du monde chaque semaine, car derrière elle, Paula Botet, entre autres, pousse fort et lui a déjà pris sa place sur le sprint et la poursuite du Grand-Bornand.
Les conclusions sont terminées de notre côté, des bilans déjà bien établis, à prendre avec humour… ou pas ! La saison est encore longue, les rebondissements seront sans doute nombreux et cela promet encore beaucoup de spectacle !
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