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Le Stade Français douche l’UBB à Chaban et frappe un grand coup en Top 14

Etienne Goursaud

Publié le

Le Stade Français douche l'UBB à Chaban et frappe un grand coup en Top 14
Photo Icon Sport

TOP 14 2025/2026 – Le Stade Français signe un succès de prestige sur la pelouse de l’UBB (28-33), en ouverture de la 15ème journée.

Une victoire forte en symbole pour le Stade Français à Bordeaux-Bègles ! Souvent passés tout près à l’extérieur (34-35 à Bayonne, 32-36 à Clermont et 17-29 à Toulouse lors des trois derniers déplacements), les Parisiens transforment enfin l’essai en Gironde (33-28) et frappent un grand coup dès l’ouverture de la 15ème journée. Vingt jours et deux journées européennes plus tard, le Top 14 remettait le couvert ce samedi après-midi.

Avec un savoureux UBB – Stade Français sur le papier pour ouvrir cette 15ème journée. Remake de la demi-finale de la saison 2023-2024 ! On le savait, c’était un test intéressant pour les Bordelo-Béglais, couverts de gloire après leur première place de poule en Champions Cup. Ce test s’est finalement transformé en véritable traquenard.

L’UBB cueillie à froid et avant la pause

Un traquenard symbolisé par une entame catastrophique des locaux. Des Parisiens très efficaces en déplacement, qui vont cueillir à froid l’UBB et tout le stade Chaban-Delmas, avec deux essais inscrits en moins de dix minutes de jeu. Pleins d’opportunisme, Peniasi Dakuwaqa ouvre le bal après un coup de pied à suivre (4ème), avant que Joe Marchant ne récupère le ballon pour inscrire déjà le deuxième essai (0-14, 8ème).

Ce n’est pas volé pour le Stade Français, qui profite à merveille de la grande fébrilité girondine sur ce premier quart d’heure, exploitant sans relâche les failles défensives des locaux, contraints de courir après le score et coupables de nombreuses approximations.

Une approximation qui va durer vingt minutes, avant que les Bordelo-Béglais n’appuient sur le champignon. Les Parisiens se retrouvent alors sur le reculoir. À force de concéder des fautes, Louis Carbonel paye l’addition collective avec un carton jaune (26ème), véritable tournant de ce premier acte, que le Stade Français va payer cash.



À un de moins, la défense parisienne craque à deux reprises. D’abord sur une belle inspiration d’Arthur Retière, qui a vu l’espace (7-14, 29ème). Puis, sur une faute de main de Léo Barré, l’un des grands perdants de la liste des 42 de Fabien Galthié, qui échappe le ballon au profit de Jefferson Poirot (14-14, 33ème).



On pense alors l’UBB lancée, mais les Parisiens, toujours aussi opportunistes, vont virer en tête à la pause. Sur un troisième essai signé Tanginoa Halaifonua, au terme d’un magnifique mouvement collectif (14-21, 40ème), le Stade Français aura su marquer sur l’ensemble de ses temps forts.

Le Stade Français prend la tête à dix minutes du terme

Déjà plaisante dans le premier acte, cette rencontre va ensuite prendre des allures de match de boxe, avec deux équipes se rendant coup pour coup. Bilan : trois essais inscrits en huit minutes. Une séquence remportée par l’UBB, qui prend la tête pour la première fois de la rencontre (28-26, 48ème).

Matthieu Jalibert dégaine le premier. L’ouvreur hérite du ballon après une touche, prend l’intervalle et tape par-dessus pour lui-même (21-21, 43ème). Mais la défense bordelaise va encore montrer de gros signes de fébrilité. Jeremy Ward est servi par Peniasi Dakuwaqa et s’offre, en pleine période de sports d’hiver, un véritable slalom géant dans la défense adverse pour le quatrième essai parisien (21-26, 44ème).

L’UBB réagit encore, grâce à une magnifique passe de Matthieu Jalibert pour Salesi Rayasi, qui parvient à aplatir en coin (28-26, 48ème).

Devant au score, l’UBB va ensuite subir un long siège. Pendant près de quinze minutes, le Stade Français investit le camp girondin, un temps fort finalement récompensé par Yoan Tanga, qui jette un froid dans le public bordelais au moment où la pluie redouble (28-33, 68ème).

Héroïque pour reprendre l’avantage, le Stade Français l’a ensuite été pour défendre. L’UBB ne parviendra jamais à pénétrer dans les 22 mètres adverses. Une ultime pénalité ne changera rien à l’affaire. Paul Gabrillagues vole le ballon en touche et libère définitivement les siens. Une équipe parisienne qui, la saison passée, peinait loin de ses bases, mais qui s’affirme désormais comme un sérieux candidat au Top 6 après ce succès de prestige face à un concurrent direct.

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