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Légende du football : Retour sur le documentaire Netflix sur le Roi Pelé

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Légende du football : Retour sur le documentaire Netflix sur le Roi Pelé
Photo Netflix

FOOTBALL – Un vent de nostalgie souffle sur le monde du sport en ce moment. En effet, après des documentaires sur Michael Jordan, Kobe Bryant ou, plus récemment, Tony Parker, le football y va aussi de son hommage. Depuis ce mardi 23 février, la plateforme Netflix présente un documentaire de quasiment deux heures sur l’une des plus grandes stars du football : Pelé.

Tous les amateurs de sport, et de football en particulier, connaissent, si ce n’est de nom, Edson Arantes do Nascimento, dit Pelé. Lauréat de trois Coupes du monde avec plus de 1000 buts à son actif, il reste très connu et populaire, notamment au Brésil. Et pourtant, peu de gens l’ont vu évoluer sur un terrain. Retour sur sa vie, sa carrière, son parcours, de la Suède au Mexique, de 1958 à 1970.

Pelé par Pelé

Au gré de sa vie, Pelé se remémore et commente les grands moments de sa carrière. Ce qui a fait de lui une légende et une idole de tout un peuple. En commençant par le chef d’œuvre au Mondial 1958 en Suède à 17 ans, qui le fit connaître aux yeux du monde. Amis, anciens équipiers, journalistes sont également témoins de l’évolution de son phénomène. De celui qui a ramené la première Coupe Jules Rimet au pays et lavé l’affront uruguayen de 1950. D’ailleurs, la victoire de 58 l’a non seulement consacré sportivement, mais a également permis une liesse populaire au pays, permettant d’évoluer et d’être mis sur la carte du monde. La légende était en route.

D’enfant modeste à star du foot, il a évolué en même temps que son pays qui s’est progressivement industrialisé, pendant qu’il faisait les gros titres. Comme si Pelé était celui que tout un peuple attendait pour évoluer et se fédérer. Jusqu’au coup d’état et la dictature mise en place en 1964. Mais pour le Roi, le football et la vie continuaient et il jouait encore et toujours pour Santos, son club historique en se tenant loin des affaires politiques, malgré les sollicitations du pouvoir.

Coupe du monde 1966 = maturité

Avec des images d’archives et témoignages récents, nous pouvons voir son évolution et sa maturité vis-à-vis des actualités. Notamment lors de la Coupe du monde 1966. En effet,  il n’aimait pas la pression supplémentaire mise par les supporters brésiliens. Ceux-ci faisaient dédicacer des drapeaux avec l’inscription Triples Champions. D’ailleurs, le Brésil, double champion en titre, quitte la compétition dès le 1er tour avec un Pelé encore blessé. Ce dernier annonce ensuite que ce sera son dernier Mondial, plongeant le pays dans la stupeur, preuve de l’importance du Roi dans la nation. Il est aussi une lueur d’espoir pour tout le peuple pendant les heures sombres de la dictature. Si certains louaient sa neutralité politique, des voix s’élevaient car il ne se servait pas de sa notoriété pour faire évoluer les choses, à la différence d’un Mohamed Ali aux USA qui n’hésitait pas à prendre position, notamment contre la guerre au Vietnam.

Le documentaire revient bien évidemment sur son 1000ème but marqué au Maracana devant Vasco et la liesse populaire qui a suivi. Le Roi se rappelle s’être senti seul pour le penalty. Notamment car tous ses coéquipiers étaient resté en arrière quand il a tiré. La foule envahit le terrain, les images ont fait le tour du monde.

La légende renforcée au Mondial 1970

Ensuite ? il retrouve la Seleçao en vue du Mondial mexicain en 1970. Pour le peuple brésilien comme il aime à le rappeler. Mais tout ne sera pas rose car il sera en conflit avec le sélectionneur. Il se retrouve entre le gouvernement, faisant pression pour qu’il joue, et le sélectionneur qui ne le voulait pas. Ce dernier finit par être écarté et remplacé par un ancien coéquipier de Pelé en 1958 et 1962 : Zagallo. Ce Mondial  renforce la légende avec un Pelé encore au-dessus techniquement. En finale contre l’Italie, sa célébration après son but de la tête reste mythique. En se remémorant ses exploits, le roi reste lucide et clairvoyant dans ses souvenirs et nous donne l’impression d’y être, nous aussi. Il boucle la boucle de champion du monde avec un pays en liesse à son retour du Mexique. Comme un symbole, comme une renaissance pour le Brésil, plus forte encore qu’en 1958.

Le documentaire se termine sur les derniers instants du Roi en sélection et dans son club de toujours Santos avant de s’envoler pour le New York Cosmos. La dernière image du documentaire montre Pelé jouant du djembé sur une caisse servant de repose-pied pour cireur de chaussures, comme il l’utilisait avant de devenir une star. Ce documentaire permet de retracer une partie de l’histoire d’un joueur hors norme, l’un des meilleurs de ce sport encore aujourd’hui. Devenu un symbole qui a mis le Brésil sur une carte, il a accompagné son pays vers sa modernisation. Son histoire a permis l’Histoire brésilienne. À voir pour tous les amateurs de foot, de sports, de nostalgie et pour se remémorer le foot des années 60 et 70.

Damien Meunier


Amateur professionnel de sport, d’abord le football, j’aurais pu en faire mon métier. Mais bon, vous savez les … non, pas les croisés, ils vont bien eux. Juste un manque de talent, de technique et de niveau surtout. Mais cette passion est ancrée en moi telle la pomme dans la tarte tatin. Le côté suiveur/supporter est évidemment important au quotidien, que ce soit un soir de juillet 1998 en banlieue lyonnaise ou de juillet 2018 à Montréal. Car oui, depuis ma France natale, j’ai migré outre-Atlantique, au pays des caribous. Là, le football se joue à la main et non au pied. Et surtout, la religion sportive est plutôt froide et se joue avec une crosse. Non, ce n’est pas le curling ni le Lacrosse, encore que, mais le hockey sur glace. Une autre vision, une autre culture. On troque les crudités devant la télé pour une poutine et on s’installe avec notre chandail pour suivre cela. Et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, ou la vitesse d’un slap shot de McDavid ou un arrêt de la mitaine de Price, j’écris sur de l’actualité par ici mais aussi le sport féminin, pas assez mis en avant.

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