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Les choses à retenir d’Argentine-Suisse : Álvarez joue au sauveur, le naufrage d’Embolo

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Les choses à retenir d'Argentine-Suisse Álvarez joue au sauveur, le naufrage d'Embolo
Photo Icon Sport

COUPE DU MONDE DE FOOTBALL 2026 – Poussée en prolongation par une valeureuse équipe de Suisse, réduite à dix après la simulation de Breel Embolo, l’Argentine a rallié les demi-finales (3-1) grâce à un bijou de Julián Álvarez. Retour sur les enseignements du match.

L’Argentine entre maîtrise et accélérations

Ce n’était pas une Argentine flamboyante sur la pelouse de Kansas City. Grâce à un but précoce d’Alexis Mac Allister, les Sud-Américains n’ont pas eu à forcer leur talent durant une bonne partie de la rencontre. Peu de mouvements, peu d’occasions franches, mais une maîtrise du tempo dès les premières minutes, comme si l’objectif était aussi de préserver des forces pour la suite de la compétition.

Entre l’ouverture du score et la pause, l’Argentine n’a pas réellement impressionné, laissant même le ballon à son adversaire. Les champions du monde ont haussé le rythme au retour des vestiaires, sans parvenir à faire le break. Ils ont même dû s’appuyer sur un Emiliano Martínez inspiré pour conserver leur avantage jusqu’à l’égalisation suisse. Il aura finalement fallu l’expulsion de Breel Embolo pour voir l’Albiceleste reprendre définitivement le contrôle et mettre Gregor Kobel sous pression.

Longtemps contrariés par le bloc helvète, les Argentins ont fini par faire sauter le verrou en prolongation afin de rejoindre les demi-finales. Mais ils ont encore dû batailler durant 120 minutes et devront afficher un tout autre visage face à l’Angleterre pour espérer rejoindre la finale.

Une Suisse héroïque jusqu’au bout

Menée très rapidement, la Suisse a tenté de revenir, mais a longtemps manqué de précision et de créativité dans les trente derniers mètres. Son jeu, souvent stéréotypé, n’a réellement inquiété Emiliano Martínez que par séquences, avant qu’un éclair de Dan Ndoye ne change tout. Bien servi par Ricardo Rodríguez, l’attaquant ajuste parfaitement le gardien argentin d’une frappe croisée pour remettre les deux équipes à égalité.

L’expulsion de Breel Embolo a toutefois brisé l’élan helvète. Réduits à dix, les Suisses ont défendu avec une immense solidarité pour arracher la prolongation, sauvés notamment par un arrêt exceptionnel de Gregor Kobel. Une nouvelle démonstration de la solidité défensive affichée depuis le début du tournoi.





Même davantage acculés durant la prolongation, les Suisses ont continué à faire douter Lionel Messi et ses partenaires. Ils se sont encore procuré plusieurs situations intéressantes, obligeant un Emiliano Martínez vigilant à préserver les siens. Éliminée en quart de finale, la Suisse peut nourrir quelques regrets après avoir tenu tête aux champions du monde.

L’absence de Johan Manzambi a pesé

Véritable plaque tournante de la sélection helvète depuis le début du Mondial, Johan Manzambi a une nouvelle fois énormément manqué à son équipe. Sans lui, l’attaque suisse a perdu en créativité, en spontanéité et en variété. Orphelins de leur maître à jouer, les Helvètes ont dû réorganiser leur animation offensive face à une Argentine plus attentiste qu’à l’accoutumée.

Heureusement, Dan Ndoye a pris le relais en inscrivant le but de l’égalisation. Mais la Suisse peut légitimement se demander ce qu’elle aurait pu produire avec Manzambi sur le terrain.

La simulation qui a tout changé

Alors que la Suisse venait de revenir au score et semblait en mesure de pousser l’Argentine dans ses retranchements, une grossière simulation de Breel Embolo a totalement changé le scénario de la rencontre. Déjà discret jusque-là, l’attaquant rennais s’est laissé tomber après un duel avec Leandro Paredes.

Dans un premier temps, l’arbitre portugais avertit le milieu argentin. Mais, appelé par la VAR, il revient finalement sur sa décision : le carton jaune est retiré à Paredes et attribué à Embolo pour simulation. Déjà averti, le Suisse est expulsé et laisse ses partenaires terminer la rencontre à dix. Une décision qui a profondément modifié l’équilibre du quart de finale.

Le bijou de Julián Álvarez

Alors que l’Argentine ne trouvait plus la faille face au bloc suisse, Julián Álvarez a délivré les siens d’une frappe exceptionnelle dans la lucarne de Gregor Kobel. Auteur de son premier but dans cette Coupe du monde, l’attaquant de l’Albiceleste a signé un chef-d’œuvre au meilleur des moments pour envoyer son équipe dans le dernier carré.

Gregor Kobel a longtemps repoussé l’échéance

Le gardien du Borussia Dortmund a livré une prestation de très haut niveau. Battu très tôt par Alexis Mac Allister, il a ensuite multiplié les interventions décisives pour maintenir la Suisse dans la rencontre.

Toujours présent dans les moments clés, il a notamment réalisé une parade exceptionnelle juste avant la fin du temps réglementaire sur une reprise acrobatique argentine. En prolongation, il a encore rassuré sa défense, avant de finalement céder sur l’inspiration géniale de Julián Álvarez. Une prestation qui aurait mérité d’être prolongée jusqu’à une éventuelle séance de tirs au but.

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