Biathlon JO d’Hiver 2026 : Le casse-tête de la sélection olympique au sein de l’équipe de France féminine
BIATHLON – À moins d’un an des Jeux Olympiques, la saison exceptionnelle des Bleues en Coupe du monde et en IBU Cup promet des nœuds au cerveau pour le staff, qui devra trancher au moment d’annoncer la sélection de biathlon pour Milan-Cortina.
Trois incontournables
À l’heure de faire le bilan d’une saison exceptionnelle chez les femmes, la question de la sélection olympique se pose déjà. À moins d’un an de l’échéance planétaire, elles sont trois à être d’ores et déjà certaines d’être au rendez-vous. Lou Jeanmonnot qui pour la deuxième saison de suite a terminé deuxième au classement général de la Coupe du monde, Julia Simon, décuple championne du monde et qui a encore prouvé cette année qu’elle était au rendez-vous des grands championnats, et Justine Braisaz-Bouchet, qui a eu parfois plus de mal sur la Coupe du monde, mais qui a brillé lors des championnats du monde remportant le titre sur le sprint.
Trois femmes à la lutte
En dehors de ces trois femmes, la délégation française de biathlon pourra emmener trois autres Tricolores en Italie. Cependant, à l’exception de la mass start, il ne pourra y avoir que quatre engagées par course au maximum. Parmi les mieux placées pour la dernière place, on pense bien sûr à Océane Michelon, qui a terminé cette saison 2024-2025 avec le dossard bleu. À Jeanne Richard également, elle qui est montée sur son premier podium lors de la mass start de Ruhpolding. Mais aussi à Paula Botet. La jeune femme de 24 ans a effectué son retour en Coupe du monde en début d’année, après presque deux ans à l’échelon inférieur, et elle avait d’ailleurs impressionné en s’imposant dès sa première course. La suite a été plus compliquée puisqu’elle est retournée faire ses gammes en IBU Cup, avant de revenir en Coupe du monde pour les finales.
Très belles performances également d’Océane Michelon et de Paula Botet qui terminent respectivement quatrième et cinquième ! pic.twitter.com/M5kCugrtJT
— la chaine L’Équipe (@lachainelequipe) March 23, 2025
Au contraire, les deux premières ont disputé l’intégralité de la saison. Océane Michelon est même montée sur son premier podium mondial en terminant deuxième de la mass start des championnats du monde, puis en enchaînant avec un podium en Coupe du monde à Nove Mesto. Globalement, elle a été la plus régulière des trois cette saison, terminant en moyenne à la onzième position, alors que Jeanne Richard a terminé en moyenne douzième. Cette dernière a néanmoins l’avantage d’avoir des statistiques au tir beaucoup plus solides, notamment sur le couché (96% contre 88%). Elle avait d’ailleurs réalisé une incroyable série en début de saison, même si la suite a été plus compliquée. Océane Michelon est cependant plus rapide sur les skis.
Une armada en embuscade
Ainsi, à l’instant T, ces six femmes font figure de favorites pour aller aux Jeux Olympiques. Toutefois, derrière, d’autres pointent le bout de leur nez grâce à une saison d’ensemble exceptionnelle en IBU Cup. Les Bleues trustent ainsi six des huit premières positions du classement général. Celui-ci a d’ailleurs été remporté par Camille Bened devant la toute jeune Voldiya Galmace-Paulin, 19 ans seulement. Si la seconde n’a pas encore eu l’honneur de se confronter à l’élite sur la Coupe du monde, la première a effectué son baptême lors des finales d’Oslo. Des premiers pas prometteurs (13ème, 15ème et 16ème) d’autant plus en revoyant sa poursuite, puisqu’elle était à la lutte pour le podium jusqu’au dernier tir.

Amandine Mengin a également eu cet honneur. Septième du classement général de l’IBU Cup, la jeune femme a connu des débuts plus délicats (64e du sprint des finales). L’essentiel est ailleurs, puisqu’elle a montré tout son potentiel plus tôt dans la saison. Après avoir débuté sur le circuit junior, elle est montée en IBU Cup en janvier, signant deux victoires et une deuxième place sur ses trois premières courses et ne sortant du Top 6 qu’une fois lors des huit courses individuelles qu’elle a disputées. Elle semble programmée pour briller lors des Jeux Olympiques de 2030 en France, mais espère bien se faire une place en Coupe du monde dès la saison prochaine.

Enfin, Gilonne Guigonnat et Sophie Chauveau lorgnent également sur la sélection olympique. Les deux femmes ont l’habitude de faire des piges en Coupe du monde depuis plusieurs saisons, et ont déjà goûté aux joies du podium. Cinquième et huitième au général de l’IBU Cup, le premier défi pour elles sera de se refaire une place en Coupe du monde, compte tenu de la concurrence extrêmement forte en IBU Cup.
Une hiérarchie bousculée ?
Ainsi, au moment de faire les comptes, si Lou Jeanmonnot, Julia Simon et Justine Braisaz-Bouchet apparaissent incontournables, il semble qu’Océane Michelon, Jeanne Richard et Paula Botet seront également du voyage à Milan-Cortina. Néanmoins, ces trois femmes devraient se disputer la dernière place vacante sur le relais et les courses individuelles, avec peut-être un léger avantage pour Océane Michelon.
Cependant, les Jeux Olympiques n’étant que dans onze mois, il convient de garder ses précautions, puisque le début de saison 2025/2026 sera certainement décisif. Dans cette perspective, d’autres femmes pourraient très bien se démarquer lors de la pré-saison et gagner leur place en Coupe du monde avec l’intention de bousculer la hiérarchie existante. Le biathlon féminin a de beaux jours devant lui.


