Lenny Martinez : « C’est fou de gagner cette dernière étape ! »
PARIS-NICE 2026 – Vainqueur de la dernière étape ce dimanche, Lenny Martinez ne cachait pas sa surprise et sa satisfaction à l’arrivée
Lenny, félicitations, dites-nous un peu ce que ça a fait, on a vu Jonas Vingegaard venir vous congratuler sur la ligne d’arrivée, quelle victoire quand même !
C’était vraiment dur aujourd’hui. Avec Jonas, on s’est bien entendu, on a roulé ensemble jusqu’à l’arrivée. Sur le plat, il poussait vraiment fort dans la roue, j’avais même du mal, il était super aéro. Et voilà, au sprint, il n’est plus passé, c’est le jeu et j’ai un peu stressé parce que je sais qu’il a une très belle pointe de vitesse. Au final, j’ai vu la ligne, j’ai lancé et en lançant, je me suis dit que c’était peut-être un peu trop loin et j’ai vu un peu l’ombre derrière remonter, et à la fin, ça l’a fait.
Vous étiez surpris de pouvoir le suivre dans la dernière phase ?
Ouais, honnêtement, j’avais peur parce que je lui ai dit « je t’aide après », mais en fait j’avais surtout peur de rouler et qu’il m’attaque derrière parce que c’est quand même Jonas, donc on ne sait pas de quoi il est capable, il est super fort. Donc j’étais bien content de m’accrocher à sa roue, et j’ai dit après « on y va ensemble ».
Vous avez cherché toute la semaine cette victoire, c’est un peu votre course, c’est grand de gagner ici ?
C’est fou de gagner cette dernière étape ! Je n’y aurais jamais pensé parce que le parcours était dur, mais pas la fin, donc je n’aurais jamais pensé gagner, et au sprint en plus.

C’est encore plus frustrant de ne pas avoir eu l’étape entière hier quand on voit la forme dans laquelle vous étiez aujourd’hui ?
L’étape était courte, j’étais bien et non, honnêtement, ça prouve que j’ai beaucoup changé, évolué, je suis un peu plus régulier maintenant, je trouve, en tout cas sur cette semaine de Paris-Nice, j’étais tous les jours bien. J’ai fait un bon général. J’étais cinquième ce matin, j’étais content mais il manquait quand même un truc et là, ça y est maintenant, je suis très content.
Est-ce qu’il y a des regrets sur cette semaine par rapport au classement général ?
Peut-être, de ne pas être dans la première bordure avec les tout meilleurs. Après, je sais qu’il y a eu beaucoup de chutes à cause du vent, si ça se trouve, j’aurais pu tomber en étant dans la roue d’Ayuso, donc peut-être que c’est le destin.
Vous parliez de la régularité : l’an passé vous l’aviez aussi soulignée, qu’est-ce que vous aviez fait pour la trouver ?
En tout cas, je sais que j’ai pu progresser déjà, donc déjà, ça aide quand on est un peu moins bien, ça se voit un peu moins. Je ne sais pas, c’est aussi peut-être le fait de grandir, d’évoluer chaque année. Je soulignais à chaque fois, chaque année, je me disais qu’avec l’âge, peut-être que j’allais être un peu plus régulier. Je ne suis pas encore mieux mais je vois que ça s’améliore un petit peu donc je suis content.
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Vous faites un sacré début de saison, ça donne de la confiance pour le Tour de France, j’imagine, qui sera le gros objectif de la saison ?
Oui, c’est un sacré début de saison, je suis content, je chassais absolument la victoire et là je l’ai.
Un petit mot sur le cyclisme français ? Vous êtes dans une équipe étrangère, mais j’imagine que ça stimule un peu tout le monde.
Oui, le cyclisme français, c’est juste fou. Là, on a une génération qui arrive et je pense que devant nous, ça va être des années qui vont être incroyables. En tout cas, c’est bon, on est tous bons !
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