Jeanne Richard ambitieuse : « Les JO, on a tous cet objectif en tête »
BIATHLON – Sixième mondiale pour sa deuxième saison, Jeanne Richard a largement dépassé les attentes. Lors d’une rencontre avec la presse, où Dicodusport était présent, la biathlète de 23 ans a évoqué la saison à venir, avec de gros enjeux pour elle.
Tu as progressé l’an dernier par rapport à ta première saison. Est-ce que tu t’es surprise à progresser sur certains aspects auxquels tu ne t’attendais pas ?
Oui, carrément. Ce qui m’a le plus surprise, c’est d’avoir connu une telle régularité sur toute la saison, notamment au tir. Au couché, je savais déjà que j’étais solide, mais tenir le même niveau sur le debout, c’était un vrai plus. C’est devenu un atout et une vraie prise de conscience. C’est trop chouette.
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Sur le tir debout, tu étais davantage en difficulté. As-tu fait un travail spécifique ?
En tir, je suis plutôt une tireuse instinctive. Sur mes deux saisons en Coupe du monde, ce n’est pas simple à comparer. Mais ce que je retiens, c’est que je me suis fait confiance. J’ai pris beaucoup de plaisir à pouvoir m’exprimer pleinement, que ce soit sur le tir ou sur les skis.
Ces nouveaux standards créent-ils des attentes particulières pour la saison qui arrive ?
Je ne me dis pas qu’il faut absolument refaire aussi bien. Pour moi, ça va de soi : je mets du sens à ma préparation, à ce que je fais. Logiquement, j’ai des ambitions, mais elles viendront naturellement. Je sens que quelque chose de bon peut se construire.

Avec les Jeux Olympiques, la préparation est-elle différente ?
Je n’ai pas voulu voir les choses comme ça. Je ne me suis pas dit : “il y a les Jeux, donc il faut en faire plus”. Mon objectif, c’était de faire mieux. J’ai cherché la qualité et la précision, pas la quantité. On a beaucoup travaillé avec le coach, notamment sur la technique de ski — mon 2 temps, mon 1 temps et le combiné —, mais aussi sur la partie mentale. L’idée, c’est de gagner en confiance et en lucidité.
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Le fait de savoir qu’il n’y aura que quatre places pour les courses individuelles met-il une pression supplémentaire ?
Je sais que les premières étapes de Coupe du monde seront décisives pour la sélection olympique. On a tous cet objectif en tête, mais j’aime cette pression. Je ne veux pas être enfermée dans l’enjeu. Si tu fais partie du groupe, c’est que tu es bonne et que tu es là pour aller chercher des médailles. Ce n’est pas du stress, c’est une chance d’être là.

Ton premier podium cette saison a-t-il été un déclic ?
Oui ! J’avais déjà terminé plusieurs fois à la quatrième place, et je sentais que ça allait venir. J’avais les crocs. Cette troisième place, au milieu des meilleures, ça a été une vraie confirmation, un moment fort.
Qu’est-ce que la densité du groupe France vous apporte ?
À l’entraînement, cela fait deux ans que je m’entraîne avec des références mondiales. Lors des séances de confrontation, on est face aux meilleures du monde, tout simplement. C’est une chance incroyable, et j’en profite au maximum.
Le fait d’être gauchère change-t-il quelque chose sur le pas de tir ?
Être gauchère, ça peut parfois surprendre nos rivales, mais je ne m’en sers pas. C’est assumé. J’aurais pu passer droitière à un moment de ma carrière, mais je ne l’ai pas fait, car je ne vois pas l’intérêt. Je suis à l’aise ainsi, et je ne ressens pas le besoin de changer.
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Pedro
14 novembre 2025 à 6h03
Cette histoire de carabine déréglée, après celle du retour rapide de Julia, en EDF
pose question sur leur présence et ses conséquences sur le respect des victimes et plus largement sur l’ambiance qui règnera pendant les préparations aux compétitions , et les compétitions elles mêmes… avec les JO en perspective…
Michel Davesnes
13 novembre 2025 à 1h39
Pourquoi n’avoir pas évoqué le fait qu’elle aurait déréglé la carabine d’Océane Michelon ? Pouvez vous, d’ailleurs, confirmer cette information ?