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Coupe du monde de football

Les enseignements de République Tchèque-Afrique du Sud : un nul qui n’arrange personne, Patrik Schick décevant

Etienne Goursaud

Publié le

Les enseignements de République Tchèque-Afrique du Sud : un nul qui n'arrange personne, Patrick Schick décevant
Photo Icon Sport

COUPE DU MONDE DE FOOTBALL 2026 – L’Afrique du Sud et la Tchéquie ont fait match nul (1-1), pour leur deuxième rencontre dans le groupe A. Découvrez les 5 enseignements de la rencontre.

Un nul qui n’arrange personne

Deux équipes à un point et qui pourraient se retrouver à trois points du Mexique et de la Corée du Sud, si les deux équipes venaient à faire match nul. Cinq sur le potentiel vainqueur de la rencontre. Autant dire que ce match nul n’arrange aucune des deux équipes, qui avaient toutes deux perdu leur première rencontre.

La première place pourrait déjà être inatteignable avant même qu’ils jouent leur dernier match. Pour l’Afrique du Sud, ce sera contre la Corée du Sud, le jeudi 25 juin à 3h (heure française). Pour la Tchéquie, ce sera également au même moment, contre le Mexique, un des pays organisateurs.

La Tchéquie punie de sa passivité

La République Tchèque aura effectué dix minutes absolument remarquables. Avec une récompense et une ouverture du score de Michal Sadílek après 6 minutes de jeu. À ce moment de la partie, on ne donne pas cher de la peau des Sud-Africains, qui ont déjà été dominés assez largement, lors du premier match contre le Mexique (2-0).

Puis après l’ouverture du score, le ronronnement. Les Tchèques ont réduit leur intensité et ont laissé les Sud-Africains dominer (40 % de possession de balle pour la Tchéquie à la pause, 39 % à la fin du match). Sans se montrer réalistes, les Bafana Bafana ont apporté le danger dans la surface et devant la cage de Matěj Kovář. Ce dernier a même eu un peu de chance, sur une erreur de main, de ne pas voir l’Afrique du Sud en profiter (45+4).

La Tchéquie restera dans ses travers en deuxième période. À force de ronronner, elle va finir par être punie, quand Teboho Mokoena égalise sur pénalty et relance totalement l’Afrique du Sud qui l’aura mérité (83e).





Patrik Schick décevant

Attaquant du Bayer Leverkusen, Patrik Schick fait partie de ces joueurs d’expérience à haut niveau au sein de la République Tchèque. Mais le moins que l’on puisse dire, c’est que cela ne s’est pas vu ce jeudi. Le joueur a été transparent de bout en bout et réalise une prestation très décevante.

Il n’a touché que 34 ballons en 90 minutes de jeu et a surtout manqué deux grosses occasions. Notamment une dans le premier acte : seul au second poteau, il manque totalement sa tête. Une occasion de 2-0 qui aurait incontestablement donné une autre tournure au match de son équipe et enterré l’Afrique du Sud. Pour l’heure, celui qui a dépassé les 100 buts marqués avec le club allemand, n’a pas trouvé la faille. Son équipe n’a marqué que deux buts en deux matchs. Ce n’est peut-être pas un hasard.

L’Afrique du Sud a manqué de réalisme

Si l’Afrique du Sud a fini par revenir à dix minutes du terme, les Bafana Bafana auraient même pu espérer mieux s’ils avaient été un peu plus tranchants dans le dernier geste. Beaucoup de situations, mais trop peu de précisions. Ils n’ont pas assez cadré (cinq tirs cadrés sur 15 tentés). Même dans le dernier geste, il y a parfois eu des manquements.

Les Sud-Africains ont souvent trouvé du décalage, notamment sur les ailes. Profitant d’un marquage parfois plus qu’élastique des Tchèques. Mais il en a manqué dans la dernière passe, dans le dernier centre. Il y avait vraiment matière à faire craquer complètement leur adversaire. À l’image de leurs ultimes situations et de ces deux frappes trop écrasées qui auraient pu apporter la victoire (90+6 et 90+7). Un manque de réalisme qui coûte deux points et une position bien meilleure, avant d’aborder l’ultime match.

Le niveau a brutalement chuté

Il faut le dire, ce Mondial 2026 est relativement plaisant. Avec 3,17 buts de moyenne depuis le début de la compétition, on n’avait pas eu autant de buts après la première journée de phases de poules depuis 1958. Symbole d’un football de plus en plus offensif, après le tournant très défensif des années 1990 et 2000. Des buts, quelques scénarios de folie, de la tension et de l’intensité, la première journée n’avait guère déçu.

Quelques matchs dérogeaient à la règle et au spectacle, comme Suisse-Qatar (1-1). Ce Tchéquie-Afrique du Sud va entrer tout droit dans les « purges » de ce Mondial. Une qualité de jeu très faible, peu de vraies occasions dans la partie. Une République Tchèque en gestion après son but (lire plus haut). Comme le but est arrivé tôt (6e), la gestion a été longue. Voire même très longue pour les spectateurs et téléspectateurs qui n’auront pas eu grand-chose à se mettre sous la dent ce jeudi.

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